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GÉOGRAPHIE

Mes publications géographiques peuvent se diviser en deux groupes, les unes concernant la géographie médicale, les autres relatives à des observations diverses recueillies au cours de mes différents voyages.

Géographie médicale. — Dans une série d’articles publiés soit dans la Géographie (80, 81, 83. 85, 103, 106 et 115), soit dans la Presse médicale (93, 94, 97, 98, 99 et 100), j’ai étudié la distribution géographique de nombreuses affections. Les différentes maladies ne sont point.

en effet, répandues au hasard à la surface du globe. Il en est un grand nombre qui sont cosmopolites et sur lesquelles la température ou l’altitude n’ont aucune influence ; d’autres ont une prédilection marquée pour les pays chauds et sont répandues dans la zone torride des deux continents. A côté de ces maladies dont l’aire de distribution géographique est considérable, il y en a beaucoup qui sont localisées dans des territoires restreints et le plus souvent bien délimités. Si certaines de ces maladies, à domaine géographique localisé, prennent de temps en temps une allure offensive et s’échappent hors de leur foyer d’origine, comme la fièvre jaune, la peste ou le choléra, il y en a d’autres qui sont tout à fait sédentaires, comme la verrusra péruvienne, la fievre pourprée des Montagnes Rocheuses, la maladie du sommeil ou la maladie de Chagas. Ces affections confinées sur un territoire peu étendu ou restant cantonnées dans un continent déterminé, sont généralement des affections parasitaires, ce qui explique le plus souvent leur répartition restreinte. La plupart des parasites, en effet, effectuent des migrations et passent successivement par un ou plusieurs hôtes intermédiaires avant de venir infester l’homme. Il est donc indispen-

voyage.

A la suite d’une conférence snr l’Afrique occidentale française (95), que la Société royale danoise de Géographie m’avait demandée, à Copenhague, le secrétaire général de cette Société, M. le professeur Olufsen, me pria d’écrire, pour paraître dans le Geografisk Tidskrifl, une série d’articles sur les colonies françaises de l’Afrique tropicale.

et de ses dépendances et de rédiger le texte qui accompagne ces cartes. Cet atlas est une œuvre considérable, actuellement en conrs de pnbli-

6. — LABORATOIRES MARITIMES MUSÉES D’HISTOIRE NATURELLE. — JARDINS ZOOLOGIQUES

Bien que je n’aie rien publié à ce sujet, je tiens cependant à signaler que mon goût pour la zoologie m’a conduit, alors que j’étais encore étudiant, dans les laboratoires maritimes, et j’ai travaillé pendant plusieurs années consécutives dans ceux de Banyuls-sur-Mer (1895, 1896, 1897), de Eoscoff (1896, 1897) et de Tatibou (1898). J’en ai visité plnsieurs autres, notamment ceux de Villefranclie (1901), de Monaco (1910), de Naples (1900, 1921, 1922), ainsi que le Eoÿal marine biological laboratory de Plymonth (1899). J’étais ainsi préparé à rendre des services dans des croisières telles que celles de S. A. S. le prince Albert de Monaco, à bord de son yacht, véritable laboratoire flottant, et c’est ce qui a déterminé le D' J. Eichard à me choisir comme nn des collaborateurs du prince.

Les musées d’Histoire naturelle ont toujours attiré mon attention, aussi n’ai-je pas manqué une occasion de visiter ceux des pays lointains où je me trouvais, tels que ceux de Buenos Aires, de Montevideo, de Santiago du Chili et de La Paz (1903). Au cours de différents voyages en Europe, j ’ai parcouru, guidé la plupart du temps par leur directeur, les musées de Bruxelles et d’Anvers (1902), de Eotterdam (1924), de Copenhague et de Goteborg en Suède (1922), de Londres (1897, 1901), de Liverpool (1899), de Barcelone (1897), de Madrid (1905, 1920), de Lisbonne (1911), de Eome (1900) et de Naples (1900, 1921,1922). Je connais également les principaux musées français, ceux de Marseille, de Lyon, de Bordeaux, de Eouen, d’Autun et d’autres moins importants.

Enfin les jardins zoologiques m’ont inspiré de tout temps le plus vif intérêt et, sans parler de ces établissements en France, où j’ai visité les plus connus, je les ai étudiés dans différentes parties du monde. En Europe, j’ai vu ceux de Londres (1897-1901), d’Anvers (1902), de Eotterdam (1924), de Copenhague (1922), ainsi que le parc aux cerfs et aux daims de Goteborg. En Amérique, j’ai visité le jardin zoologique de Buenos Aires (1903), où les vigognes et les guanacos se trouvent par troupeaux. En Afrique, j’ai parcouru celui du

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