‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 7 sur 7 · DIABÈTE · texte numérisé non relu

DIABÈTE

Depuis 1906, je me suis appliqué à l’étude du diabète en me servant de tous les sujets que la clinique soumettait à mon observation et en utilisant la méthode physiologique des bilans de la nutrition. Pour les recherches chimiques, j’ai eu comme colloborateurs mon frère, Henri Labbé, agrégé de chimie à la Faculté, mes internes en pharmacie, Rolland, Guérithault, Démelin et mon interne II. Bith.

L’examen de nombreux cas m’a montré que les classifications anatomopathologiques, étiologiques, symptomatiques étaient insuffisantes et que la physiologie seule pouvait fournir une base sérieuse. C’est ainsi qu'avec H. Labbé, j'ai distingué deux grandes catégories de diabètes : 1° Les diabètes sans dénutrition, répondant aux diabètes gras ou arthritiques des anciens auteurs, dans lesquels le sujet reste en équilibre azoté. La glycosurie est proportionnelle à l’ingestion des hydrates de carbone ; on peut, par le régime, la faire augmenter ou diminuer, apparaître ou disparaître; fait caractéristique, elle est toujours inférieure à l’ingestion hydrocarbonée; le sujet est encore capable de brûler une certaine quantité d’hydrate de carbone, il possède une tolérance; le degré de celle-ci mesure la gravité du trouble glycorégulateur. 2° Les diabètes avec dénutrition, correspondant aux diabètes maigres ou pancréatiques des anciens auteurs, dans lesquels l’équilibre azoté est rompu : le sujet détruit les albumines de ses tissus, il fait de la dénutrition azotée ; en outre, le métabolisme azoté est anormal : le malade élimine une grande quantité de produits azotés incomplètement élaborés (acides aminés, ammoniaque, azote colloïdal) et une proportion insuffisante d’urée. La glycosurie, toujours abondante, atteint parfois des chiffres, très élevés. Elle varie avec l’ingestion des hydrates de carbone et des autres aliments, mais elle ne cesse point avec la privation des hydrates de carbone. Même dans le jeûne absolu, la glycosurie persiste, parce qu’elle dérive non seulement du

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