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HYGIENE EXPÉRIMENTA

gaz qui ont empoisonné un chien exactement comme dans l’expérience précédente.

Je me suis demandé si le fumeur absorbe de l’oxyde de carbone ; en faisant fumer deux cigares par un homme qui a brûlé 8*',4 de tabac en une heure et 14 minutes, je n’ai pas pu reconnaître dans lair expiré recueilli ensuite pendant 15 minutes la.moindre trace d’oxyde de carbone. En faisant recommencer l’expérience d’une autre manière, en faisant fumer rapidement deux cigares et en faisant avaler la fumée, j’ai observé plusieurs accidents, des maux de tête et des troubles dans la locomotion, qui peuvent être attribués à la nicotine et à d’autres poisons, et j’ai pu constater en même temps dans l’air expiré la présence d’une petite quantité d’oxyde de. carbone qui était éliminé en nature après avoir été absorbé par le sang.

3° Briquettes de charbon de Paris.

On a fait respirer à un chien, à l’aide d’une muselière de caoutchouc, le mélange gazeux qui circule autour de la briquette. On constate après vingt minutes de respiration une vive agitation, et l’analyse des gaz extraits du sang démontre la présence d’une grande quantité d’oxyde de carbone (15",5 pour 100 centimètres cubes de sang).

Il nous avait paru à cette époque comme absolument indispensable d’interdire le chauffage des voitures de fiacres ou omnibus par les briquettes de charbon de Paris.

L'usage, depuis lors, s’est, je Crois, maintenu, mais il faut reconnaître que dans la plupart des cas, aujourd’hui, les produits de combustion sont éliminés au dehors.

Poêle sans tuyau. Société de Biologie, 1879, p. 49.

Dans une chambre d’une capacité de 45 mètres cubes, j’ai fait apporter un poêle sans tuyau dans lequel on avait introduit 2 kilogrammes de charbon de bois alluifié. Dans la même chambre, on a fait placer une cage en fil de fer contenant un chien du poids de 12 k,, ,5 auquel on avait pris d’abord un premier échantillon de sang; aü bout de 2 heures 1/2, on fit ii l’animal une deuxième prise de sang ; la capacité respiratoire

du sang normal étail 23,2, celle du sang parliellement intoxiqué était 12,4; ainsi 23,2 — 12,4 = 10",8 d’oxyde de carbone avaient été fixés par 100 centimètres cubes de sang.

Cette expérience conduit à proscrire absolument un mode de chauffage qui a déjà produit beaucoup d’accidents.

gaz de l’éclairage. Société de Biologie, 1887, p. 779. •

Lorsqu’un brûleur Bunsen brûle par « en bas », les gaz qui s’échappent renferment une proportion d’oxyde dé carboné assez considérable pour intoxiquer très profondément en une heure un chien placé dans une petite chambre vitrée de 12 mètres cubes où s’effectuait .la combustion incomplète du gaz dans le brûleur. . : ;

L’animal était abattu et fort malade, son sang renfermait 20 centimètres cubes d’oxyde de carbone pour 100 centimètres cubes de sang.

Composition des produits de la combustion du gaz d’éclairage ; ventilation par le gaz. Société de Biologie, 1888, p. 171.

Recherche dans le sang des produits de combustion du gaz de l’éclairage.

Société de Biologie, 1888, p. 348.

Recherches physiologiques sur les produits de combustion du gaz de l’éclairage. Bulletin de l’Académie de médecine, 1890, 3' série, t. XXIII, p. 436-437.

L’analyse des gaz a donné les chiffres suivants (Expérience faite sur un bec d’Argand) :

PourlOO, CO 8 : 8,8; O: 9,6; Az : 84,5

En créant une ventilation par l’adjonction d’un tuyau de tôle de 1 mètre de hauteur au-dessus du bec, on trouve :

La comparaison des deux analyses montre que cette fois le mélange des produits de combustion et de l’air entraîné contenait 1,3 d’acide carbonique, c’est-à-dire environ quatre fois

moins que dans l’expérience précédente ; par un calcul très simple, on trouve que 100 litres de gaz provenant du bec d’Argand ont entraîné 346 litres d’air extérieur.

La ventilation est ainsi également mesurée et il est évident qu'il serait très utile et très facile de l’établir dans les salles qui sont éclairées et chauffées par le gaz.

Si l’on fait respirer à un animal les produits de combustion du gaz on voit apparaître une grande diminution dans le contenu du sang artériel en oxygène. Il y a anoxyhémie, d’où utilité à faire dégager au dehors les gaz de la combustion.

brasero. Société de Biologie, 1893, p. 873.

On reconnaît dans les produits de la combustion la présence d’une petite quantité d’oxyde de carbone soit que l’on prenne le gaz par un tube au-dessus du brasero soit que l’on recueille le gaz au moyen d’un vaste entonnoir, soit que l’on analyse les gaz d’une pièce fermée où se trouve allumé le brasero. On a trouvé dans le premier cas la proportion de 1 /3500, dans le second cas la proportion de 1/2720, dans le troisième cas la proportion de 1, 474.

Pour toutes ces déterminations nous avons employé l’animal (chien) en appliquant la loi d’absorption telle que je l'ai fait connaître (Voir plus haut p. 67).

Il est donc nécessaire, si l’on emploie le brasero des gaziers au chauffage de vastes salles, de faire disposer au-dessus du cylindre, un entonnoir et un long tuyau conduisant les gaz dans l’air extérieur, et cette disposition doit même être conseillée dans l’emploi du brasero en plein air.

Recherches comparatives sur la ventilation. Société de Biologie, 1894,

Dans une chambre d’une capacité de 56 mètres cubes on fait arriver 2 mètres cubes d’acide carbonique.

Un moteur électrique permet l’obtention rapide d'un mélange gazeux rapidement homogène.

on n'en constate pas moins une baisse de la proportion d’acide carbonique qui étant par exemple au début de 321/10000 est de 315/10000 après une demi-heure; 231/10000 après une heure; 212/10000 aprèsune heure et demie; 188/10000 après deux heures; 162/10000 après deux heures et demie et de 8/10000 après 16 à 18 heures.

lin rendant libres deux petites ouvertures circulaires de 8 centimètres de diamètre placées à la partie supérieure de la pièce et en pratiquant une ouverture rectangulaire dans la ported’entrée de 22 centimètres sur 6 centimètres, le chiffre d’acide 1 , carbonique qui à l’origine était de 328/10000 est de (résultats ’ exprimés en dix-millièmes):

Ce qui démontre vis-è-vis de l’expérience précédente un£ ventilation beaucoup plus active.

Sur les produits de combustion de l’aro électrique. Comptes Rendus, 1895, 1

Le dispositif qui m’a servi pour faire cette étude est très simple: autour d’une lampe électrique j’ai fait disposer une caisse de bois, deux.ajutages métalliques ont été fixés sur deuj|» parois opposées, l’un à 2 centimètres, l’autre à 32 centimètres du fond de la boîte qui était fermée à peu près complètement par un couvercle traversé par le corps cylindrique de la lampe électrique.

Les expériences ont consisté à faire respirer par un chien, ; pendant une demi-heure seulement, les gaz résultant de la combustion des charbons mélangés avec l’air extérieur aspiré pâr les mouvements respiratoires à travers des soupapes hydrau-jj liques ; l’inspiration avait lieu dans la caisse, l'expiration au dehors.

Dans ces conditions, on constate que les charbons de l’arc électrique dégagent de l’oxydé de carbone en petite quantité,

et orï dditconseillerl’établissementd’une ventilation énergique dans les cas où l’éclairage par ces charbons se ferait dans des salles de petites dimensions.

P de physiologie, 1894, t. XXYI, 583-590 9 9

rage fournis par un bec d'Argand et par un bec Auer. Comptes' Rendus,

1894, t. CXIX, p. 146.

P \endus, 1894, t. CXIX, p, 349. ? ^

Sur les produits de combustion d’un bec à acétylène. Mélange explosif d'acétylène et d’air. Comptes Rendus, 1896, t. CXXII, p. 832.

En employant la méthode de recherche physiologique de l’oxyde de carbone à savoir : absorption de l’oxyde de carbone par le sang d’un animal vivant respirant le gaz étudié, extraction des gaz du sang et analyse au grisoumètre, j’ai .constaté l’absence complète.de l’oxyde de carbone dans les produits de combustion provenant d’un bec d’Argand alors que j’ai pu noter la présence de très petites quantités de ce gaz dans ceux fournis par le bec Auer qui sont d’ailleurs tout à fait insuffisantes pour produire uu empoisonnement partiel.

Les produits de combustion d’un bec Manchester à acétylène ne renferment pas de gaz combustible renfermant du carbone et en particulier d’oxyde de carbone.

9 Rendus, 1897, t. CXXIV, p. 729.

Recherche de la cause qui peut expliquer les accidents que produisent

11 n’est pas rare de voir incriminer le calorifère de cave comme producteur d’oxyde de carbone. A l’époque où j’ai entrepris ces recherches, un certain nombre de plaintes m’étaient parvenues à ce sujet. L’analyse de l’air faite chaque fois ne m’avait pas donné de résultat positif.,Toutefois je fus

appelé un jour par un médecin de mes amis, membre de l’Acâ? démie de médecine, qui, deux ans auparavant avait failli périr , avec toute sa famille composée de cinq personnes. 11 s’agissait d’une intoxication chez un enfant dormant dans une chambre-; chauffée parle calorifère. L’air pris immédiatement dans ungrand sac de caoutchouc a été respiré par un animal et on a constaté dans le sang la présence d'un volume important d’oxyde de carbone correspondant d’après ma loi d’absorption à la respiration d’un mélange renfermant 1/2200 d’oxyde de, carbone, quantité certainement suffisante pour expliquer les! maux de tête douloureux dont'avait souffert l’enfant. " : ;8

La cause de la production d’oxyde de carbone dans ces conditions est attribuable d’après mes expériences dont le résumé est donné ci-dessous à la réduction à l’état d’oxyde de' carbone de l’acide carbonique de l’air par la paroi de fonte portée 4 au rouge, et au passage de ce gaz à travers la paroi rouge 3 comme l’ont démontré Sainte-Claire Deville et Troost. -J

nique en oxyde de carbone. Compta Rendus^mi, t. CXXIV, p. 1138.

Cette démonstration du plus haut intérêt au point de vue dêia l’hygiène a été faite de la façon suivante : un poêle de corps dé ; garde est entouré d’une enveloppe cylindrique de tôle munie 1 d’une porte à coulisse et d’une tubulure supérieure : le poêle'» est maintenu au rouge.

On fait arriver de l'air renfermant de l'acide carbonique dans ; l’enveloppe et on astreint un animal grâce à un dispositif facile 1 à imaginer et sur lequel il est inutile d’insister, à respirer le gaz ! qui a circulé dans ces conditions autour de la paroi de fonte dû9 poêle porté au rouge. On reconnaît alors la présence de Toxyde de carbone dans le sang en quantité très grande. Si on fait circuler de l’acide carbonique à peu près pur l’animal meurt intoxiqué par l’oxyde de carbone comme on le reconnaît par | l’analyse des gaz du sang.

Je conclus de ces recherches qu’il faut abandonner le chauf- i fage des chambres ou des appartements par des poêles de \

fonte chauffés âu rouge, car les parois du poêle dans ces conditions transforment en oxyde de carbone l’acide carbonique de l’air ambiant.

Nouvelles recherches comparatives sur les produits de combustion de divers appareils d’éclairage. Comptes Rendus, 1900, t. CXXXI, p. 920.

Les expériences ont été faites sur les becs Auer, sur les lampes à pétrole et sur les bougies.

■Le dispositif expérimental est- le suivant : les appareils d'éclairage sontplacés dans un cylindre métallique, les produits de combustion traversent un réfrigérant et se rendent dans un gazomètre à rainure où on place un animal, l’air s’échappe ensuite par un tuyau d’échappement placé à la partie supérieure. L’analyse du sang de l’animal permet de se rendre: compte de la proportion d’oxyde de carbone contenu dans l’atmosphère qu’il respire.

Bec Àuer.

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