I. — De la préhension
Pour extraire la tête, il faut la prendre avec la pince que représente le forceps et la prendre sûrement et délicatement : primum non nocere, user du minimum de
Comment’saisir la tête?
Je ne m’occuperai pas du manuel opératoire, et je suppose que les rapports des cuillers avec la tête sont aussi corrects que possible (prise symétrique, bi-auriculaire, etc.).
La préhension statique (c’est-à-dire sans traction) est beaucoup moins intéressante que la préhension dynamique, je veux dire au moment même des efforts-de traction.
Justement préoccupés d’imiter la nature et de laisser la tête libre de ses mouvements sur le tronc, mobile malgré la saisie de la pince, certains accoucheurs ont recommandé de limiter les points de contact aux extrémités libres et arrondies des cuillers, au niveau de leurs becs.
Le très grave inconvénient de cette pratique est l’échappement par la tangente,, le dérapement, comme on dit en style de métier. La tête (supposée prise très cor-
de n’importe quelle tête. C’est-à-dire que l’adaptation idéale, théoriquement cherchée, ne se réalisera qu’exceptionnellement.
Si donc, en pratique, il n’est pas possible d’arriver à une adaptation idéale entre la courbure céphalique du forceps et celle de la tête fœtale, on n’a le choix qu’entre deux solutions, à savoir, de construire une courbure céphalique d’un rayonou nettement plus petit ou nettement plus grand que le rayon des écailles parié-
Le paragraphe qui suit résume une démonstration de Chassagny, que -je reproduis pour la clarté de ma description personnelle.
Si le rayon des cuillers est plus petit que celui des écailles crâniennes (flg. XXXII),les points de contact seront limités pendant la préhension statique, plus restreints encore à l’état dynamique (V. flg. XXXI), le trait plein qui représente le forceps
clusion de l’hydrocéphi seront supprimés simi sur les manches par elh
glissement de traction
C’est-à-dire que !
à la partie prenante des cuillers une forme régulièrement symétrique en ce qui con-
néale est que, si l’une des cuillers est plus profondément introduite que l’autre, elle reste néanmoins en face d’elle : le vis-à-vis n’est pas supprimé, c’est-à-dire que la préhension reste solide.
Voilà donc la préhension réalisée par l’articulation des branches {préhension statique)’, il faut à présent la fixer, la maintenir pendant les tractions (préhension dynamique)’, il faut empêcher la pince de s’ouvrir, sans quoi elle sortira à vide dés voies génitales ou, au moins, elle glissera. Souvent, quand la tête est dans l'excavation et assez grosse, les parois pelviennes, en enserrant les cuillers, en agissant sur
empêche (autant que possible avec un forceps croisé) le glissement de traction, et elle est inofîensive, surtout avec un forceps convergent. Ici, en effet, la vis de pression est interpuissante (résistance à la tête foetale, point d’appui à l’extrémité manuelle du manche). L’innocuité de cette vis de maintien m’a été démontrée, pour mon forceps, par l’étude d’un basiotribe que j’ai fait construire et dont les deux cuillers s’articulent aux extrémités d’une traverse, comme dans le forceps, la vis de broiement étant interposée entre la résistance et le point d’appui. Or, malgré l’extraordinaire puissance que nous avons donnée à cette vis de broiement, je n’ai jamais réussi, avec cet instrument, à broyer une tête fœtale. Le basiotribe à branches convergentes est mauvais, pour une des raisons qui font que le forceps convergent est plus inoffensif que les autres. C’est ce que j’ai appelé la prewe par les broyeurs.
Le basiotribe doit être croisé.