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TRAVAUX DE PATHOLOGIE EXTERNE ET DE CHIRURGIE

réalité absolument indépendant de la glande. La paroi du kyste était formée par une couche conjonctive épaisse, tapissée d’endothélium en certains points, présentant en d’autres des altérations analogues à celles des pachyvaginalites. C’était donc un kyste séreux transformé en kyste hématique.

■ CAPSULES surrénales

de la capsule adipeuse du rein que j’ai eu îrvice de mon maître le docteur Hartmann, les observations analogues existant dans la ; 33 observations qui, jointes à notre obser-

Je ne peux résumer complètement ici ce travail de plus de i5o pages, dans lequel j’ai étudié, en dehorsdel’anatomiepathologique, les symptômeSyle diagnostic et le traitement des tumeurs solides du rein ; j’insisterai seulement sur les points qui me paraissent les plus intéressants ou les plus nouveaux.

Épithéliomes du rein à type surrénal (hypernéphromes). — C’est Grawitz qui le premier, en i883, montra que certains néoplasmes du parenchyme

aberrants intra-rénaux de la capsule surrénale. Ces inclusions surrénales inlra-rénales ne sont pas excessivement rares : déjà vues par Robin et Virchow, elles ont été rétrouvées par Kelynack, Rolleston, Pilliet; Berkeley

Askanazy, Beneke, Ambrosius, Lubarsch, Manasse, en Allemagne, Mac Weeney en Angleterre, Kelly en Amérique, En France, on admit difficilement la’théorie ^e Grawitz et, dans les traités classiques, on n’accorde qu’une courte mention à l’étude de ces épithéliomes du rein à structure surrénale.

Les épithéliomes du rein à structure surrénale, ou - hypernéphromes, se présentent à l’œil nu sous l’aspect de tumeurs de volume variable, mais généralement assez considérable (volume du poing, d’une tête de fœtus) ; ce >ont des tumeurs bosselées, de couleur rouge jaunâirCy ou même franchement jaune soufre, de consistance variable suivant les points, molle et diffluentepar places, la tumeur est en d’autres points formée d’un tissu très dense, criant sous le scalpel,, quelquefois même calcifié. A la coupe on ren-

Le néoplasme est engjénéral assez bien encapsulé et refoule lè rein dont il est alors séparé par une zone de tissu fibreux dense (V. fig. 33) ; plus rarement

Ges tumeurs ont une tendance toute particulière à infecter les vaisseaux veineux : sur 7 cas Israël a vu 3 fois la veine rénale envahie ; nombre d’auteurs insistent également sur ce fait; aussi la fréquence des métastases pulmonaires, hépatiques, osseuses, est-elle considérable dans tous ces hypernéphromes (Lubarsch, Targett).

La généralisaUon de la tumeur aux ganglions lymphatiques est encore peu connue ; mais il semble bien qu’elle soit plus rare que la généralisation par voie sanguine.

,6 néphrectomies chez Tentant, 2 morts d’extension considérable de la tumeur 01

chexie trop avancée (ce qui est malheureusement un cas fréquent chi tant), le chirurgien est parfaitement autorisé à faire chez Tentant

La question des survies après les néphrectomies pour néoplasme

sation dite de ballottement ; son volume est variable suivant les cas, mais elle peut atteindre de grandes dimensions, comme dans notre seconde observation personnelle. Comme la tumeur est rétro-péritonéale, elle refoule

de l’abdomen, dont on fixe immédiatement les résultats avec le crayon du miographique, on voit que ces tumeurs rappellent beaucoup cliniquement les tumeurs du rein. Dans certains cas, la tumeur surrénale, par son développement progressif, refoule le rein en bas, le luxant de la fosse lombaire ; parfois on a pu constater cliniquement ce déplacement secondaire du rein (Cohn), et c’est là un symptôme de premier ordre, malheureusement trop rarement constaté. Le diagnostic des tumeurs surrénales est extrêmement difficile, on le comprendra facilement, et dans l’énorme majorité des cas,

l’on considère que le diagnostic était toujours très hésitant et que, par conséquent, les chirurgiens ont préféré voir exactement les connexions de la tumeur avant d’en tenter l’ablation. Dans plusieurs cas, les chirurgiens ont fait simultanément l’ablation de la tumeur surrénale et la néphrectomie ;

surrénales normales ou dans des glandes déjà néoplasiques (adénomes, épithéliomes et sarcomes).

Nous avons surtout étudié ces deux dernières catégories, qui constituent, à elles seules, la classe des grands kystes, ou kystes « chirurgicaux » de la

Les kystes séreux ou lymphangiomes kystiques de la capsule surrénale ■semblent plus fréquents que les kystes glandulaires ; d’autre part, comme ils peuvent atteindre de grandes dimensions, ils présentent un intérêt chirurgical particulier. Ces kystes sont formés par une paroi conjonctive épaisse contenant parfois des fibres musculaires lisses, et leur cavité est revêtue d’un endothélium aplati : ils sont soit uniloculaires, soit pluriloculaires. Mais dans ce cas l'une des cavités l’emporte en général de beaucoup sur les

kyste uniloculaire. Parmi les 9 observations que nous avons rapportées de kystes de la capsule surrénale, 3 fois il s'agissait de kystes séreux.

Dans notre observation personnelle, nous avons eu aussi affaire à un kyste séreux vraisemblablement d’origine lymphatique, développé dans la capsule surrénale gauche ; cette glande presque complètement détruite n’était plus représentée que par les débris microscopiques, que nous avons heureusement pu retrouver dans la paroi de la poche {V. fig. 54).

Nous ne savons rien de certain, naturellement, sur l’origine de ces kystes séreux, ou lymphangiomes kystiques de la capsule surrénale ; très probablement ils se développent aux dépens d’une malformation primitive des lymphatiques de l’organe ; leur développement est en général fort lent et progressif ; leur contenu est séreux, très pauvre en éléments cellulaires, tenant souvent en suspension des parcelles de cholestérine, comme dans notre observation personnelle. Il est probable que certains de ces kystes

malion chronique de leur paroi : c’est une transformation analogue à celle de l’hydrocèle vaginale en hématocèle, de la vaginalite séreuse simple en pachyvaginalite hémorragique.

Les pseudo-kystes de la capsule surrénale répoudeut à deux catégories principales de faits : 1“ hémorragies et nécrobiose dans le parenchyme d'une capsule surrénale normale ; 2° hémorragies et nécrobiose dans une capsule surrénale déjà malade (tuberculose plus souvent que néoplasme).

Les symptômes de ces grands kystes de' la capsule surrénale sont très vagues et leur diagnosUc clinique est pour ainsi dire impossible.

Comme cm kystes sont toujours unilatéraux, ils ne déterminent jamais le

malades porteurs de ces kystes ; et ce n’est donc pas par l’étude des symptômes généraux que l’on peut arriver à en faire le diagnostic.

Par conséquent il ne reste guère que les signes physiques qui pourront per-

par leur évolution les ky.sles hydatiques du foie ou les kystes du pancréas.

Ces kystes donnent lieu parfois à des phénomènes douloureux très marqués (Henschen et Routier ) : ainsi, dans l'observation de Routier, il existait

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