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ORGANES GÉNITO-URINAIRES

intermédiaire — ordinairement comprise entre le 5° et le 6° jour — qui n’est plus la tolérance absolue et qui n’est pas encore l’urémie confirmée ».

Dans son récent mémoire (1895), Legueu est revenu sur son appréciation première ; il a remarqué que la mortalité est notablement moins élevée chez les malades opérés dans les cinq premiers jours que chez ceux qui l’ont été plus tard, aussi recommande-t-il une opération précoce que l’on pratiquera aussitôt que le diagnostic sera

Il nous semble que c’est là la ligne de conduite à adopter. Si quelques anuriques ont guéri après une intervention faite au 12° jour (Pôusson), au 13° (L. Championnière), au 14° (Chevalier), ou même pratiquée chez des malades dans un demi-coma (Desnos, Chevalier, Duret), ce sont là des faits exceptionnels qui peuvent seulement démontrer qu’il n’est jamais trop tard pour tenter une opération, mais il ne faudrait pas s’en autoriser pour faire prévaloir une temporisation qui risquerait d’être funeste.

Si l’on songe, en effet, que des phénomènes urémiques apparaissent parfois presque en même temps que l’anurie, ou peu de temps après son début, que d’autre part la mort subite peut survenir en pleine période de tolérance apparente (Donnadieu), on comprendra toute la nécessité d’une intervention précoce.

La néphrotomie aseptique est une opération de peu de gravité, et plus on attend pour la pratiquer, plus l’intoxication de l’organisme augmente, plus l’anesthésie nécessaire pour l’opéra-

altéré; aussi, si l’on tarde trop, est-il à craindre que ce rein ne puisse suffire, après l’intervention, à éliminer les produits toxiques

urémiques persisteront malgré l’opération ou éclateront après elle pour se terminer trop fréquemment par la mort des malades.

.concrétions. L’examen: hislQlogique montra qu’il s’agissait de la muqueuse vésicale tout entière et même d’une partie de la couche

Du jour où cette poche fut expulsée, les douleurs se calmèrent, les urines devinrent de moins en moins rouges et enfin toute trace de sang-disparut; néanmoins la malade conserva de l’incontinence d’urine; cinq mois après l’injection,'elle était obligée d’uriner toutes les heures. Sur ces entrefaites, elle accoucha d’un enfant de

ugager :

pubis, deux plaques ulcérées, chacune grande comme une pièce de cinq francs, et qui étaient aussi de nature épithêliomateuse (examen: histologique). Entre le cancer primitif et ces plaques, on sentait un cordon de lymphangite cancéreuse : ces ulcérations à distance n’étaient par conséquent que des points d’efflorescence de cette lymphangite. Les ganglions de l’aine étaient pris. Malgré la marche

es observations qui ont servi de base pendant plus de vingt théorie du « rhumatisme puerpéral ».

avons fait voir combien elles sont incomplètes, absolument

Enfin après avoir démoli, il fallait rebâtir. C’est ce que nous avons fait dans un troisième chapitre : nous avons montré que dans cinq

cliniquement qualifié de « puerpéral » une recherche bactériologique nature blennorragique.

Nous avions ainsi accumulé des faits d’ordre critique, clinique, bactériologique. Tous sans exception s’accordent pour démontrer que « rhumatisme puerpéral » et « rhumatisme blennorragique » ne constituent qu’une seule et même affection, scindée à tort en deux chapitres au moment où faute de sanction bactériologique toutes les Opinions pouvaient être soutenues.

C’est là la première partie de notre Mémoire.

Dans la seconde, nous étudions si ce rhumatisme « puerpéral » [devenu « blennorragique » est ou non influencé par la puerpéralité et, d’autre part, s’il retentit sur la marche normale de celle-ci.

— En 1866, à la Société médicale des hôpitaux, le professeur Fournier

rière en avant', une gouttelette d'un liquide blanchâtre analogue à du

puerpéral. Un simple coup ! d’œil jeté sur les colonnes de cè tableau montre que l’état des organes génitaux de la femme n’est presque

fois (et il y avait ophtalmie purulente) ; jamais on n’a recherché l’état de l’urètre du père de l’enfant.

C’est en se fondant sur des observations aussi incomplètes, justement dans leurs points les plus importants, qu’on avait édifié le rhu-

§ III. Preuves bactériologiques de l'identité du rhumatisme puerpéral et du blennorragique. — Mais, pour démontrer d’une façon irréfutable l’idèntité de ces deux rhumatismes, il fallait prouver la présence du gonocoque dans les articulations ou au moins dans l’écoulement génito-urétral des femmes atteintes de rhumatisme

C’est ce que nous avons fait en réunissant 3 observations toutes récentes de faits cliniquement diagnostiqués «rhumatisme puerpéral » et bactériologiquement démontrés rhumatisme blennorragique ; 3 de ces observations nous sont personnelles, 2 appartiennent à M. Bar.

Nous pensons que si cette démonstration'bactériologique n’avait pas été faite encore, c’est que la recherche du gonocoque est difficile, elle doit être plusieurs fois répétée , et à des moments spéciaux, pour être fructueuse. Aussi avons-nous insisté sur la technique qui nous a

Bactériologie clinique du gonocoque. — Les microbes de Neisser sont en petit nombre ; ils ne se colorent pas également bien par les colorants ordinaires; ils ne se développent que sur des milieux de culture spéciaux et sont détruits probablement assez vite dans les articulations. Ce sont là des points dont il faut toujours se souvenir dans la recherche du gonocoque..

On peut trouver le gonocoque soit dans le liquide épanché dans l’articulation malade, soit dans le vagin, ou mieux l’urètre ou la cavité cervicale. Ôn doit le rechercher à la fois dans l’articulation et dans les organes génito-urinaires.

On recueille le liquide intra-articulaire dans une pipette avec toutes les précautions aseptiques habituelles. Si l’on a affaire à une forme

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