KYSTE SANGUIN D’ORIGINE VEINEUSE
le volume de ces fibromes leur permettant rarement de passer parle vagin et leur morcellement étant le plus souvent impossible, tout au moins au cours d’une intervention par cette voie. Au contraire, la voie haute permet une énucléation d’autant plus facile que le plan de clivage s’impose en quelque sorte, et que la vascularisation, très réduite, n'expose guère à une hémorragie.
13,— Un cas d’ulcère duodénal perforé traité par la laparotomie et guéri (en collaboration avec Périer). — Progrès médical, 9 janvier
Le malade qui faisait le sujet de cette observation n’avait présenté que des douleurs très vagues jusqu’au moment où brusquement elles étaient devenues intenses, sept heures avant l’intervention. La guérison fut obtenue par la suture en deux plans de la perforation, sans résection, sans lavage de l’abdomen. Mais, comme il arrive trop souvent, le drainage ne servit que bien peu et il se produisit un abcès sousphrénique dont l’ouverture spontanée dans la plaie, au bout dun.mois, détermina la guérison complète. Le nettoyage très attentif de toute la cavité abdominale est donc plus important que l’installation de drains multiples ne donnant qu’une sécurité illusoire.
*L — Kyste sanguin d'origine veineuse.
Bull, et Méni. de la Soc. anal., mars 1909.
La petite tumeur que nous avons trouvée sur un sujet de lEcole pratique siégeait au niveau du creux proplité et, grosse comme une cerise, se détachait d’une veine collatérale e la poplitée. Le système veineux du membre était par ailurs absolument normal, sans la moindre altération percep- Mle. La poche était comblée par des caillots fibrineux et
par une masse végétante implantée sur la paroi. Un orifice ne laissant passer qu’une pointe d’aiguille la reliait à la veine au travers d’un étroit pédicule. L’absence de toute varice sur le sujet, la régularité de la paroi, en dehors de la petite masse signalée, nous ont fait conclure à une véritable néoformation vasculaire.
15. — Quelques considérations sur les plaies de la moelle et leur traitement chirurgical (en collaboration avec A. Iselin). — Journ, de Méd. interne., 10 octobre 1909.
Nous n’avons envisagé dans cette étude que les plaies par coup de feu ou par arme blanche. Le cas que nous avions observé était celui d’un homme ayant eu une section complète de la moelle par coup de couteau vers la troisième dorsale et chez qui nous tentâmes une suture, sans succès, puisque le malade mourut au bout de 36 heures.
Ce blessé présentait une abolition totale des réflexes tendineux et cutanés, malgré qu’il n’eût guère subi plus de contusion ni de commotion médullaire que dans une section expérimentale, ni que l’examen histologique eût révélé des lésions autres que celles du type wallérien, consécutives à% section : c’est pourtant cette commotion qui a été invoquée pour expliquer une partie de ce syndrome. La perte très abondante et continue du liquide céphalo-rachidien nous a paru une des causes essentielles de la mort. D’ailleurs, dans tous les cas connus, sauf un, la suture n’a modifié en rien l’allure ultérieure des événements et l’intervention ne présente guère, comme indicalion, que la nécessité d’une désinfection aussi complète que possible.
INONDATION PÉRITONÉALE
16, - Quelques dissections d’anatomie (en collaboration avec
E, Douay) avec 55 planches en noir et couleur, chez Masson,
éd. 19(0.
Dans cet ouvrage, publié à la fin de notre prosectorat, nous avons cherché, non seulement à montrer les divers détails des principales dissections anatomiques, mais encore l’importance d’une bonne technique dont les principes sont toujours les mêmes, qu’il s’agisse d’une préparation ou d’une opération chirurgicale. Si la dissection constitue le principal élément.de l’éducation du chirurgien, c’est d’une part grâce à l’habitude qu’elle donne de manier des instruments, de l’autre, parce qu’elle enseigne la vraie manière d’atteindre un organe, de le découvrir et de l’isoler. Nous nous sommes attachés surtout à cette démonstration et c’est là l’idée générale qui a dominé tout le plan de notre ouvrage.
Outre cette question de méthode, nous avons voulu que .chaque temps fût illustré par une planche explicative ; le texte anatomique, quel qu’il soit, reste toujours obscur et aride s’il n’est accompagné du dessin. Toutes nos planches ont été dessinées d’après nature, représentant les aspects successifs de chaque préparation, au fur et à mesure de ses progrès, donnant ainsi, croyons-nous, le maximum de clarté. Enfin, elles peuvent servir pour l’étude des rapports précis des muscles et des filets nerveux.
0. - Inondation péritonéale par rupture de grossesse isthmique
(en collaboration avec A. IIerrensciimidt). — Bull, et Uém. Soc.
Mat;, février 1910.
Tout l’intérêt de cette observation résidait dans l’état de 1 utérus dont la muqueuse se présentait recouverte de végétations polypeuses élastiques et grisâtres. A la coupe, la
caduque constituée par cette muqueuse utérine était haute de 12 à i5 millimètres ; l’hyperplasie portait surtout sur la partie moyenne des glandes extraordinairement allongées, si bien que l’aspect général était celui d’un tissu caverneux. Peut-être cette hauteur considérable de la déciduale était-elle due au voisinage de l’œuf, situé tout près de la corne utérine,