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PREMIÈRE SÉRIE. — EXCITATION DU SYMPATHIQUE SEUL

a. Début de l’excitation. — Constamment, tant avec les excitations maxima qu’avec les excitations minima, le début de la dilatation coïncide avec le début de l’excitation.

Le retard admis par Franck était considéré par cet auteur, dans son hypothèse de l’action relâchante, comme dû à la résistance élastique qu’opposait à la dilatation le sphincter irien.

h. Mode de l’excitation. — Sous des excitations variables, le résultat a été constamment le même, c’est-à-dire que, sous une excitation minima, j’ai toujours observé une dilatation maxima.

Mais,, si le résultat de la dilatation est constant, la marche varie selon l’intensité du courant.

Le temps qui s’écoule entre le début de la dilatation et la dilata-

tion maxima, varie selon le degré de l’excitation ; dilatation brusque avec des courants intenses, dilatation lente avec des courants faibles, et la durée du temps s’accuse sur le tracé par la ligne d’ascension, droite dans les excitations fortes, inclinée dans les excitations faibles.

Il résulte de ces constatations qu’il faut distinguer la rapidité d’action et le résultat obtenu par des excitations variables.

La divergence entre les résultats et ceux obtenus par M. F. Franck (dilatation pupülaire augmentant an fur et à mesure de l’intensité des excitations) tient, selon nous, à ce fait que M. Franck n’a eu surtout en vue que le phénomène de la dilatation dans l’excitation combinée du sympathique et de l’oculo-moteur.

Je n’ai jamais observé le fait indiqué par M. Franck dans l’excitation seule du sympathique.

Dans ces conditions on ne peut penser que le phénomène de la dilatation soit subordonné à l’action passive du tissu élastique contrebalancée par la persistance d’une partie plus ou moins grande des fibres musculaires du sphincter ; il faut bien accepter l’idée de l’entréé en action d’un muscle radié.

c. Action continue cLn courant. — La dilatation se maintient aussi longtemps que dure le passage du courant.

Cette particularité, qui n’a jamais manqué dans nos expériences, n’a pas jusqu’à présent attiré l’attention des observateurs; elle a, selon nous, une importance réelle et dont on peut se servir pour combattre la théorie de l’action suspensive.

Action des nerfs suspensifs, reprise du mouvement. Exemple ; action du pneumogastrique sur le cœur.

Constatations intéressantes sur le chien par l’excitation du vagosympathique. Nous avons toujours constaté la reprise des mouvements du cœur et la persistance de la dilatation pupillaire.

à. Le courant cesse; la dilatation cesse tout de suite; grande lenteur du mouvement de retour à la position moyenne, surtout si l’excitation a été longue.

Déductions à en tirer contre l’action suspensive.

e. Quel que soit le degré initial de l’ouvert ire pupülaire qu'on peut régler à sa guise par un dispositif spécial, la pupiUe dilatée

lorsqu’elle revient sur elle-même après l’interruption du courant, ne dépasse jamais le degré moyen d’ouverture.

Si la pupille est en dilatation moyenne au début de l’expérience, elle revient à sa position première. Si, au contraire, la pupille est punctiforme au début, elle ne revient après cessation de l’excitation qu’à la position moyenne, jamais au delà.

J’attacbe une grande importance à cette dilatation moyenne, que j’ai appelée position d’éqnüibre et dont j’ai cherché à interpréter la signification (voir plus loin).

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