I. - RECHERCHES ANATOMIQUES ET CLINIQUES
Abcès aréolaire du foie d’origine lithiasique. Pyléphlébite secondaire.
Périhépatite (2).
Autopsie intéressante d’un homme de trente-huit ans présentant un abcès aréolaire du foie dû à une lithiase biliaire infectée; à côté, endophlébite portalepar infection du voisinage.
II existait en outre une induration de la tête du pancréas, simulant un cancer; c’est là un des premiers cas de pancréatite chronique, en rapport avec une affection hépatique, qui ait .été observé.
Ictère chronique acholurique congénital chez un homme de vingt-neuf ans. Augmentation passagère et légère du volume du foie et de la rate. Parfait état de la santé générale (58).
Chez un homme de vingt-neuf ans, nous avons observé un ictère chronique qui remontait à la première enfance, aussi loin que s'étendait son souvenir.
Le foie et la rate, examinés à plusieurs reprises, présentaient un volume tantôt normal, tantôt légèrement augmenté.
danger. On pratique aussitôt une trachéotomie et par l'orifice trachéal est rejeté un long moule bronchique.
Les examens histologiques et bactériologiques ont montré que ce moule bronchique était en réalité un moule cruorique d’origine hémorragique.
Après une discussion pathogénique sur ce fait nous avons proposé, avec M. Souques, de classer les concrétions bronchiques pseudo-membra-
2'^ Concrétions cruoriques d’origine hémorragique.
Concrétions muco-albumineuses d'origine sécrétoire.
Oeztrocardie isolée d’origine congénitale (4).
Lextrocardie isolée chez un homme de vingt-six ans. Nous avons conclu avec M. Petit, é l’origine congénitale de sa dexlrocardie : en raison de : 1« l’inclinaison de gauche à droite, c’est-à-dire le renversement symétrique de l’axe du cœur; 2® l’absence de signe appréciable d’une pleurésie droite
quelques particularités cliniques anormales auraient peut être pu faire rectifier ce diagnostic : absence de vomissements, siège sus-ombilical de la tumeur et, plus tard, constatation dans l’hypochondre droit et au-dessus du nombril d’une masse profonde, assez volumineuse, dure et vaguement
Après avoir été longtemps dans l’état le plus alarmant, le malade paraissait hoi's de danger quand il mourut subitement par syncope, soixuntc- (jiiatorze jours après son ictus abdominal.
A l'autopsie, lésions classiques d’hémorragie péri et rétro-pancréatique, sans nécrose graisseuse. Pancréas très peu lésé histologiquement, mais présentant une hypertrophie très nette des îlots de Langerhans.
Ce cas paraît le premier où la pancréatite hémorragique se soit montrée au cours de la fièvre typhoïde; tout exceptionnelle qu’elle soit, cette complication n’en doit pas moins entrer en ligne de compte dans le diagnostic des accidents abdominaux aigus possibles chez les dothinentériques.
Nous avons constaté à l’autopsie et sous le microscope une turgescence énorme, allant presque jusqu’à la thrombose, de tout le système veineux pancréatique, et nous pensons qu’il en faut faire état pour l’interprétation pathogénique de notre cas, d’autant que ces mêmes thromboses veineuses ont été décrites et figurées par lllava dans un fait observé chez l’homme, et dans un autre fait reproduit expérimentalement chez le chien.
D’autre part, nous avions été très frappés par l’hypertrophie inusitée et évidente que présentaient, dans ce pancréas typhique, les Ilots de Langerhans. Pour bien apprécier la valeur de ce fait, nous sommes partis de
la structure normale du pancréas, de la description minutieuse qu’en a îlots de Langerhans, sans histoire pathologique jusqu’à présent, et
Dans les pancréas typhiques, au contraire, leur hypertrophie est évidente; ils sautent aux yeux, pour ainsi dire, et c’est au niveau de la queue pancréatique qu’ils se présentent le plus volumineux et le plus nombreux.
Quant aux autres lésions dites des pancréas infectieux, décrites par les auteurs (dégénérescences cellulaires, troubles de l’ordination, sclé-
avons étudiés; elles nous paraissent plus schématiques que réelles.
Au cours d’autres infections aigués (pneumonie, érysipèle), nous avons constaté une légère hypertrophie des îlots de Langerhans, mais bien moindre que chez les typhiques, si bien que la réaction pseudo-folliculaire du pancréas nous semble apparaître probablement au cours des diverses infections aiguës, mais certainement avec son maximum d’intensité et d’évidence dans l’infection éberthienne.
Ces îlots hypertrophiés conservent du reste tous les attributs de leur structure normale, et il s’agit là non d’une lésion, mais d’une réaction hvpertrophiquc- delà reviviscence, au cours d’un processus pathologique, d’organites fœtaux, pou visibles et peut-être moins actifs dans la glande normale de l’adulte.
Celte interprétation pourrait prendre de l’importance, si l’opinion de Laguesse se vérifie; on sait que, d’après cet auteur, les points pseudofolliculaires de Langerhans sont des îlots endocrines, préposés à la sécrétion interne de la glande. Il est très possible que ces petits organites jouent un rôle peut-être très actif, et interviennent dans la production et l’évolution de phénomènes biologiques que nous ne connaissons pas encore, mais dont nous avons le droit de soupçonner l'importance.
En dernier lieu, comparant l’état du foie et du pancréas chez les typhiques, nous nous sommes demandés pourquoi était si dissemblable la réaction lésionnelle des deux organes.
Est-ce une question de terrain, de milieu chimique différent pour l’in¬
fection? Nous avons repris les expériences de Leubuscher, et nos recherches nous ont conduits aux mêmes résultats. Le pouvoir antiseptique et le pouvoir bactéricide du suc pancréatique aussi bien que de la bile vis-à-vis du bacille d’Eberth sont absolument nuis, et la présence de ces humeurs non seulement n’entrave pas le développement du bacille,
mais encore ne l’altère pas suffisamment, même après un contact de 24 heures, pour l’empêcher de cultiver.
Les causes de résistance du pancréas devant l’infection éberthienne s'expliquent, croyons-nous, beaucoup mieux si l’on compare dans leur ensemble les conditions anatomo-physiologiques de cette glande à celles de la glande hépatique. Et c'est là le dernier point que nous étudions dans
Incontinence d’urine d’origine hystérique (7).
Dans ce cas, l’incontinence d’urine a été attribuée à l’anesthésie de la région sphinctérienne de la vessie. Il fut facile de vérilier ce fait en injectant dans la vessie de l’eau très chaude,. Lorsqu’il y a anesthésie de celle région, la contraction du sphincter ne se fait plus sous le contact de l’urine et elle s’écoule ainsi au fur et à mesure de son arrivée dans
Un cas de porencéphalie acquise (10).
Nous avons trouvé à l’autopsie d’un épileptique vulgaire une grande cavité siégeant à la base de l’hémisphère gauche. Ce malade avait fait six ans auparavant une chute très grave et présentait depuis celte époque des crises d’épilepsie qui allèrent en augmentant jusqu’à sa mort.
Acromégalie avec diabète sucré, tumeur du corps pituitaire et gigantisme viscéral (15).
la diminution des urines, les vomissements, la céphalée, avec stupeur, hébétude et somnolence, la tendance hypothermique. Chaque fois, ces svmptômes si menaçants ont cédé, et rapidement, en deux à trois jours, A une alcalinisation intensive, en donnant 20 à 50 grammes de bicarbonate de soude par la voie gastrique et rectale, et 10 grammes par la voie souscutanée.
L’autopsie permit de constater l’existence d’une volumineuse tumeur du corps pituitaire et surtout une hypertrophie en volume et en poids de presque tous les viscères : le foie, la rate, le pancréas étaient presque doublés de poids; les reins presque triplés; l'inleslin était très augmenté de longueur et de diamètre; le cœur également hypertrophié.
Si le foie et les reins étaient seuls hypertrophiés, on pourrait se demander si le diabète ne doit pas être mis en cause. Mais à coup sûr l’hypertrophie de l’intestin grêle, du gros intestin, de l’appendice, du cœur, n’a rien à voir avec le diabète. Dès lors, n’cst-cc pas plutôt à l’acromégalie que nous devons imputer ces hypcrmégalies viscérales?
On sait, par les travaux de Hrissaud, de Massalongo, etc., quels intimes rapports unissent l’acromégalie et le gigantisme ; 1 acroméa-alique est un géant tardif, chez qui le processus d’hyperostéogénie a débuté après soudure des extrémités osseuses, alors que l’accroissement en longueur du squelette avait cessé d’être possible.
Jusqu’à nouvel ordre, je crois être en droit de considérer comme très vraisemblable l’interprétation ci-dessus, et j’ai proposé de considérer comme gigantisme viscéral les hypertrophies d’organes conslab'es à l’autopsie de notre acromégalique.
Ëpithëlioma de la verge (5).
Élude histologique d’un épilhélioma de la verge ayant débuté au niveau du gland d’un malade qui avait eu, deux ans auparavant un chancre
Cancer mélanique (56).
Présentation de coupes d’un sarcome mélanique développé dans les ganglions de l’aisselle. Nous n’avons trouvé aucune autre localisation ni do
11. RECHERCHES BIOLOGIQUES ET CLINIQUES SUR QUELQUES LIQUIDES DE L’ORGANISME
1" l'iTl.’DK CYTOI-OCUOUR. — LR CYTODIAGNOSTIC.
On sait qu’au sein des épanchements séro-fibrineux les plus limpides en apparence flottent toujours quelques globules blancs et parfois quelques cellules endothéliales, mêlés souvent à des globules rouges en plus ou moins grand nombre. Nous avons essayé de montrer, avec M. Widal, en <iifférenls mémoires, que la proportion relative de ces divers éléments
quelques cellules ne tombent pas, au hasard, des parois d’une plèvre ou d’une méninge. Leur présence est toujours commandée par les lésions de ces membranes, et leur nature est, dans nombre de cas, prévue par les lois de la phagocytose de Metchnikofl. Elles sont les témoins variables de la lutte mouvementée soutenue par la séreuse irritée, et nous prouvent, une fois de plus, au lit du malade, combien les réactions histologiques opposées par les tissus lésés diffèrent avec la nature des agents provoca-
La formule cellulaire des épanchements séro-fibrineux n’a pas seulement un intérêt au point de vue de la pathologie générale; en raison même de
T. - CYTO DIAGNOSTIC.
Fiu. 2. — Formule cyloloj?i(iui; d’une pleurésie aseptique chez un brigliliquc. Réaction à type endothélial.
CYTO-DIAGNOSTIC.
1,-,, -, Forauüe cylologique d'une pleurés.c pneumocoociquo s, fib.'ine„ec. Maetion l type polynueléairo. Grosses cellules un.nucléee<
Fig i - Formule cytologique fibrineuse. Polyi
pleurésie pneumococcique s
1-ormule .lytologiquc d'ime pleurésie caneéreuse. A droite quelques éléments en kariokyncse.
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