‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 18 sur 23 · VARIA · texte numérisé non relu

VARIA

5” Dans la respiration de la levure de 40“ à 50” le rapport 52* est supérieur à 2 ; la levure produit beaucoup plus d’acide carbonique qu’elle n’absorbe d’oxygène ; c’est là un fait important de physiologie générale ; un des effets principaux de ces températures relativement hautes est d’exalter la production de CO 1 .

7" En l’absence totale de l’oxygène, la levure peut produire de grandes quantités d’acide carbonique, en empruntant les éléments à son propre tissu.

8" La levure absorbe la même quantité d’oxygène lorsqu’elle fait fermenter ou quand elle respire sans fermentation.

9° Nous'avons démontré que la fermentation se fait assez rapidement dans le vide à une température de 40° ; ces résultats nous ont conduit à proposer un nouveau procédé de dosage du sucre par fermentation.

boration avec M. Quinquaud). Comptes \endus, 1888, t. CVI, p. 1249.

Société de Biologie, 1888, p. 401.

Nous avons étudié (Voir le travail précédent) les conditions de la respiration de la levure et nous avons démontré que dans le vide à 40“ la fermentation se fait assez rapidement. Pour le dosage il suffit donc d’effectuer une fermentation dans ces conditions, et, après une heure, on extrait les gaz; du volume de l’acide carbonique dégagé, duquel on soustrait celui donné par la levure dans le même temps, on déduit la quantité de glucose.

Les expériences comparatives que nous avons entreprises démontrent l’exactitude du procédé qui permet de n’opérer que sur des petites quantités de glucose, en même temps qu’elle met enjeu une de ses réactions les plus spécifiques.

de Biologie, 1888,*V 850* 1889, 9 pp. 230, 337.

J’ai réalisé la démonstration de la pression que peuvent

CIÉNTIFIQÜES

exercer les graines lorsqu’elles se gonflent dans l’eau à l’aide de divers appareils.

Je décrirai le suivant :

üne petite marmite de Papin en fonte de fer, d’une capacité de 800 centimètres cubes est fermée par un couvercle ; celui-ci est muni d’une rainure dans 1 laquelle on introduit une bande circulaire de caoutchouc et présente aux extrémités d’un même diamètre deux, prolongements verticaux, percés chacun d’un trou, qui pénètrent de chaque côté entre deux prolongements de même forme qui font corps avec les parois du cylindre de fonte ; deux goupilles de fer, terminées par un pas de vis et par un écrou, permettent d’appliquer fortement le couvercle sur le cylindre et d’obtenir une fermeture absolument hermé-

On remplit d’abord le cylindre de graines jusqu’à la partie moyenne ; on introduit au centre une ampoule de caoutchouc ' pleine de mercure d’un diamètre de 3 centimètres, dans laquelle pénètre un long tube de cristal à demi capillairej bien, calibré et gradué en centimètres ; ce tube fermé à sa partie supérieure servira de manomètre à air comprimé ; il traverse une ouverture centrale percée dans le couvercle, tandis qu’un tube de laiton qui pénètre jusqu’au fond traverse une seconde ouverture du couvercle et servira à conduire l’eau qui doit être renouvelée, on achève de remplir le cylindre de graines et on applique le couvercle.

En employant des graines de lupin j’ai vu la pression s’élever jusqu’à 15 atmosphères ; avec les graines de lentilles la pression s’est élevée jusqu’à 8 atmosphères.

On peut réaliser cette même expérience d’une autre façon en se servant d’un simple flacon à large col (fîg. 13) fermé par un bouchon de caoutchouc à deux trous, l’un étant traversé par un tube manométrique à air comprimé plongeant dans une ampoule de caoutchouc pleine de mercure ; on environne l’ampoule de pois lupins que l’on fait traverser par un courant d’eau comme le montre la figure ; la pression exercée par les graines se transmet à l’ampoule et est mesurée dans le tube manométrique.

la matière cérébràle, avec des graines sèches, des haricots ou des pois, et si l’on immerge le crâne dans un seau d’eau, le lendemain on trouve les os séparés ; par la pression des graines on obtient un crâne désarticulé.

Recherche physiologique sur l’oxygène préparé par le procédé de Boussingault. Société de Biologie, 1889, p. 655.

Ce procédé devenu industriel consiste à décomposer ïe“ bioxyde de baryum par la chaleur, et à fixer ensuite l’oxygène de l’air sur la baryte obtenue pour la transformer à nouveau en ; bioxyde de baryum. On peut se demander si l’oxygène ainsi préparé ne renfermerait pas des gaz provenant du foyer et ayant traversé les parois des tubes de fer qui deviennent perméables aux gaz à une-température élevée.

En faisant respirer l’oxygène à un animal, il a été impossible de contrôler la présence de CO dans le sang, ce qui prouve que ce gaz ne renfermait pas d’oxyde de carbone.

Recherches physiologiques sur la fumée d'opium (En commun avec M.

E. Martin). Comptes fondus, 1&92, t. CXV, p. 1012.

Nous avons recherché si la fumée d’opium avait une influence marquée sur les animaux (chiens) astreints à la respirer et nous avons trouvé que même pour des doses considérables correspondant à une quantité d’opium que pourrait h peine consommer un fumeur d’opium en trois jours, le chien n’est nullement impressionné et ne présente aucun symptôme mor-

Nouvelles recherches physiologiques sur les mélanges explosifs de grisou et de formène. Société de Biologie, 1900, p. 591.

Il était démontré à la suite des observations de Haldane d’Oxford que dans les explosions de grisou qui sont si meurtrières par suite de brûlures, de l’asphyxie due à la disparition plus ou moins complète de l’oxygène ; peut s’ajouter encore l’empoisonnement par l’oxyde de carbone. C’est donc que la

détonation du formène est accompagnée de production d’oxyde de carbone. L’expérience a pleinement confirmé l’exactitnde de cette hypothèse.

Même en présence d’un excès d’air, là par conséquent où la combustion devrait être complète, on reconnaît dans les produits gazeux de l’explosion la présence de l’oxyde de carbone et en proportion qui est loin d’être négligeable, puisqu'elle peut atteindre la proportion de 1/700 et même de t/600.

La démonstration de ce résultat qui, au point de vue pratique, paraît très important, a été faite par l’emploi de deux méthodes de dosage de l’oxyde de carbone : ma méthode physiologique : emploi de l’animal comme fixateur de l’oxyde de carbone et analyse ultérieure de son sang ; la méthode chimique : emploi de l’acide iodique comme réactif analytique (Gautier) et dosage de l’iode mis en liberté en suivant la technique donnée par mon élève le D’ISicloux.

Analyse de

ïhantillons d'air recueilli dans les galeries d’une mine e. Comptes Rendus, 1902, t. CXXXV, p. 726.

Voici le tableau qui résume ce ■ NUMÉROS

L’examen des chiffres montre, et c’est le résultat le plus important, que la proportion de foripèneavarié entre3,5et7,5; or, le chiffre 3,5 pour 100 est déjà le double de celui 1,87 que M. le P' Chesneau regarde comme une teneur exorbitante,

lapier, a été donné .A des malades en même temps que d’autres liments et a paru utile à la nutrition.

Le D' Landragin, d’Aubenton (Aisne), feu mon beau-père, imployait depuis longtemps et avec succès une décoction de 10 grammes de racine de valériane dans 1 litre d’eau, dans le raitement des plaies contuses et des érysipèles. Dans un cas l’écrasement du pied qui paraissait nécessiter l’amputation, 'application de compresses trempées dans ce liquide a fait iisparattre aussitôt la douleur, et au bout d’un temps suffisamnent long, la guérison a été complète.

M. le D r Arragon, médecin-major, qui d’après mon conseil i employé ce procédé de pansement, a guéri rapidement des ilaies contuses de la jambe par couds de oied de cheval oui

Page 1