GLANDES SALIVAIRES
il faut ajouter l’observation personnelle que nous avons rapportée dans notre
L'immunité relative dont semblent jouir les glandes salivaires de l’homme à l’égard du bacille de Koch, paraît confirmée par les expériences de E. de Paoli. En 1898, cet auteur a montré que l’inoculation intraglandulaire des produits tuberculeux humains dans les glandes salivaires du cobaye et du lapin, échouait le plus souvent.
Dans notre obervalion, comme dans la plupart de celles que nous avons rassemblées, il est vraisemblable que l’infection tuberculeuse s’est faite par la voie sanguine ou lymphatique ; en effet, les lésions tuberculeuses prédominent nettement à la périphérie des acini. Ce fait anatomique permet de
observé dans le service de notre maître, le professeur Terrier. Il s’agissait d’une plaie du canal thoracique faite au cours de l’extirpation d’un volumineux paquet de ganglions tuberculeux du côté gauche ; nous vîmes, au cours de l’opération, le chyle s’écouler par la plaie du vaisseau béant et nous pûmes aussitôt faire la ligature du canal thoracique. Le malade guérit sans
les observations publiées, et de l’étude de ces documents joints à notre ob-
bout périphérique du canal n’entratne aucune conséquence fâcheuse, ainsi que le montrent, d’une part, les observations humaines rapportées ici et, d’autre part, de nombreuses expériences pratiquées sur les animaux. La suture du canal thoracique n’a été faite avec succès qu’uue seule fois par Cushing (de Baltimore); c’est une opération d’exception, ne s’adressant qu’aux cas rares de plaies incomplètes.
2* Si le chirurgien ne reconnaît la blessure du canal thoraciqueque dans les jours qui suivent ropération,il devra se contenter le plus souvent* faire un tamponnement serré de la plaie; on obtient en général ainsi rapidement la guérison ; la réouverture de la plaie opératoire, la recherche du canal et son
Dans ce mémoire, nous avons attiré l’attention sur une variété relativement fréquente de kystes branchiaux du cou, dont la paroi présente une structure tout à fait analogue à celle de la région amygdalienne. Ces kystes ne sont pas des kystes dermoïdes,ni non plus des kystes mucoïdes,ce terme
servé; l’épithète i'amijgdahïde serait la seule convenLle, si l’on veut bien adopter ce néologisme. Nous avons rapporté dans notre mémoire deux observations nouvelles de ces kystes, avec examen histologique complet
(V.rig.63et64).
Voici comment on peut interpréter et classer les différents kystes congé-
des lymphangiomes kystiques, pour ne parler que des kystes branchiaux, t" Kystes branchiaux dermoïdes véritables. — Ils ont un revêtement
des poils, des glandes sébacées, des glandes sudoripares. Ils sont très vraisemblablement dus à l’enclavement d’une portion de la face externe, ectodermique, d’une poche branchiale, presque toujours la deuxième pour les kystes latéraux du cou, qui occupent la région carotidienne dans toute sa
rapporté dans notre travail deux observations. Ils ont un revêtement formé
il provoque un ramollissement cérébral. On a dit que ces accidents, si bien décrits autrefois par Richet, tenaient surtout à \'infection. Nous croyons que c’est là une opinion exagérée; il est bien certain qu’une ligature septique donne plus facilement lieu à une thrombose étendue de l’artère ; mais même avec une ligature aseptique, il se forme un caillot au point où la
première collatérale (nous nous en sommes assuré par des expériences sur
ter, comme dans notre observation jusqu’à la sylvienne et l’oblitérer. L’infection opératoire, nulle dans notre observation, puisque la plaie était réu-
pas dans ces sortes d’accidents le rôle prépondérant qu’on lui a attribué et il est certain que la ligature de la carotide interne au niveau du cou reste une opération grave et d’issue toujours aléatoire.
Remarquons que la simple ligature de la carotide primitive à la base du