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Titres et travaux scientifiques

Reprenant les expériences déjà anciennes de ligature du cholédoqi (('.harcot et Gombault, Chambard, von Wittich, etc.), j’ai cherché, avec m( collègue et ami Ribadeau-Dumas, à faire l’opération sur le cobage^ ans aseptiquement que possible : les conséquences de l’opération sont en eff très variables suivant qu’il y a ou non infection diffuse de l’arbre biliair après la ligature du canal excréteur du foie. Nous avons pu ainsi obten

l’animal en expérience nous a permis de constater que la transformatic du foie était alors complète ; en regardant les coupes, on a l’aspect d’ui glande tubulée parfaite : toutes les cellules hépatiques sont atrophiées. I foie est diminué de volume ; il est jaune pâle, sa surface extérieure, chagi

dur, résistant ; le tissu conjonctif est en effet devenu très abondant. Mais disposition de ce tissu conjonctif n’est nullement systématisée : on ne pe parler de « cirrhose biliaire », car l’atrophie de la glande est totale, le tisi fibreux est partout.

Nous avons pu vérifier pleinement ce qu’enseigne notre maître le docteui Brault : le fait saillant, c’est l'atrophie de la glande ; la compression par le tissu conjonctif ne s'exerce nulle part. A cet égard, il y a analogie complète

ccèdent dans le foie & la ligature du canal choléave dans les autres glandes après ligature de leur

ligature de ce vaisseau, au-dessus et au-dessous de la déchirure.

Si, au contraire, la déchirure s'est produite au niveau de l'abouchement de

pour éviter une ligature totale de la veine cave et pratiquer alors, soit la ligature latérale, soit la suture de la veine {Schede, Küster).

de la greffe, j’ai trouvé un nodule gros comme une noisette : à la coupe, la petite tumeur était kystique. Sur les coupes histologiques, on voit plusieurs grandes cavités kystiques revêtues d’un épithélium cylindrique ou cubique, bien vivant et fortement coloré. En certains points, cet épithélium pousse des prolongements en doigt de gant (V. fig. 2), qui s’infiltrent dans le tissu

tumeurs mixtes à tissus multiples, telle qu'on en rencontre soit au niveau de la région sacro-coccygienne, soit dans les glandes génitales [ovaire, testicule).

correspondant et en liant la branche artérielle primaire au ras du tronc de l’artère; j’ai ensuite réuni par quelques points la fente mésentérique ainsi produite et fermé les deux bouts d’intestin, après ligature en masse et surjet aéro séreux d’enfouissement. J’ai terminé par une entéro-anastomose latérale typique, isopéristaltique. L’opération avait duré trois quarts d’heure. Le chien supporta parfaitement cette opération ; il mangea dès le surlendemain et sa guérison était complète le dixième jour.

Ce résultal expérimental démontre donc que la résection du mésentère peut être prolongée très haut, jusqu’auprès du tronc de l'arbre mésentérique, pourvu que l'on ail soin de réséquer une longueur relativement très grande d’intestin grêle (V. fig. 6) .

Ce résultat confirme d’ailleurs ce que nous savions déjà de par l’expérience chirurgicale des ablations de tumeurs volumineuses du mésentère; souvent, en pratiquant ces opérations, les chirurgiens se sont vus amenés à réséquer à la périphérie de très grandes longueurs d’intestin [jusqu’à 3 mètres (Ruggi)], qui, privé de ses vaisseaux nourriciers, se serait certainement sphacéié. Car ii faut distinguer entre les anastomoses physiologiques, les seules importantes au point de vue chirurgical, et les anastomoses anatomiques ; du fait qu’une injection artérieiie poussée par une branche queiconque de i’artère mésentérique remplit tout le réseau de cette artère, il ne faut nullement en conclure que la ligature du tronc de cette artère, ou de plusieurs des branches, sera, facilement supportée ; la paroi de l’intestin, privée d’une circulation suffisante pendant plusieurs heures, devient facilement la proie des microbes contenus dans sa lumière, et il en résulte infailliblement un sphàcèle partiel, suivi de perforation; à défaut d’autres

moïdes, purement ectodermiques, observés si souvent à la face et au cou et devraient en être définitivement séparés ; ils se rapprochent, au contraire, beaucoup des embryomes du testicule et des kystes dermoïdes rétro péritonéaux à structure complexe: Pour toute cette série de kystes dermoïdes, qu’il vaudrait mieux appeler embryomes kystiques^ avec Wilms et Bonnet, Texplication pathogénique actuellement la plus vraisemblable est celle de

— des muqueuses : langue,

joue, larynx, œsophage, amygdale,

Cette statistique globale nous montre déjà un fait intéressant : c’est la fréquence des cellules géantes dans les épithéliomas pavimenteux^ qu’ils aient pour point de départ la peau ou les muqueuses à type malpighien. Si même

géantes était un épithélioma pavimenleux développé sur une vessie atteinte de leucoplasie et que le cancer du rein était un épithélioma pavimenteux du bassinet infiltrant le rein, nous pouvons dire que les cellules géantes ne se rencontrent que dans les épithéliomas pavimenteux. Jamais nous n’en avons trouvé dans les épithéliomas du tube digestif, du sein, de l’ovaire, du corps utérin. Ces constatations sont en parfait accord avec celles des auteurs qui se sont particulièrement occupés de cette question (Petersen, Becher et

dont on peut étudier les caractères sur la planche I, l’apparence de la cellule géante qui se développe autour d'un corps étranger^ un fil de ligature non résorbable, par exemple (V. planche) ; c’est le type de la Fremdkôrperriesenzelle des auteurs allemands.

Le point intéressant est de savoir quel est le rôle de ces cellules géantes ?

cellules géantes ont ici le rôle de véritables macrophages : elles englobent et éliminent par un processus de phagocytose des débris de globes cornés, des cellules cancéreuses dégénérées, des fragments du noyau et du protoplasma. Elles jouent un rôle comparable à celui desostéoclastes.danslarésorption du tissu osseux ; elles leur ressemblent d'ailleurs beaucoup ; on sait qu’il est facile de provoquer l’apparition de cellules géantes absolument analogues à celles dont nous parlons ici, en greliant dans le tissu cellulaire d’un animal

Archives-de Médecme exiermentale

jnents cancéreux Ji'est pas douteux et nous l’admettons facilement avec .tous ceux qui se sont occupés de cette question. Mais certains auteurs allemands, entre autres Petersen, sont allés plus loin et n’ont pas hésité à parler de Sponlanheilung des Krebses, de guérison spontanée du cancer, en se basant sur la présence de ces cellules géantes dans certains épithéliomas pavimenteux. Nous croyons que c’est là une exagération manifeste, une conclusion qui dépasse de beaucoup les faits observés. En effet, jamais nous n’avons vu de cellules géantes s'attaquer directement à des cellules cancéreuses en activité; toujours les cellules géantes englobaient des matériaux morts, des produits de l’évolution (globes cornés) ou de la dégénérescence dn cellules épithéliales (cellules nécrosées).

Nous conclurons donc en disant que : le terme de « cancérophages » appliqué aux cellules géantes, que l'on rencontre relativement très souvent dans les épithéliomas pavimenleux, n'est pas exact et qu'il faut le remplacer par celui de « nécrophages », la cellule géante ne détruisant que les parties mortes

de guérison spontanée du cancer, en invoquant la présence de ces cellules géantes, soit au niveau du néoplasme lui-même, soit de ses métastases.

Les greffes néoplasiques sont assez rarement spontanées, et le plus souvent elles sont consécutives à une intervention chirurgicale. C’est ainsi

tiens incomplètes de néoplasmes mammaires, ou que, à la suite de la ponction d’une ascite cancéreuse, on a constaté le développement d’un noyau néoplasique dans l’épaisseur de la paroi abdominale, au niveau du trajet du

Dans ce travail, j’ai rapporté 4 observations nouvelles de greffes néoplasiques, dont une est un exemple très net de greffe spontanée. 11 s’agit d’un

tant avec une ulcération épilhéliomateuse de même structure située sur la paroi vaginale postérieure, c’est-à-dire dans une région tapissée d'épithélium pavimenleux; cette ulcération, tout à fait indépendante de la tumeur primitive, était survenue spontanément; il était donc évident qu’elle était

reproduisait le type des épithéliomas intra-utérins (V, fig. 10). Ce fait ne peut être expliqué par le mécanisme de la métastase lymphatique rétrograde, car il n’y avait, macroscopiquement et histologiquement, aucune communication lymphatique entre les deux tumeurs. Il s’agit donc bien, dans ce cas, d’une

vaginale. Des faits analogues ont été observés au niveau du tube digesi c’est ainsi qu’on a vu des épithéliomas pavimenteux de l’œsophage, di langue et même de la face, s’accompagner de véritables greffes d’épit lioma pavimenteux au niveau de l’estomac.

Les autres observations sont des cas de greffes consécutives à des inl ventions chirurgicales. Dans un cas, il s’agit d'un kyste de l’ovaire, bana

déjà à la partie moyenne de la jambe. Malgré une amputation de cuisse pratiquée aussitôt, le malade mourut le troisième jour.

. Dans la sérosité fétide mêlée de gaz prise dans les muscles mortifiés, nous avons trouvé trois espèces microbiennes : un bacille présentant les caractères essentiels du coli-bacille, un staphylocoque liquéfiant la gélatine et enfin un bacille spécial, que nous avons proposé d’appeler le bacille septique aérobie. Ce bacille n’est identifiable à aucune des espèces classées : par certains caractères, il se rapproche du vibrion septique de Pasteur, mais par d’autres, il s’en distingue complètement.

Nous avons retrouvé le bacille septique aérobie dans un autre cas de gangrène gazeuse du membre inférieur, terminée celle-ci par la guérison, après dé multiples incisions.

Le bacille septique aérobie est pathogène pour le cobaye : il détermine tantôt une gangrène gazeuse à tendance envahissante, avec hypothermie progressivement accentuée jusqu’à la mort, tantôt une infection générale sans

Nous avons repris avec Legros l’étude des lésions histologiques des muscles dans la gangrène gazeuse et nous avons pu constater nettement de graves altérations de dégénérescence zenkérienne.

Dans deux autres cas de gangrène gazeuse terminés l'un par la mort, l’autre par la guérison après amputation de cuisse, nous avons trouvé dans le premier cas un bacille anaérobie très voisin du Bacillus perfringens de Veilîon, dans l’autre,des pyogènes communs unis à un bacille aérobie spécial, très virulent pour le cobaye, mais différent du bacille septique aérobie déjà

De toutes ces recherches, nous pouvons conclure que la gangrène foudrogante de Maisonneuve, la gangrène gazeuse aiguë, infection à type clinique bien spécial, de pronostic extrêmement sévère, heureusement rare aujourd'hui, ne correspond à aucune spécificité microbienne précise.

Elle n’est môme pas l'apanage de microbes réunis par un caractère com-

aérobie pouvait réaliser complètement, chez l’homme et chez le cobaye, le type anatomo-clinique de la gangrène gazeuse.

recueillir le liquide, nous pratiquions une ponction à travers unè escarre superficielle, déterminée par un léger attouchement au thermocautère et nous aspirions avec une seringue aseptique le contenu de la vaginale. Avec le liquide, nous faisions, d’une part, des lamelles pour l’examen direct, d'autre part, des cultures dans des milieux aérobies et anaérobies.

Les i5 examens ont donné les résultats suivants :

Sur 7 vaginalites, au cours d’épididymite blennorrhagique, 2 fois nous n’aVons rien trouvé, 1 fois l’examen direct et les cultures ont montré la présence du gonocoque, 1 fois le liquide contenait du streptocoque en chaînettes courtes, 1 fois du staphylocoque blanc, 2 fois du streptocoque en chaînettes courtes, associé dans un cas à du staphylocoque blanc, dans l’autre à du staphylocoque doré.

Sury vaginalites, au cours d’orchi-épididymites uréthrales,suitesde cathétérisme, nous avons trouvé dans le liquide, i fois du coli-bacille, 1 fois du staphylocoque blanc, 1 fois du streptocoque en chaînettes courtes, 1 fois du streptocoque en chaînettes courtes associé à du staphylocoque, 1 fois du streptocoque en longues chaînes associé à du staphylocoque. Sauf dans ce dernier cas où l’épanchement de la vaginale a suppuré, tous les autres épanchements ont guéri spontanément.

Enfin, dans un cas de vaginalite chez un vieillard dont le gland était extrêmement sale, mais qui n'avait pas d’écoulement uréthral et ne s'était pas sondé, nous avons trouvé du staphylocoque blanc.

Les examens sur lamelles nous ont montré également l’abondance des leucocytes polynucléaires dans le liquide de l’épanchement, caractère cytologique décrit par Widal et Ravaut dans les épanchements séreux d’origine

Ce qui ressort de ces faits, c’est que le liquide constamment épanché dans

infectieux dont le rôle pathogène ne nous semble pas discutable. ■

Ces constatations nous semblent plaider en faveur du traitement par la ponction précoce des épanchements de la vaginale, au cours des orchi-épididymites aiguës.

En effet, en ponctionnant la vaginale remplie de liquide, on soulage beaucoup le malade et on enlève un liquide contenant des microbes pathogènes. 0’autre part, ces résultats bactériologiques nous montrent que l’épididy-

les microbes pyogènes actuellement inoffensifs qui habitent normalement le canal de l'urèthre (staphylocoque, streptocoque et probablement aussi l’entérocoque) exaltent leur virulence au cours de l’uréthrile gonococcique et ce sont eux qui semblent surtout, d’après nos examens, responsables des complications épididymaires de la blennorrhagie.

Organes génito-urinair Glande mammaire.

Glandes salivaires.

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