II. — De la traction
Ici, comme pour la préhension, la règle est d’employer le minimum de force
Je cite, pour mémoire, l’excellent précepte de tirer au moment des contractions
Je me fais toujours aider de manœuvres d’expression douces, progressives, sur le fond de l’utérus sans violence ni brusquerie, au moment de la contraction, avec les paumes des mains ouvertes et non pas avec les poings fermés.
Enfin, les tractions seront intermittentes, comme les efforts naturels d’expulsion. Les saccades brusques sont sévèrement prohibées, dangereuses par les courants brusques qu’elles impriment au liquide céphalo-rachidien, courants dont la soudaineté déchire les fins vaisseaux des espaces sous-arachnoïdiens et donne lieu à l’hémorragie méningée.
Une question des plus importantes et encore controversée est celle-ci :
Dans quelle direction faut-il tirer?
La première réponse qui vient à l’esprit est de tirer dans le sens qui évite les heurts de la tête avec le bassin, c’est-à-dire dans l’axe, en suivant la ligne centrale de la filière pelvi-génitale. Si, en effet, le centre de la tête suit cette ligne centrale, la périphérie de l’ovoIde céphalique restera toujours plus ou moins distante des parois pelviennes, puisque la tête, bien orientée, est toujours plus petite que le bassin normal.
toujours elles m’ont donné des chiffres de traction plus faibles avec mon forceps qu’avec les autres, pour des conditions déterminées. J’ajoute que j’ai fait construire un forceps convergent pourvu de tiges métalliques à la Tamieret, en même temps, de jumelles perforées à la Van de Laar-Chassagny (flg. XLII). Les tractions ont toujours été plus faibles avec les lacs insérés aux jumelles homonymes qu’avec le tracteur métallique.
D’autres expériences ont été pratiquées. Brindeau (1) débarrasse de son contenu un crâne foetal, puis le remplit d’eau et, par un système de bouchons et de tuyaux,
dans des conditions comparables, la pression exercée par le forceps de Tarnier est deux ou trois fois plus forte qu’avec le mien. Encore s’agissait-il, à cette époque, de mon premier modèle, qui tire plus fort que le dernier {tracteur métallique inséré à la pointe des fenêtres).
Quant aux preuves cliniques, elles sont aujourd’hui multiples. J’ai tait de nombreuses applications; mes amis et mes aides en ont pratiqué et en pratiquent encore. Plusieurs centaines d’observations me permettent de conclure en faveur du modèle (flg. XLIII) par lequel j’ai remplacé les autres dans ma trousse, en ville comme à l’hôpital, depuis plusieurs années (1906).