IV. - RECHERCHES THÉRAPEUTIQUES
l** LE KÉGIME nÉCIlLOUUKÉ DANS LES DERMATOSES OEDÉMATEUSES ET SUINTANTES (49).
J’ai recherché si le régime déchloruré ne pouvait pas avoir d’action favorable sur l’évolution de certaines dermatoses suintantes, s’accompagnant d'œdèmes cutanés. J’ai commencé celle étude en prenant comme type une malade atteinte de dermite artificielle.
général beaucoup plus élevé, car dans nombre de dermatoses,il fautlenir compte, pour en expliquer le développement, les caractères et la persis-
lendances personnelles du sujet résultant de ses prédispositions acquises ou héréditaires, de l’état de ses viscères et do son chimisme humoral.
ET QUELQUES AFFECTIONS CUTANÉES (57, 58, fiO, 79).
Au cours de recherches sur le liquide céphalo-rachidien, nous avons observé,avec M. Thibierge, que l’état de certains prurigineux pouvaitôtre amélioré et même guéri par de simples ponctions lombaires.
Nous avons, en eiïet, publié les observations de malades atteints de lichen de Wilson, de prurigo diathésique, de lichen circonscrit, d'eczéma sec prurigineux, chez lesquels une rachicentèse de 6 à 8 centimètres cubes de liquide pouvait déterminer une atténuation et même quelquefois une cessation complète du prurit en deux ou trois jours ; chez quelques malades, il a été nécessaire de recourir à une seconde ponction huit jours après la première. Les lésions cutanées suivaient une marche parallèle au prurit : le grattage ayant cessé de les entretenir, de les exaspérer et d’en provoquer l’infection, elles s’atténuaient rapidement et, si elles ne guérissaient pas complètement k la suite d’une seule ponction, comme nous l’avons vu dans un cas de lichen de Wilson, elles subissaient du moins une transformation qui les rendait presque méconnaissables dans l’espace de quelques jours ; des malades, tourmentés depuis des mois ou des années par un prurit intolérable, se trouvaient en quelques heures soulagés et pouvaient, avec des topiques anodins, venir à bout de dermatoses qui jusque-là avaient résisté à tous les traitements
malifs, surtout dans le lichen de Wilson, dont le prurit est parfois atrocement pénible.
Mais ce ne sont pas là les seules modifications que la ponction lombaire
sidérablement l’aspect de certaines lésions érythémateuses.
Depuis longtemps déjà, nous avons observé les effets fréquents que provoque la soustraction de quelques centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien sur la roséole et les lésions erylhcmaleuscs de la syphilis. Très souvent, en effet, nous avons pu constater chez des malades
action angio-ncurotique si souvent invoquée dans la palhogénie du prurit ou des érythèmes. D’ailleurs, cet effet indirect de la ponction lombaire sur la circulation peut être matériellement constaté; avec M. Pagniez, nous avons observé de grosses modifications dans l’équilibre sanguin, et plus récemment nous avons constaté avec MM. Gastinel et Velter (75) des modifications de la pression sanguine après l’évacuation de liquide céphalo-rachidien.
Celte influence exercée par le système nerveux sur la circulation se constate souvent en clinique, et l’on connaît les nombreuses manifestations vaso-motrices qui traduisent l’existence de troubles nerveux parfois minimes.
Quoi qu’il en soit, en ne prenant que les faits, nous voyons que la ponction lombaire agit d’une façon certaine sur le revêtement cutané dans quelques étals pathologiques. Certains phénomènes généraux exercent parfois une action semblable, et, pour ne citer qu’un exemple, ne voit-on pas parfois, au cours d’affections fébriles, s’atténuer et môme disparaître les troubles cutanés, de même qu’au cours des fièvres éruptives l’exanthème s’atténue lorsqu’apparaissent certaines complications? Or, il est intéressant de constater que, sur le même terrain, des causes aussi différentes puissent produire des effets analogues.
Si, jusqu’à présent, la constatation de semblables phénomènes n’avait été que l’effet du hasard, nous savons maintenant qu’il est possible de les provoquer artificiellement, et que, au point de vue pratique, la soustraction de quelques centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien peut soulager en quelques heures certains prurigineux dont l’affection, parfois très ancienne, s’est montrée rebelle à toutes les tentatives thérapeutiques.
l’air chaud en TIIÈRAPEUTIOUE DERMATOLOGIÇUE (78).
Depuis un an j’étudie les applications de l’air chaud à la thérapeutique dermatologique, et les bons résultats que j’ai obtenus sont tout à fait encourageants.
L’idée d’appliquer l’air chaud en thérapeutique n’est pas nouvelle, mais les appareils jusqu’à présent étaient insuffisants : l’appareil construit par üaiffe, capable de produire de l’air chaud entre 60 et 800 degrés est à l’heure actuelle le plus perfectionné.
Après avoir étudié les effets de l’air chaud projeté à différentes températures sur le tégument cutané, après avoir indiqué la technique opératoire et les précautions nécessaires, je donne les principaux résultats obtenus.
, sans anesthésie, a été débarrassé complètement en quel-