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I. — MÉDECINE

L’Epilepsie psychique dans ses rapports avec l’aliénation mentale et la criminalité. (J.-B. Baillière, Paris, in-8° 1898).

Les équivalents physiques de l’Epilepsie. Nom., Montp. Méd. 1900.

efforcé de rendre aussi exacte que possible) dé VEpilepsie larvée et des équivalents épileptiques.

tredit, celle des manifestations psychiques de l’épilepsie, à cause des rapports étroits de ces formes avec les questions de diagnostic médico-légal et de responsabilité. Aussi leur avons-nous consacré toute notre attention, et l’étude de l’épilepsie psychique constitue en conséquence la partie la plus importante de ce travail d’ensemble.

Dans une Revue Générale dont le Progrès Médical (Décembre 1900, Jan-

I. — Les équivalents physiques de l’épilepsie comprennent des manifestations paroxystiques motrices, sensitives, viscérales,

a) Des formes motrices incoordonnées: tremblement (Billod, Féré', claquement de dents, crampes et contractures (Féré), cris (Aussoleil, Billod), éclats de rire (Trousseau, Mairet), pleurs Billod), bâillements, éternuements, hoquet, toux, etc.

b , Des formes motrices coordonnées , se présentant soit sous forme d'actes rudimentaires : mâchonnement, épilepsie buccopharyngéc de Falret, sauts, actes de préhension, etc..., soit sous forme d'actes complexes : épilepsie marmottante (délire phonétique de Blandet, muttering epilepsy de Cheadle), tic de Salaam (Féré), épilepsie procursive (Bourneville et Bricon, Mairet, Ladame, Lemoine). ,

c) Des formes paralytiques , surtout fréquentes dans l’épilepsie symptomatique et se présentant sous forme de monoplégies , d 'hémiplégies, de paraplégies (rare) temporaires, ou encore sous forme d 'aphasie (Stevens et Hughes), ou d'al laques apoplectiformes (Trousseau;.

Les syndromes ou équivalents sensitifs , vaso moteurs et viscéraux (chapitre ÏI) comprennent :

a) Des formes sensitives proprement dites , picotements, fourmillements, engourdissements douloureux, paresthésies paroxystiques (Charcot, Pitres, Esqujrql).

b) Une forme vaso-motrice décrite par Venturi.

\ c) Des formes viscérales: crises gastriques, intestinales, rectales, angine de poitrine, palpitations, tachycardie, bradycardie ; troubles laryngés (spasmes de la glotte, asthme de Kopp), asthme, incontinence d’urine, pollutions nocturnes (Zucarelli) ; migraine, névralgie épileptiforme (Trousseau, Desplats et Didier).

Les syndromes ou équivalents sensoriels (chap. III) comprcn-

a) Des formes visuelles , tantôt rudimentaires : éblouissements, éclairs, visions lumineuses, globe de feu (Pitres); tantôt à forme de migraine ophtalmique (épilepsie sensitivo-sensorielle de Charcot, Sarda), tantôt sous forme d’amblyopie ; enfin, sous forme d’hallucinations très précises (Delegrange, Hamilton, Jackson et Beevor).

b) Des formes auditives, rudimentaires : brouhaha, rumeurs

sourdes, grondements ; ou précises : hallucinations, audition de voix, de paroles iHamilton, Pitres).

cj Des formes olfactives ét gustatives presque toujours en rapport avec une épilepsie symptomatique de tumeurs cérébrales.

Ces divers équivalents sont en quelque sorte le contrôlé pathologique des données physiologiques sur les localisations cérébrales. La production isolée de ces troubles répond à des excitations limitées à certaines parties des centres nerveux. Aussi, dans beaucoup de ces états, y a-t-il intégrité relative de

II. — L’Epilepsie psychique contracte d’étroits rapports avec l’aliénation mentale et la criminalité ; elle soulève d’intéressantes questions de diagnostic pathogénique et de responsabilité.

Reprenant la question dans son ensemble, nous avons tenté

et pathogéniques. Nous nous sommes surtout efforcé de dégager les caractères’généraux des équivalents psychiques de l’épilepsie, et, nous gardant bien de les enfermer dans un cadre inflexible

pris à part, n’est constant et pathognomonique. Aussi, pour arriver à un diagnostic, précis, qui est la base essentielle de toute discussion de responsabilité, proposons-nous d’adjoindre , à la méthode clinique, essentiellement. subjective, une méthode objective, expérimentale en quelque sorte, rendant impossible la simulation, et basée sur la recherche des modifications impri-

Notre travail est divisé en trois parties :

Première Partie.— Dans un chapitre consacré à Y historique de l’épilepsie psychique (chap. I), nous montrons celle-ci, à peine 1 soupçonnée avant Morel, entrevue par Billod, Bouchet et Cazauvieilh, ébauchée par Cavalier, Dumesnil, esquissée par Trousseau dans sa description du petit mal, au cadre trop élastique, enfin dégagée, établie, démontrée par Morel et sortant de toutes pièces de la mémorable discussion de la Société Médico-psycho.

logique 11873), et confirmée par tous les travaux ultérieurs, parus en France et à l’Etranger.

Dans un second chapitre, nous nous efforçons de définir l 'épilepsie larvée, dont l’épilepsie psychique est l’expression-la plus pure, et nous montrons l’insuffisance des divers critériums clinique, anatomique et même thérapeutique pour lever les doutes concernant ces formes comitiales atypiques.

Deuxième Partie. — La deuxième partie est consacrée à l’étude clinique, étiologique et pathogénique de l’épilepsie psychique.

L’épilepsie psychique est une modalité clinique de l’épilepsie se traduisant par des troubles intellectuels survenant sous forme de paroxysmes accompagnés d’altérations de la cons-

Nous distinguons (chap. II).

1) Des formes avec excitation.

2) Des formes avec dépression.

3) Des formes alternes ou doubles.

1. Les formes avec excitation sont tantôt simples,, tantôt s’accompagnent d’actes nuisibles, délictueux ou criminels.

a) VEpilepsie criminelle ou délictueuse comprend : la manie avec fureur, les impulsions à l’homicide, au suicide, l’impulsion à l’incendie, au vol, à l’exhibition, et les formes délictueuses

b) L 'Epilepsie délirante simple comprend : la manie épileptique simple, des impulsions diverses ordinairement non délictueuses (onomatomanie, dipsomanie, actes automatiques, etc...) et l’automatisme comitial ambulatoire.

2. Les formes avec dépression sont étudiées en deux paragraphes consacrés : le premier à la stupeur comitiale, qu’elle se produise sous forme de paralysie psychique, de simples pauses de la conscience, ou de stupeur proprement dite ; le second à la narcolepsie épileptique.

dépression post-paroxystique, sommeil invincible ; reproduction photographique des mômes actes à intervalles répétés;; enfin, inconscience, amnésie. Les différencier d’actes analogues qu’on peut observer dans la paralysie générale, l’alcoolisme, l'hystérie, le somnambulisme, chez les dégénérés, chez les aliénés- 2° Elude des troubles morbides antécédents. — Modifications du caractère; caractère épileptique ; troubles comitiaux anté-

3° Etude de l'hérédité du sujet. — (Névroses, psychoses, alcoolisme des ascendants directs ou médiats).

4° Recherche de modifications fonctionnelles constantes.

a) En dehors de tout paroxysme : Iiypotoxicilé urinaire constante et considérable (Mairet et Vires). Ce signe est fonction de la névrose et . en constitue un stigmate permanent, qu’il faut à tout prix rechercher.

Cette hypotoxicité se distinguera de celle des arlérioscléreux et des brightiques par l’épreuve du bleu de méthylène ; de celle de l’hystérie, par son degré plus considérable, par le caractère convulsivant de l’urine épileptique injectée au chien ; par la diminution de l’azote et du phosphore total, qui accompagne les Crises hystériques, au lieu que chez l’épileptique cos éléments, comme

6) A l’occasion des paroxysmes :

«) Modification des échanges organiques. — Augmentation de Yurée ; augmentation considérable des phosphates , portant sur¬

rapport des deux ordres de phosphates (Mairet).

Albuminurie post paroxystique (Voisin).

f Disparition de Vhypotoxicité urinaire et retour à la toxicité normale (5o-86 centim. cubes par kilogr. Mairet et Bosc).

8 Modifications de la température générale. — Il y a, d’une façon générale, au sortir du paroxysme, une réaction de 3 à 6 dixièmes de degré, tendant à faire augmenter la température (Mairet et Bosc).

Quand on aura groupé ce faisceau de preuves, on , aéra en

L 'élude médico-légale (Chap. II) est de la plus haute importance. Il y a plusieurs points à envisager :

1" Un. médecin qui a diagnostiqué une épilepsie psychique doit délivrer à son client un certificat préventif (Legrand du Saulle, Charcot, Brouardel), dont celui-ci sera toujours porteur,

2* La responsabilité de l’épileptique en général, et de l'épilèptique psychique en particulier, varie suivant les rapports de temps qui existent entré ses paroxysmes et les actes qu’il,a;

a) Dans Y intervalle des accès, la responsabilité peut être complète, si, du fait de la névrose, il n’existe aucune atteinte aux facultés mentales du sujet ; elle peut être diminuée (circonstan-

tère épileptique ^irritabilité épileptique) ; elle peut être nulle Si la névrose a produit une atteinte profonde aux facultés mentales.

b) Au voisinage des accès, l’état de la responsabilité est fort malaisé à fixer. Elle doit être en général diminuée, parfois même nulle, s’il existe des périodes præ et post-épileptiques nettement marquées, associées à des modifications profondes du caractère dues à l’approche de la crise.

c) Pendant les accès, l’épileptique est essentiellement irrespon-

8* La séquestration doit suivre tout acte délictueux ou criminel commis par l’épileptique psychique, qui doit être considéré

Cette séquestration sera, non pas perpétuelle, mais conditionnelle, et l’époque de la sortie subordonnée à une très longue période d’observation et de contrôle, et aux résultats du

Hérédité. Étude clinique. — Premier fascicule : causes. — Étude statistique. — Prédisposition. (

Dans ce travail, basé sur des documents cliniques (un millier d'observations personnelles), nous nous efforçons :

des ascendants capables

façon précise quelles sont les maladies de se transformer par hérédité en folie

2° De rechercher l’importance du rôle de transmission joué dans l’hérédité par l’élément mâle et l’élément femelle ; d’établir quels sont, au point de vue de l’avenir de la race, les résultats de l’hérédité.

3° D’étudier les effets de l’hérédité chez les descendants qui ont abouti à la folie ; de rechercher si ces effets diffèrent suivant la cause héréditaire qui les a produits et s’il y a un rapport à établir entre la modalité de la cause et la modalité de l’effet.

Ce travail doit être divisé en cinq livres.

Dans le premier , nous faisons l'Etude des causes héréditaires de la folie.

Le deuxième est consacré à Y Etude statistique de l’hérédité.

Le troisième comprend l’étude de la Prédisposition.

Le quatrième sera consacré aux formes A'Aliénation mentale issues de l’hérédité.

A'Hêrédité combinée , où de multiples facteurs héréditaires s’as-

Nous n’avons, pour l’heure présente, mené à bonne fin que la première partie de ce travail de longue haleine, et nous ne.présentons à nos juges que les trois premiers livres réunis en un fascicule. Cet ouvrage sera ultérieurement complété, et ce, à bref délai.

Vépilepsie, rechercher sur quelles basés sé fondaient les aüteur's,' nous avons vu que leur opinion était basée moins sur des faits précis de transformation héréditaire que sur la simple constatation de l’association plus ou moins fréquente des diverses névroses dans une môme famille, ce qui indique simplement une parenté morbide et non une transformation héréditaire. Nous avons vu aussi que les observations relatées par les auteurs, ou bien sont négatives au point de vue de la transformation héréditaire de l’épilepsie en aliénation mentale (Bouchet et Cazauvieilh), ou bien se rapportent à des cas dans lesquels on retrouve chez les ascendants en même temps l'aliénation mentale et l'épilepsie , de sorte qu’il est inutile d’invoquer une transformation héréditaire de l’épilepsie, la folie des ascendants suffisant pour expliquer le développement de l’aliénation mentale chez le descendant (observations de Foville, Doutrebente, Echeverria). Nous avons enfin constaté que, dans les, très rares cas où l’association précédente n’existe pas, les auteurs n’indiquent point, — fait cependant de la plias haute importance, r— la modalité revêtue par la folié du descendant, de sorte que l’on ne peut savoir si céttô dernière n’est pas de nature épileptique.

Nos recherches personnelles, portant exclusivement sur des cas dans lesquels n’existait, chez les ascendants, que la seule épilepsie , les descendants étant devenus aliénés, nous montrent

i° L’hérédité épileptique simple est très rare chez les aliénés (0,9 pour 100).

2° Dans tous les cas, Y épilepsie a existé chez le descendant

3° C’est sous l’influence de son épilepsie propre que le descendant réalise,:

a) Soit un arrêt de développement intellectuel,

b] Soit un déiire ou une folie post-épileptique, .

, c) Soit un délire équivalentaire (épilepsie psychique),

d) Soit enfin. une, aliénation mentale marquée ?au coin de l’épilepsie.

D’où nous concluons : que l'épilepsie ne se transforme pas

■ Livre IL — Etude statistique. — Nous ne pouvons suivre pas à pas cette partie dé notre travail. Nous en donnerons seulement les résultats.

mentale ; toutefois l'hérédité névrose (hérédités vésanique', psychique, nerveuse, réunies) est Beaucoup plus fréquente que l'hérédité physique (hérédités cérébrale, alcoolique, diathésique,

Dans* son ensemble, l’hérédité atteint davantage te sexe masculin que le sexe féminin, dans la proportion d’un quart ; ceci est très marqué dans l'hérédité physique.

Dans l’hérédité névrose, l’influence héréditaire de la mère est plus marquée que celle du père ; dans l’hérédité physique, c’est le contraire (Chap. I).

Au point de vue des effets de l'hérédité sur la famille: la natalité, en règle générale, ne varie pas ; elle ne diminue que dans les générations suivantes (oü l’un des procréateurs

sans être encore malade (c’est-à-dire aliéné, dans le cas particulier qui nous occupe), sans être cependant en étathygidé,

. cèlui-ci se trouve en état d’aptitude morbide, c’est-à-dire enclin à concevoir l’aliénation mentale d’une manière spontanée ou sous l’influence des impressions extérieures.

Mais, en matière d’aliénation mentale, les limites de la prédisposition s’étendent singulièrement et ont besoin d’être

précisées. C’est ainsi que, à côté de la prédisposition simple , Ordinaire et banale répondant à la définition précédente, force nous a été d’admettre, dans le cadre de la prédisposition,,des états morbides dont la place nosologique est, somme toute, mal définie. Il s’agit des arrêts de développement intellectuel (idiotie^ imbécillité) ; il s’agit des obsessions, des impulsions, des états syndromiques que d’aucuns classent dans les limites faciles et larges de la dégénérescence. L’idiotie, lés syndromes, consti-

définis, et distincts de l’aliénation mentale ordinaire. Les idiots,

les imbéciles, les syndromiques, on ne peut le méconnaître, versent avec une grande fréquence dans l’aliénation mentale : ils sont porteurs d’une prédisposition puissante à la folie. Ces individus, déjà pourvus d’une maladie, sont donc, de par celle-ci, candidats à la folie. Or, leur maladie est elle même, les faits le ^démontrent, d’origine héréditaire. Ils sont donc prédisposés par hérédité àla folie , et, comme tels, force nous est de faire entrer ces états dans l’étude de la prédisposition. A côté de la prédis¬

position simple , banale, existe donc ici une prédispositionmaladie à caractères nets et tranchés. Il n’y a rien là d’ailleurs

de contraire aux lois de la pathologie générale qui nous me trent que les souffrances préalables d’un organe peuvent appeler de nouvelles, d’une nature différente..

Ceci posé, la prédisposition nous apparaît tantôt dépourvue de toute marque extérieure, prédisposition sans stigmates (Chap. II), tantôt plus ou moins richement désignée à nos yeux par des signes révélateurs ou stigmates. Ces stigmates sont psychiques (stigmates intellectuels, stigmates moraux, stigmates de l'être sentant, émotivité, stigmates de l’être voulant», ou

et les perturbations fonctionnelles, -les déviations morales (perversions morales : égoïsme outré; et ses dérivés, jalousie, haine, méchanceté, cruauté ; — impressionnabilité morale anormale : philanthropie extravagante, zoophilie ; — déséquilibre moral, si

Les stigmates de l'être sentant (Chap. V) donnent lieu à üne étude aussi approfondie que possible des manifestations de Y émotivité, qui sont pour ainsi dire à la base de tous les phénomènes présentés par les prédisposés.

(vivacité, emportement, colère, mobilité) ;

2° Vémotivité avec dépression (timidité, sauvagerie, misanthropie, tristesse, mélancolie, hypocondrie) ;

3° Les alternatives d'excitation et de dépression;

4° L 'émotivité avec attraction , comprenant : a) les appétences :

le mal, mensonge, vol, etc...; appétences physiques pour le mouvement, la boisson, la nourriture, les excès génésiques, la noce, etc...); — b) les impulsions : [impulsions intellectuelles : maladie du pourquoi, onomatomanie, érotomanie ; impulsions morales : obsessions, scrupules, kleptomanie, jeu, prodigalité,

oniomanie, pyromanie, impulsions à l'homicide, au suicide ; manie, sitiomanie, impulsions génésiques).

5° L'émotivité avec répulsion , comportant l’étude des phobies: [phobies intellectuelles : certaines formes delà maladie du doute, nosophobie, etc... ; phobies morales : maladie du scrupule, craintes superstitieuses ; phobies objectives : peur des éléments, peur des espaces, peur des êtres, peur des choses.)

6° Les perversions de l'émotivité : perversions sexuelles.

. Enfin, après avoir étudié Y Evolution de la Prédispositio (Chap. VIII), tantôt spontanée, tantôt aidée, tantôt lentemei

crons les deux derniers chapitres (Chap. IX el X) à l’étude d( diverses prédispositions créées par chaque genre d’hérédité.

peu de stigmates physiques. Dans 3i % des cas on trouve un arrêt de développement intellectuel simple ou associé à d’autres troubles ; mais il relève toujours d’un arrêt intellectuel analogue chez les parents ; c’est une hérédité similaire. Dans le reste des cas, existent des anomalies psychiques pouvant revêtir toutes les formes étudiées. Mais le groupe le plus intéressant est celui des obsessions , des phobies, des impulsions , qui, dans 25 % des , cas, relèvent de l’hérédité vésariique, et dont les deux tiers prennent leur source dans upe hérédité lypémaniaque, fréquemment même dans la lypémanie suicide ; or la lypémanie est une folie essentiellement obsédante et impulsive. Il y a donc hérédité

La prédisposition par hérédité psychique se marque toujours (97 fois pour %) par des stigmates. .Ces stigmates sont accen-

rement de syndromes' analogues des parents, mais quelquefois aussi d’une simple émotivité dépressive [mélancolie, hypocondrie)

1 Enfin, en comparant la richesse des troubles des descendants

hérédité convergente, tantôt par l’association de maladies physirecrudescence des symptômes.

La prédisposition par hérédité nerveuse n’a aucun caractère spécial; les descendants sont eux-mêmes des épileptiques, des

La prédisposition par hérédité cérébrale , qu’elle aboutisse à une aliénation mentale névrose ou à une aliénation mentale organique, se fait remarquer par une fatigue cérébrale facile , par une impressionnabilité anormale de la cellule nerveuse en

buts du tempérament sanguin (céphalée, poussées congestives,

La prédisposition par hérédité alcoolique se traduit par des arrêts absolus du développement intellectuel, par la même impressionnabilité et la même fatigue cérébrale que dans l'hérédité cérébrale, par des perversions morales où la méchanceté et

la cruauté sont à mettre en relief, par des appétences, des impulsions, par des convulsions excessivement fréquentes, par la réalisation de l’épilepsie, de l’hystérie ; par des congestions cérébra-, les faciles ; enfin par des stigmates somatiques aussi nombreux qu’accentués.

De la prédisposition par hérédité diathésique, nous disons peu de chose : le descendant est avant tout un diathésique, et nous n’avons pas à faire le tableau de la diathèse.

En un mot, les prédispositions par hérédité physique sont marquées au coin de l’organicité.

Jetant un rapide coup <Pœil sur ce que nous a appris cette étude de la prédisposition, nous voyons que cette dernière peut se présenter à nos yeux sous les modalités suivantes, un peu schématisées :

i° Prédisposition sans stigmates ;

2° Prédisposition à stigriiatcs peu marqués, et tels qu’on en rencontre chez bien des individus normaux ;

3° Prédisposition à stigmates accentués ;

4° Prédisposition se traduisant surtout par du déséquilibre ;

5° Prédisposition à forme syndromique (obsessions, impul-

6° Prédisposition par arrêt de développement (Dégénérés véritables).

Si l'on ne craignait de forcer les analogies, on pourrait, parmi ces états, distinguer une petite insuffisance et une grande insuffisance cérébrale, de même que l'on distingue les petits et les grands accidents du Brightisme, une petite et une grande insuffisance hépatique.

La petite insuffisance, caractérisée par des accidents discrets (prédisposition sans stigmates ou à stigmates discrets), pouvant demeurer à ce stade ; pouvant faire progressivement place à des accidents plus marqués de grande insuffisance (capable d’ailleurs d’apparaître d’emblée', qui, elle, répond aux divers arrêts de développement intelleqtuel et moral, à ces troubles de l’émoti-

syphilitique (pseudo-paralysie générale syphilitique des auteurs)

2" Avec la période évolutive de la paralysie générale i ^

dans la deuxième et la troisième période , celui-ci serait le plus

3° Avec la nature de la paralysie générale :

Dans la paralysie générale vraie , on ne peut établir aucune

lysie générale.

Au contraire, dans la plupart des cas de paralysie généralisée syphilitique , on observe la modalité particulière rappelant le signe de Babinski (I, 2 4 ).

Ces constatations tendent à prouver que, dans les cas de paralysie généralisée syphilitique, il existerait un trouble unilatéral

drait à l’appui de l’existence de lésions localisées dans la plupart de ces cas de pseudo-paralysie générale syphilitique, ce qui viendrait apporter un nouvel argument en faveur de la théorie

à en juger d’après notre observation, ces formes nécessiteraient, , reins, comme le voulait Vulpian.

Syphilis médullaire précoce avec syndrome de Brown-Séquard

iHémiparaplégie avec hémianesthésie croisée). En collabora-: lion avec M. Brousse, professeur-agrégé, chargé du cours 1 de clinique dermatologique, flevue.de Médecine, 10 sept. 1906.

laires que nous attirons l’attention dans ce travail, que sur la modalité particulière revêtue, par la traduction symptomatique, des altérations spinales.

La méningo-myélite syphilitique, type de syphilis médullaire de beaucoup le plus commun (myélite transverse syphilitique), j a une tendance à ébaucher le syndrome de Brown-Séquard, Si l'on compare, en effet, les troubles moteurs aux troubles sensitifs, en essayant dé les juxtaposer, on constate que la paralysie est toujours plus prononcée dans l'un des membres inférieurs-, dans ce membre prédomine aussi l’hyperesthésie, tandis que Y anesthésié règne en proportions variables dans le membre opposé, celui où lès troubles moteurs sont moins marqués.

Dans quelques cas, assez rares (Charcot et Gombault, Armstrong, Folet, Hœrtel), la syphilis médullaire réalise ce syndrome à l’état de pureté à peu près complète.

Dans l’observation que nous avons relatée, le syndrome s’est manifesté avec netteté.

Tuberculose cutanée h manifestations multiples et variées. —

tosà, au niveau du gros orteil du pied droit, point de départ d’une série d’auto-inoculations de la surface tégumentaire ayant abouti à des lésions variées dans leur forme et d’extension muL tiple, réparties sur tout'le corps.

La malade présentait :

i° De la tuberculose verruqueusc en plaques végétantes, ayant déterminé des altérations éléphantiasifoi*mcs de tout un membre inférieur.

2° Des gommes scrofulo-tuberculeusës, avec ulcérations anfractueuses, siégeant à la joue, au cou, au bras.

3° Un placard de lupus tuberculeux vrai, siégeant sur la pommette gauche.

. Ce cas est une démonstration frappante de l’unité dénaturé des manifestations de la tuberculose cutanée.

Injections de sérum artificiel chez les tuberculeux. — En collaboration avec M. le Professeur Carrusu. IV 0 Congrès français de Médecine interne, Montpellier 1898.

Reprenant les tentatives de M. le Professeur Hutinel et de Sirot en vue d’établir une méthode de diagnostic précoce de la tuberculose, par une réaction thermique inoffensive, nous avons injecté à plusieurs sujets, une dose de‘20 cent. cub. de sérum artificiel dans le tissu cellulaire sous-cutané.

Un pleurétique ayant présenté d’une façon constante le schème n° 2 de Grancher ; une chloro anémique à sommets suspects; un blond vénitien à terrain favorable à l’éclosion bacillaire, ne nous ont donné que des résultats négatifs ; la température, dans les heures qui suivaient les injections, a présenté, sans modification appréciable, la variation diurne normale. Ajoutons, toutefois, que l’examen bactériologique des crachats, dans les trois cas mentionnés, a été constamment négatif quant à la recherche du bacille de Koch.

Ces recherches ont été continuées par le docteur Fonseca y

nôtres/abouti à des résultats négatifs. L’adulte est, peut-être, moins sensible que l’enfant à cès injections salines.

•diagnostic et.le cyto-diagnostic de latuber-

Ulcère perforant de la cloison nasale. Nouv. Montp. Médic. 1896.

Il s’agit d’une affection caractérisée par un processus ulcératif . se développant sur la cloison nasale, au niveau de sa portion cartilagineuse, processus graduellement extensif, tendant à une perforation, à laquelle il aboutit nécessairement, si sa marche n’est pas enrayée dès le début par un traitement approprié, et que son indépendance absolue vis-à-vis de la syphilis, delà tuberculose, du lupus, permettent d’ériger en entité morbide franchement isolée.

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