TRAVAUX SUR LES GREFFES CANCÉREUSES
fl. Gheffes cancéreuses si
Un volumineux épithéliome papillaire des mamelles inguinales s’est greffé spontanément sur la face interne de la cuisse gauche, en raison des frottements réitérés qui s’opéraient. La peau de cette région est le siège de petits «boutons » dont le plus gros et le plus ancien est ulcéré. Il s’agit, comme le démontre l’examen microscopique, de nodules cancéreux, essaimés dans l’épaisseur du derme. 11 en est d’imperceptibles, que la palpation permet de découvrir, et qui représentent la dissémination du cancer autour de l’ulcère cutané primitif.
On sait combien il est difficile de réaliser expérimentalement,—sauf chez la souris, — les greffes cancéreuses. Elles échouent régulièrement d’une espèce à une autre et même d’un individu à un autre individu de la même espèce. On réussit parfois la greffe de son propre cancer (Voir ci-après) chez un individu donné, et encore exception-
Ici, no
stons à une greffe U
ée d’un cancer de la mamelle, chez une Scessaire d’insister davantage pour en
)iir le prix Saintour, lui aussi destiné à récompenser un travail sur n’importe branche de la médecine, on n’a pas déposé moins de dix-sept mémoires ou Le prix est encore attribué à M. le professeur Gabriel Petit, en conséquence,
contagwsüé
que pour l’homme, l’influence de Vâge, et celle plus imprécise du sexe. Cependant le cancer est incontestablement plus fréquent dans la seconde moitié de l’existence.
5. Aucun fait bien observé de pathologie comparée, relatif aux animaux domesliqües, n’appuie les théories contestées de l’hérédité et de la eontagiosité du cancer.
6. On constate, chez les animaux, des états précancéreux comparables à ceux qui ont été signalés chez l’homme, et peut-être même plus nombreux.
Ils sont représentés, notamment, par l’inflammation chronique, les lésions parasitaires (l&rvesA’ŒslKS,AcBiims, Cysticerques, etc.) et les adénomes (corps thyroïde, mamelle, foie, muqueuses, etc.).
7. En ce qui concerne l’origine et le siège primitif des tumeurs malignes, les données de la pathologie humaine concordent exactement avec celles de la pathologie comparée.