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V. — Divers (pH en clinique

l. — DERMATOLOGIE

Pelade décalvante aiguë d*origine émotionnelle (I).

Il s’agit de l’observation curieuse d’un enfant qui à l’âge de 9 ans présenta une alopécie rapide de tout le système pileux du corps.

X..., âgé de 12 ans (i^o), a perdu la totalité de ses cheveux, sourcils, cils, poils, à la suite d’émotions ressenties pendant l’un des grands bombardements de Nancy par avion.

En février 1916, à la suite d’un bombardement nocturne, tous ses cheveux tombent. Deux mois après ils étaient repoussés. En 1917, pendant un nouveau bombardement, passe une nuit dans une cave et au matin, en enlevant sa casquette, « tous ses cheveux restèrent dans sa coiffure », dit sa mère, il resta complètement glabre depuis. La systématisation complète de la dépilation indique que le trouble a porté sur l’ensemble de l’appareil endocrinien comprenant : la thyroïde, l’hypophyse, les surrénales. L’exploration du sympathique par

Tuberculose linguale et gingivale (3).

En 1921, voit apparaître des ulcérations des gencives inférieures, puis la langue se tuméfie et peu de temps après, le médius gauche et le genou gauche.

On note à l’entrée à l’hôpital : une tuméfaction des parties molles de la mâchoire inférieure, ï’haleine est fétide, les gencives sont violacées et décollées. Il en sourd un pus crémeux, la partie droite du maxillaire inférieur a été dégarnie de ses dents il y a plusieurs années ; à leur place le bourrelet gingival est ulcéré fongueux, la langue est tuméfiée. A sa face inférieure on remarque une longue fissure

et profonde à bords irrégulièrement découpés et remplie de magma caséeux, la moitié droite de la langue est presque sectionnée. II existe

une volumineuse adénopathie cervicale droite. Les souffrances sont modérées, mais la parole est gênée. L'alimentation est pénible, une

A l’entrée, on note une mélanodermie foncée, généralisée à tout le tégument. Pas de pigmentation des muqueuses, pas d’asthénie,

face antérieure des bras, on note des placards achromiques, au niveau desquels la peau est épaissie, infiltrée avec adhérence aux plans profonds. Les doigts des mains sont effilés, la peau est amincie et collée aux os, d’une coloration violacée, ils sont le siège d’un oedème dur qui les transforme en baguettes rigides et fuselées.

L’opothérapie thyroïdienne et surrénalienne n’ont amené aucune amélioration.

Le point intéressant de cette observation est l’existence de plaques de leucodermie.

M*"' X..., 54 ans, présente depuis six mois un zona ophtalmique intéressant l’œil gauche. A ce niveau, on note une lésion cornéenne s’étendant du limbe scléro-cornéen à l’ouverture pupillaire. Au-des^ sus du sourcil, lésion vésiculeuse en voie de cicatrisation. La lésion évolue au niveau de l’œil par poussées avec périodes d’améliorations

On institue un traitement par autohémothérapie : dès la première injection la photophobie disparaît. La malade est soulagée et on peut supprimer le pansement occlusif; après la cinquième injection tout a disparu ou est cicatrisé et la malade est guérie.

On ne peut donc qu’insister sur l’action favorabre de l’autohémothérapie sur l’évolution des zonas. Plus on commence le traitement au début, plus marqués sont les résultats. Car cette méthode reste inopérante sur les névralgies si rebelles qui succèdent au zona chez les sujets âgés.

Chéilite exfoliative traitée par la carbonique (11).

Il s’agit d’une observation de «

hyoïdiennes; au niveau de l’index gauche, à la face dorsale de la troisième phalange, ulcération circinée rouge violacée. Sur toute l’étendue de l’avant-bras gauche on note un trajet lymphangitique, le long duquel sont disposées de petites gommes crues ou ulcérées. Lésions érythémato-squameuses de la région trochantérienne droite; ulcérations croûteuses du talon droit, ulcérations profondes des orteils à fond papillomateux. Ulcérations nombreuses sur la jambe et le pied gauches. En somme cette malade présente, sur toute

profondément destructrices.

La longueur de révolution, Tabsence d’antécédents spécifiques personnels ou héréditaires, la sérologie négative, la présence de granulations lupiques autour de certaines lésions de la face, imposent le diagnostic de tuberculose cutanée à foyers multiples. L’état général

Impétigo varioliforme (15).

impétigo qui entraîna la mort en six jours.

KKImrn

de l’avant-bras indique des foyers lymphocytaires envahissant le

sont le siège d’un volumineux infiltrat lymphocytaire où l’on note en outre de nombreux polynucléaires et éosinophiles.

Le diagnostic posé est celui de mycosis fongoule K la période

Il s’agit d’un jeune fille de 21 ans, qui, en 1923, constate l’apparition d’une petite tuméfaction mobile dans le creux sus-claviculaire gauche; six mois après, cette tuméfaction remplit toute la fosse sousclaviculaire. La lésion est fort douloureuse et présente deux saillies rouges ; un médecin fait à ce niveau une ponction exploratrice blanche; bientôt, au point piqué, se développe une ulcération craté-

rapidement et perd ses forces. Quelques mois après, la figure s’cedématie et de nouvelles tuméfactions apparaissent sous les deux

Le B. W. est négatif. L’examen du sang montre de la leucocytose (30.000) avec 96 % de polynuclaires. L’examen d’une biopsie montre la structure du lympho-sarcome, malgré l’état avancé des lésions on essaye la radiothérapie profonde. Sept applications furent faites en douze jours, variant chacune de i.ioo à 1.500 R. Il y eut amélioration manifeste, les niasses fondirent, la bouffissure de la face disparut, l’ulcération se combla en partie, l’état général se remonta malgré une diarrhée persistante.

Quelques jours après, brusquement, apparut une violente douleur

et pemphigus végétant (20).

Dans cette note avec MM, Spillmann et MiCHON nous avons rappelé quelques faits cliniques relatifs à l’histoire cli-

X..., 31 ans, célibataire, mécanicien, est pris, en novembre 1921, d’épistaxis à répétition. Quelques semaines après, apparaît une bulle, en peau saine, au niveau de l’ombilic. Quelques jours plus tard une cinquantaine de bulles étaient disséminées sur l’abdomen. Le pharynx devient douloureux, l’intérieur du nez et les narines se recouvrent de croûtes. Un médecin prescrit un traitement mercuriel. Aussitôt se développe une éruption bulleuse qui se généralise à tout le corps, en même temps que l’état général s’aggrave: anurie, langue rôtie, température élevée. Transporté à la clinique dermatologique, on constate sur la peau de nombreuses bulles remplies de liquide citrin et de nombreuses érosions. Les lésions sont surtout marquées autour des orifices naturels. Le B. W. est négatif et l’examen du sang montre de l’éosinophilie (10 %). L’hémoculture est négative. Rapidement l’état s’aggrave. Certaines bulles deviennent végétantes. Leur contenu devient purulent et dégage une odeur fétide. Le signe de Nikolsky est net; diarrhée et légère albuminurie. Bientôt les érosions suppurent, la i>eau est recouverte de vastes nappes ulcérées, le moindre frôlement provoque un décollement épidermique. Les lésions les plus importantes s’observent au cuir chevelu, au front,

Toutes les recherches de laboratoire furent négatives. Il s’agit bien dans ce cas d’un pemphigus subaigu grave à bulles extensives. Ce type clinique se rapproche par certains signes du pemphigus aigu fébrile grave, de symptomatologie et de pathogénie bien spéciales. Il n’en diffère que par la durée d’évolution et l’apparition soudaine du pemphigus en pleine

séquelle d’une phlyctène traumatique datant de deux ans. Il y a deux nale avec état grave.

On notait du météorisme, des vomissements, de l’arrêt des matières et des gaz. Il s’agissait dans ce cas d’une compression de l’in-

î’aine gauche. On remarquait alors "sur toute la jambe gauche, du triangle de Scarpa au talon, en suivant la face interne, un semis d’éléments saillants, arrondis, de dimensons variables, durs, à la pression. de teinte brunâtre, indolores, Au niveau de la plaie du talon, on notait une masse grosse comme une noix, brune, exulcérée, très dure et sécrétant du liquide séro-purulent.

Cette masse était apparue quatre mois auparavant puis, petit à petit, les éléments cutanés étaient formés, envahissant rapidement ia jambe. La mort survient en dix à douze jours. Une biopsie pratiquée au niveau de la lésion du talon et d’un noyau épidermique, montra des cellules sarcomateuses typiques avec neoformations vasculaires et dégénérescence pigmentaire des globules rouges.

Dermatite de Dühring Brocq chez un enfant. Considérations thérapeutiques (43).

La dermatite polymorphe est une affection peu fréquente.

té à présenter cette observation en insistant sur la thérapeutique qui permit de la guérir.

sa naissance il présente quelques, petits troubles digestifs sans gravité, Un mois environ avant l’éruption, ces troubles s’accentuèrent, l’enfant devint nerveux, agité. Puis, un matin, on découvre des grosses bulles claires sur les deux jambes, des pieds à la cuisse; six jours après, la fièvre apparaît, montant jusque 40® puis baissant un peu pendant six semaines environ. Les bulles s’étendent à tout le corps, couvrant le dos, la tête, les bras, la poitrine, puisi le ventre. La fièvre tombe et l’abdomen se météorise d’une façon considérable, cet état sérieux se maintient pendant un mois environ, puis les symptômes généraux disparaissent et seule persiste l’éruption caractéristique que je fus appelé à soigner. On notait:

1° Des placards érythémateux polycycliques, la plupart recouverts

de la cuisse gauche, triange de Scarpa, un placard le large surface pigmentée sur

réseau très marqué. Ces mailles sont lozangiques, la surface est brillante et finement squameuse. A la périphérie, on note quelques petites papules lisses et aplaties.

2® Disséminées sur cette surface, quelques nodules surélevés et plus pigmentés. Le prurit est variable. Symétriquement, de l’autre

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