Titres et travaux scientifiques
De la Pachyvaginalite multiloculaire (en collaboration avec le profes- ■■ seur Dînons, llevue de Chirurgie, 1898, février).
La pachyvaginalite chronique, avec épanchement séreux (hydro- ;? <Sèle) ou hématique (hématocèle), constitue pour la plupart des auteurs classiques une tumeur formée d’une poche unique, sans ■ diverticules, et dont la surface est parfaitement régulière.
play (in Follin et Duplay), M. Reclus (Dictionnaire Dechambre), s’expriment à peu près tous dans les mêmes termes : « Un des côtés du
souvent pyriforme, A surface lisse, sans irrégularités ni bosselures. »
Cette régularité de la surface est, en effet, pour tous les cliniciens, un caractère si habituel, que dans les cas d’un diagnostic difficile, où l’hésitation est permise entre une hématocèle et un sarcome du testicule, ils s’arrêteront il cette dernière idée, s’ils viennent à trouver une bosselure à la tumeur.
grande majorité des cas la surface de l’hématocèïe est en effet régulière. Mais il y a exagération à prétendre qu’elle l’est toujours.
Dans nos observations II, IV, V, il n'en était plus ainsi. Les fibres conjonctives parallèles qui constituaient la paroi de la grande poche se sont montrées rompues en grand nombre au pourtour de l’orifice de communication entre la.poche accessoire et la cavité principale; quelques-unes seules étaient continues et formaient la paroi du diverticule.
Enfin, dans notre observation III, les diverticules étaient constitués
phosphate de chaux et en bien moins grande partie de carbonate de chaux et de phosphate de magnésie. Les phosphates de chaux étaient en proportion tout à fait insolite, ce qui démontre qu’ils provenaient en grande partie de la précipitation des phosphates terreux de l’urine sur la muqueuse enflammée du bassinet.
L’examen histologique de la paroi calcaire fait par M. Sabrazès, a montré qu’elle était constituée par des stratifications, dans l’intervalle desquelles on trouve des colibacilles sans éléments cellulaires reconnaissables.
On peut supposer que ces calculs ont été formés par des dépôts successifs de matière calcaire sur toute la surface de la muqueuse
obstrué avant que l’urine se fût écoulée, ce qui expliquerait son enveloppement par la paroi du calcul; l’urine aurait alors contribué à l’épaississement de cette paroi en y laissant précipiter des phosphates terreux. » (Rapport de M. Tuffier à la Société de Chirurgie).