TUBERCULOSE DE L’APPAREIL GÉNITAL
Lésions tuberculeuses rares des organes génitaux de la vache (15).
Le sujet en question, atteint de tuberculose généralisée, présentait, comme on l’observe souvent chez les Bovidés, des lésions formidables, pulmonaires, pleurales, péritonéales et ganglionnaires.
Maison observait, en outre, d’énormes abcès tuberculeux développés, d’un côté, aux dépens du ligament large et, de l’autre, aux dépens de l’ovaire lui-môme, Puis de la salpingite et de la métrite tuberculeuses, avec décroissance progressive des lésions démontrant leur origine péritonéale et l’envahissement bacillaire des voies génitales de l’intérieur vers l’extérieur.
Il n’est pas toujours aussi facile d’établir rigoureusement la pathogénie des métrites ou des salpingites tuberculeuses !
La moindre parcelle de ces croûtes renfermait des quantités prodig
mofttre l’origine vasculaire de ces Le vaisseau est d’abord comblé ]
D. - PSEUDO-TUBERCULOSES
10 PSEUDO-TUBERCULOSES MYCOSIQUES
1. Péritonite aspergillaire des dindons (en collaboration avec le professeur J.Lignières) (12).
L’aspergillose, avant nous, n’avait pas été signalée chez le dindon, mais Lucet, Rénon, l’avaient déjà décrite chez un grand nombre d’Oiseaux, domestiques ou ' sauvages.
Les lésions, localisées exclusivement à la cavité abdominale, consistaient en des poches, aux parois épaisses, remplies d’un liquide trouble riche en spores, ou en des
folliculaire
initial, intravasculaire, jusqu’à celui de nodules macroscopiquement cisibies, à centre souvent dégénéré, farcissant le poumon, le foie et surtout les reins.
Dans ces derniers organes, les spores arrêtées dans les capillaires germent, et les filaments mycéliens, bien qu’enserrés dès l’origine par des globules blancs (toujours polynucléaires), poussent dans la direction des tubes urinitères, qu’ils perforent, pour ensuite végéter librement et en quelque sorte s’épanouir dans leur lumière. Ces tube* parasités reçoivent alors l’assaut d’une nouvelle armée de leucocytes, dont les vaisseaux avoisinants se sont remplis, et rien, en vérité, n’est plus captivant, du point de vue biologique, que de voir les adversaires aux prises et toute l’ingéniosité
Ce mode particulier, en quelque sorte détourné, d’édification tuberculeuse, est, en vérité, des plus remarquables. 11 est spécial aux pseudo-tuberculoses mycosiques du rein, et nul, avant nous, ne l’avait signalé.
2« PSEUDO-TUBERCULOSES VERMINEUSES
Sur une pseudo-tuberculose vermineuse du cheval (4 fig.) (en collaboration avec » MM. Hekry et Gehmaiu) (246 , 270).
L’histoire clinique du sujet, atteint de crises de « vertige » (urémie probable), n’a pas, parce que incomplète, grand intérêt, et nous pouvons la négliger. Les lésions pseudo-tuberculeuses sont nettement localisées et systématisées h la substance corticale (fig. 10). '
L’étude histologique des tubercules révèle des détails'absolument inattendus: de très petits Vers, des embryons, siègent en pleines tuniques interne et moyenne de très petites artérioles (centro-tuberculeuses), à peu de distance de leur lumière (que la réaction inflammatoire a oblitérée) (fig. 11).. Ils ont été apportés, de toute évidence, par le sang de ces artérioles, puis ont perforé ces dernières, de dedans en dehors, pour venir se loger dans l’intimité de leurs tuniques, tout en développant l’irritation intense qui aboutit à la formation des tubercules.
Nous avons, dans notre mémoire, étudié très complètement les caractères de ces larves de Nématodes, extrêmement difficiles à identifier et qui nous ont semblé être, non des larves de Sclérostômes ni de tout autre Strongylidæ, mais des embryons de Rhabditis.
La présence d’un organe génital chez des larves si jeunes est un fait des plus curieux, qu’aucun observateur jusqu’ici n’avait signalé. C’est l’indice d’une multipticatwn rapide des larves par elles-mêmes, qui constitue un fait biologique d’un extrême intérêt, et qui nous donne peut-être l’explication du groupement en grand nombre de ces larves au voisinage les unes des autres,dans l’intérieur des tubercules.
ACTINOMYCOS
ÎT BOTRYOMYCOSE '
Spitz qui ont diffère]
çfuement) ractinobacillose
pharyngienne chez un mulet (302).
Le sujet, remarquablement étudié par M. Savary au point de vue clinique, présentait des troubles tels qu’on porta le diagnostic de lésion bulbo-cérébellouse. 11 fut abattu, et l’autopsie révéla l’existence d’une tumeur intracrânienne, qui n’était que l’expansion d’une néotormation ayant débuté sur la voûte pharyngienne, puis gagné en s’irradiant l’hiatus occipilo-sphéno-temporal droit, franchi celui-ci et pénétré dans le crâne en repoussant les méninges, qui l’ont coiffée. Ainsi logée entre le cervelet et le bulbe, cette tumeur, du volume d’un petit œuf de poule, ne pouvait manquer de provoquer des troubles profonds et significatifs.
L’examen histologique a démontré qu’il s’agissait non d’une tumeur proprement, dite, comme on pouvait le supposer, mais d’un botnjomyœme des plus typiques, farci de « grains jaunes ».