PRINCIPALES PUBLICATIONS SUR LA BOTANIQUE PURE
Herborisations dans le département de la Manche, brochure de 7 pages. Extrait du Journal de Botanique. 1887, p. 324.
Compte rendu d’excursions faites pendant plusieurs années dans la baie du Mont-Saint-Michel, les environs de Granville, l’archipel Chausey. Liste des espèces observées.
Les Nepenthes.
Revue horticole , 1887, p. 510.
Étude botanico-horticole sur ces curieuses plantes, dont le Muséum a possédé une très importante collection.
Le Trapa verbanensis De Not.
Bull. Soc. Botanique de France, 1887, p. 453.
L’auteur rattache celte plante au Trapa natans, comme variété.
des environs de Paris.
Sur quelques plantes rares
Journ. de Bot., 1881, p. 12.
Indication de localités nouvelles pour la flore des environs de Paris.
Atlas des plantes de jardins et d’appartements, 3 vol. gr. in-8% dont 2 de planches et 1 de texte.
Paris, 1890, Paul Klincksieck, éditeur.
Les planches coloriées, au nombre de 320, sont toutes inédites et ont été exécutées d’après nature, sous le contrôle de l'auteur. De nombreuses figures analytiques permettent de suivre facilement les descriptions et donnent un caractère scientifique à l’ouvrage.
' Ces planches comprennent encore, pour les espèces annuelles et bisannuelles, la figure de la graine, de grandeur naturelle et grossie, de manière à permettre le contrôle facile des semences.
On y a donné, enfin, une image représentant la germination de ces mêmes plantes annuelles et bisannuelles, pour permettre de distinguer sans difficulté, dans un semis, ce qu’il faut conserver et ce qu’il faut arracher au moment des premiers sarclages.
Le volume de texte, de 432 pages, donne la description, les emplois et la culture des plantes d’ornement les plus répandues dans les jardins.
Récolte et préparation des plantes pour collections.
La Nature, 1889, pp. 298, 346 et 411.
Dans ces trois notes, qui sont accompagnées de figures noires, l’auteur passe en revue les procédés de récolte des échantillons et indique la manière de les préparer pour constituer les herbiers et autres collections botaniques.
Cultures expérimentales en 1889, br<
de 11 pages, 2 figures
Les cultures expérimentales de M. Chappellier.
Revue horticole, 1893, p. 15.
L’auteur rend compte des expériences de culture de diverses plantes utiles entreprises par M. Chappellier. Il signale et figure une monstruosité observée sur une Igname (Dioscorea japonica) dont une inflorescence portait à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles.
Il décrit, en outre, une série de modifications tératologiques se rapportant au Safran cultivé (Crocus sativus) ; l’une d’elles, parliculièrement intéressante et non encore signalée, consiste dans la transformation de l’extrémité des feuilles de cette plante, qui prend l’aspect d'un stigmate et revêt non seulement la forme, mais encore la couleur si caractéristique du stigmate de Safran.
Description (avec figures) d’une fleur monstrueuse de Selenipedium longifolium.
Le Nephthytis liberica N. E. Brown (Aroïdées).
Revue horticole, 1893, p. 184.
Intéressante espèce remarquable par son feuillage et ses beaux fruits colorés longuement persistants. Cette plante est originaire de la Côte occidentale d’Afrique, d’où elle a été introduite en 1881. Le Muséum l’a multipliée et largement propagée.
Le Lourya campanulata H. Bn. (Liliacées).
Revue horticole, 1894, p. 184.
Description, avec planche coloriée, de cette belle plante de serre chaude, nouvellement introduite de Cochinchine par le Muséum. Elle est voisine des Âspidistra. Les fruits sont d’un bleu superbe. M. Bâillon en a fait un genre nouveau qu’il a dédié à M. Loury, ancien chef des serres du Muséum.
Le Rhododendron ciliicalyx Franchet.
Le Jardin, 1893, p. 81..
Espèce nouvelle, introduite du Yunnan au Muséum par l’abbé
Description avec figure de cette plante dont les fleurs, de couleur blanche, sont agréablement odorantes, particularité rare dans les Rhododendrons.
Cas de pistillodie dans un Bégonia tubéreux et dans le Bégonia semperflorens, brochure de 11 pages avec 7 figures noires.
Extr. du Journ. de la Soc. mt. d’Hart, de France , 1899.
Dans cette note, l’auteur signale de curieux faits de tératologie consistant dans l’apparition : 1° d’appendices stigmatifères sur les pétales de fleurs mâles d'un Bégonia tubéreux à fleurs cristées ; 2° de styles avec leur stigmate parfaitement constitué dans l’androcée de fleurs de cette même race de Bégonia. 11 décrit, en outre, une très curieuse variété de Bégonia semperflorens , désignée sous le nom d’« Aigrette », dans laquelle toutes les étamines des fleurs mâles sont remplacées par des pistils qui constituent une masse globuleuse d un aspect très particulier.
Dictionnaire d’Horticulture, 1893-1899.
M. Bois ne S’est pas borné à donner le plan de l’ouvrage et à en poursuivre l’exécution matérielle. Il a rédigé tous les articles de glossologie botanique et tous ceux relatifs à l’organographie végétale, la description des familles de plantes et celle d’un très grand nombre de genres (voir Horticulture).
Comptes rendus du Congrès international de Botanique de 1900. Revue horticole , 1900, p. 598.
laires ayant une grande réputation dans le traitement de plusieurs maladies et que l’on dit alimentaires.
Les tubercules de 1 'Actinostemma ont une. saveur amère trop prononcée pour qu’on puisse les consommer sans préparation spéciale.
Le Dioscorea Fargesii Franch.
Bull. Société botanique de France, 1900, p. 49.
Brochure de 3 pages.
Description et figure de cette nouvelle Igname, envoyée du Su-tchuen au Muséum par le R. P. Farges.
Le Decaisnea Fargesii Franch.
Revue horticole, 1900, p. 270.
Curieux arbrisseau originaire du Su-tchuen et du Yunnan, cultivé aux Barres (Loiret) chez M. Maurice de Vilmorin, où il a fleuri en 1898, et fructifié pour la première fois en 1899. L’auteur donne une description des fruits, qui présentent une belle couleur bleue et qui, à l’état frais, diffèrent sensiblement de la description qui en a été donnée par M. Franchet, d’après des échantillons secs.
C’est un nouvel arbrisseau d’ornement rustique dans le centre de la
ras, espèce voisine, originaire de l’Himalaya.
Sur les tubercules de Phyllactis pratensis.
Bulletin du Muséum, 1901, p. 188.
Le Plectranthus Coppini Max. Cornu.
Bull. Soc. botanique de France, 26 avril 1901. Labiée du Soudan, à tubercule alimentaire.
Le Cyanastrum cordiîolium Oliv. (Schœnlandia gabonensis Max. Cornu.)
Journal Soc. mt. d'Hort. de France, 1901, p. 316.
Plante nouvelle, originaire du Gabon, introduite dans les serres du Muséum en 1887. La première floraison au Muséum eut lieu au mois de mai 1888. A cette époque, elle était absolument inédite pour les botanistes.
M. Maxime Cornu a décrit la plante en 1896, dans le Bull, de la Soc. bot. de France, p. 21, comme formant un genre nouveau dans la famille des Pontédériacées, et l’a désignée sous le nom de Schamlandia gabonensis; mais la plante avait déjà été décrite et figurée d’après des échantillons d’herbier, par le D' Oliver, Icônes plantarum, planche 1765, année 1890, sous le nom de Cyanastrum, genre nouveau classé dans la famille des Hæmodoracées.
Sur un broussin du Sambucus nigra.
Récolte, préparation et expédition des graines pour collections.
Le Cotoneaster Francheti D. Bois.
Description et figures de cette nouvelle espèce, introduite du Yunnan, par l’abbé Delavay.
Tableau synoptique des principaux genres d’Orchidées cultivées.
, de France, 1908.
Contribution à l'étude de l’Oligostemon pictus Benth. (Duparquelia orchidacea H. Bn.)
Journal de Botanique , 1903.
Étude sur cette curieuse Légumineuse, originaire du Gabon. M. Bois a pu en étudier le fruit, la graine et des fleurs récoltées dans les serres du Muséum. 11 a pu ainsi compléter la description de cette plante, fort rare dans les collections.
Le Pirus Doumeri D. Bois.
Description et figure de cette espèce nouvelle, originaire du Lang- Bian (Annam.) (voir page 20).
La flore de l’Ile de Batz (Finistère).
Le Naturaliste , 1904.
L’auteur donne des renseignements sur la végétation dans cette île, et la liste des espèces qu’il a pu y observer pendant un séjour d’un mois.
Premier Congrès des jardins alpins, aux Rochers de Naye (Suisse). Journal de la Soc. nat. d’ffort. de France , 1904.
Fruticetum Vilmorinianum. Catalogue primarius.
En collaboration avec M. Maurice de Vilmorin. 1904.1 vol. de 284 pages, avec flg. noires.
Cet ouvrage constitue un Catalogue raisonné des espèces d’arbrisseaux cultivés aux Barres par M. Maurice de Vilmorin.
M. Bois s’est occupé de l’identification de certaines espèces reçues sans nom de leur pays d’origine. Il a trouvé, dans le nombre, plusieurs espèces nouvelles pour la sciençe. (Voir page 19.)
Nécessité de l’étude scientifique des productions naturelles coloniales.
Rapport présenté au Congrès international d'expansion mondiale. Mons, 1905 (voir Botanique appliquée.)
Description d'espèces nouvelles observées dans le Fruticetum des Barres.
Session jubilaire de la Société botanique de France. Décembre 1905
Modifications anatomiques et physiologiques provoquées dans certaines plantes tropicales par le changement de milieu.
En collaboration avec M. Gallaud.
Dans cette note, MM. Bois et Gallaud établissent que les grandes difficultés éprouvées par les planteurs pour l’acclimatation de certaines plantes tropicales. Mamhot. Glaztomi. Hevea brasihcnsis , Ficus elastica , Laitrus Camphora, Agave divers, certaines plantes à parfums, qui deviennent pour ainsi dire improductives dans de nouvelles légions où elles ne croissent pas naturellement, no doivent pas toujours être attribuées, comme on le fait souvent, à l’introduction de mauvaises variétés.
Ils pensent qu’il faut plutôt invoquer l’action des agents extérieurs agissant sur ces plantes adaptées à des climats extrêmes.
Pour être fixés sur ce point, ils ont étudié un certain nombre de plantes tropicales provenant directement de leur pays d’origine comparativement avec les espèces correspondantes développées et acclimatées depuis plusieurs années dans les serres du Muséum et du Jardin Colonial de Nogent.
Leurs recherches ont porté surtout sur VEuphorbia Intisy Drake, VE. Laro Drake et VE. leucadendron Drake, pour lesquelles ils ont pu utdiser les échantillons lypes qui proviennent du sud et du sud-ouest de Madagascar. Dans cette région désertique, très sèche, les conditions de la vie pour les plantes sont très particulières.
Dans les serres, ces mêmes plantes rencontrent des conditions notablement différentes; en particulier, la chaleur, l’insolation, l’étathygro-
traduit par des changements très nets dans les tissus.
le plus nettement l’action du changement de milieu. Les fibres des Euphorbes étudiées sont formées d’épaississements concentriques qui deviennent de plus en plus nombreux à mesure que l'évolution de la fibre se poursuit et qui finissent par en obstruer complètement la lumière. Dans les plantes de serre, les fibres mettent longtemps à atteindre ce dernier stade; elles sont aussi beaucoup moins nombreuses, la proportion allant du simple au double; dans la moelle A’E. leucadendron, elles ont même totalement disparu.
La varialion est encore beaucoup plus accusée pour le tissu sécréteur que l’on considère comme présentant une très grande stabilité et sur lequel on fait souvent reposer les distinctions taxonomiques. Les gros laticifères logés dans la profondeur de l’écorce, dans le péricycle et dans le liber secondaire (ceux qui, dans les Euphorbes, fournissent le plus de latex) sont beaucoup réduits en nombre (souvent dans la proportion de 5 à 1). De plus, alors que dans les plantes tropicales ils sont larges, à. parois épaisses, nettement visibles et discernables, on les reconnaît dimcilement dans les plantes de serre de même âge, car leur paroi reste mince et on les confond aisément avec les cellules de parenchyme
L’ampleur et la concordance de ces modifications constatées dans plusieurs espèces d’Euphorbes et sur de nombreuses branches d’âges variés, mais se correspondant d’une série à l’autre, écartent l’hypothèse de simples variations individuelles accidentelles. En outre, ces variations ne sont pas le résultat d’adaptations lentes, car elles se prograines rapportées directement des pays d'origine et même, toutes proportions gardées, sur un même individu transplanté des pays
On peut tirer plusieurs conclusions de ces observations faites parallèlement sur deux séries de plantes et qui ont la valeur d’une véritable expérience comparative. En premier lieu, dans l’étude des caractères anatomiques appliqués à la classification, surtout de ceux qui dépendent de l’appareil de soutien et de l’appareil sécréteur, il faudra toujours tenir compte des modifications apportées par les agents exté-
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