I. — ESSAI SUR LE LYMPHADÉNOME DU TESTICULE
Le lymphadénome du testicule — dont Tétude est de date toute récente — se présente sous l’aspect d’une grosse masse ovoïde, régulière, de consistance uniforme, résistante, élastique et sans fluctuation.
Au point de vue microscopique, on observe dans le tissu néoplasique un réticulum semblable à celui des ganglions lymphatiques et siégeant entre les tubes testiculaires qui ont eux-mêmes subi une altération très nette, semblable à la lésion intertubulaire. A une époque avancée de la maladie, les tubes finissent par disparaître.
Le diagnostic est difficile. On s’aidera de ce fait que le lymphadénome est, de tous les néoplasmes testiculaires, le seul qui puisse frapper à la fois les deux glandes séminales. L’existence d’une généralisation rapide, mais latente, et coïncidant avec toutes les apparences de la santé, nous a paru aussi d’un grand intérêt pour le diagnostic.
Le pronostic est grave, le lymphadénome étant peut-être le néoplasme testiculaire qui offre le plus de tendance à une rapide généralisation, d’autant plus redoutable qu’elle marche silencieusement.
Dans ce cas, l’intervention chirurgicale ne saurait obtenir aucun bon résultat et celle-ci n’est justifiée que dans les cas où Ton ne peut découvrir aucun indice d’infection générale.
II. — DES ALTÉUA'l'IONS DU SPERME DANS I.’ÉPIDIDYMITE lil.ENNOHBHAGIQUE
Am. de Dermal. et SypMIojr., 1880, p. 440 à 460.
Le sperme est altéré dans sa coloration, dans la nature et la proportion de ses éléments anatomiques ; mais ces altérations diffèrent suivant l’époque de l’épididymite.
Dans la période aiguë, le sperme a pris une teinte jaune verdëtre plus ou moins accentuée qui le fait ressembler à du pus. Cette coloration est due à une quantité variable de globules purulents. Le nombre de ces derniers paraît influencer l’intensité de la couleur purulente. On trouve également une certaine quantité de gros globules granuleux.
Les spermatozoïdes peuvent manquer complètement dès les premiers jours ; mais, dans certains cas, on en rencontre encore quelques-uns bien conformés et vivants, nageant au milieu du liquide purulent. Ils peuvent persister ainsi pendant un temps variable, et peut-être même ne disparaître jamais complètement jusqu’à la guérison totale.
Lorsque l’état aigu de l’épididymite a disparu, les mêmes altérations du sperme persistent ; cependant la coloration est moins nettement purulente ; les éléments du pus sont moins abondants ; les spermatozoïdes ont disparu dans la plupart des cas ; la partie liquide est devenue seulement prédominante. Ces altérations peuvent persister pendant un temps très long, peut-être même d’une façon indéfinie, surtout dans les cas oii les spermatozoïdes ne reparaissent pas dans le sperme.
Dans les épididymites unilatérales, les altérations sont de même nature, mais considérablement atténuées par le mélange du liquide venant du côté malade avec celui du côté sain.
III. — DE LA CASTRATION DANS L'ECTOPIE INGUINALE (avec le D' Monüo).
Areh. gêner, de Médecine, 1880, t. V. p. 129, 297.
Les conclusions de ce travail sont les suivantes :
1“ La castration inguinale n’est pas une opération dangereuse. Dans la grande majorité des cas, elle n’est pas suivie de mort;
La péritonite n’est pas, comme on l’a soutenu, une conséquence pour ainsi dire fatale et surtout fatalement mortelle de l’opération. Elle est au contraire peu fréquente. Sur SO cas elle n’a été observée que trois fois et n’a entraîné qu’une seule fois la mort ;
3" Les indications de la castration inguinale ne doivent donc pas différer sensiblement de celles de la castration scrotale ;
4° Dans les cas de tumeurs, elle sera pratiquée avec d’autant moins d’hésitation que les dégénérescences de la glande ectopiée sont le plus souvent de nature cancéreuse, et que le testicule inguinal est en tous cas perdu pour la fonction génératrice ;
S“ Oh pourra donc et on devra opérer de bonne heure, avec l’espoir d’éviter, en temps opportun, les récidives qui jusqu’ici se sont montrées presque constantes ;
6° La castration inguinale est encore indiquée, lorsque le testicule eotopié est douloureux ou qu’il est le siège d’accidents inflammatoires graves (pseudoétranglement) ou répétés. L’inutilité de l’organe au point de vue fonctionnel
3" Il est donc permis de dire que l’orchite traumatique par contusion est le plus souvent une orchite atrophique, d’un pronostic grave pour la fonction.
Déjcà, en 1879, avait paru un mémoire sur le même sujet, intitulé ; Heclterches expérimentales sur la contusion du testicule, dans les Archives de physiologie (p. ISS), par M. Terrillon, en collaboration avec M. Suctiard.