A. — MALADIES INFECTIEUSES AIGUES
1. Contribution à Tétude des infections à streptocoques (en collaboration avec
M. Gouget). Archives générale de Médecine, décembre 1897.
2. Septicémie streptococcique mortelle à localisation articulaire primitive (en colla¬
boration avec M. Liège). Bulletin de la Société médicale des Hôpitaux, 22 juillet 1927.
3. Double pleurésie, péricardite et endocardite bénignes à streptocoques viridans
(en collaboration avec M. Jacquelin). Bulletin de la Société médicale des Hôpitaux:, 10 mai 1928.
4. Endocardite maligne lente, simulant une néphrite hématurique. Évolution apy¬
rétique (en collaboration avec MM. Baize et Boquien). Bulletin de la Société médicale des Hôpitaux, 15 juin 1928.
5. Le rein dans Tendocardite maligne lente. Formes rénales de la maladie d’Osler
(en collaboration avec M. Baize). Presse médicale, 29 septembre 1928.
6. Les défervescences brusques dans la fièvre typhoïde (en collaboration avec
M. Baize). La semaine des Hôpitaux, t. XVIII, n“ 17, 1928.
7. Un cas de fièvre typhoïde chez une tabétique (en collaboration avec M. D^bouis).
Bulletin de la Société médicale des Hôpitaux, 29 mars -1912.
8. Pyélonéphrite et pyélocystite au cours des infections dues à des microbes du
groupe coli-Eberth (en collaboration avec MM. Richet fils et Langle). Revue de Médecine, 1920.
9. Spondylite typhique guérie par la vaccinothérapie (en collaboration avec
(Voir Thérapeutique.) •
J M. Liège).
10. Ulcération des cordes vocales dans le cours de la grippe. Anmles des Maladies de Voreilîe et du larynx, 1890.
Infections streptococciques (I, 2, 3, 4).
Les hasards de la clinique hospitalière m’ont permis d’étudier plusieurs cas, intéressants à des titres divers, d’infections streptococciques généralisées ou localisées.
Dans la plus ancienne de ces publications, remontant à 1897, et faite en collaboration avec Gouget, nous avons groupé deux cas, l’un d’une septicémie à streptocoques avec phénomènes d’ictère grave, et l’autre de dilatation bronchique à streptocoques chez une diabétique.
Le premier de ces cas concernait une femme de quarante ans, atteinte de symptômes généraux d’allure typhique, mais avec subictère net et présence de pigments biliaires dans les urines.
L’autopsie permit de reconnaître l’existence de lésions disséminées et contemporaines des principaux viscères : myocardite, néphrite épithéliale et surtout hépatite manifeste.
Nous avons particulièrement étudié ces lésions du foie, et insisté sur leur production malgré l’absence d’altérations antérieures de l’organe. A côté de la dégénérescence graisseuse d’un grand nombre de cellules hépatiques, de l’émiettement et de la cjrtolyse observés en d’autres points, nous avons noté, pour expliquer l’ictère, l’existence d’une dislocation manifeste de la travée hépatique, et ayant trouvé le streptocoque dans le sang du cœur et dans les frottis du foie, nous avons admis la réalité d’un infection descendante de la glande hépatique par ce germe.
L’entité de l’ictère grave streptococcique était donc établie dans notre observation à une date oü les cas de ce genre publiés, étaient encore fort peu nombreux (cas de Babes, de Létienne et Josué, de Favre, de Hanot, de Sabrazès et Mongour, de Mircoli et Rainaldi).
En outre, nous y prenions nettement position en faveur de la théorie de l’origine hépatique de la rétention biliaire, en constatant qu’aucune lésion histologique des canicules biliaires n’était décelable dans notre cas. Et l’on sait que tous les travaux récents ont confirmé cette conception de la pathogénie de l’ictère, donnant une place de plus en plus prépondérante à l’hépatite et de plus en plus faible à l’angiocholite.
Enfin, notre observation constituait un très bel exemple d’infection du foie par la voie sanguine, que nous opposions à l’infection ascendante par les voies biliaires, et cette interprétation des faits adoptée par nous dès 1897, devait être sanctionnée
pourquoi le rein reste presque toujours suffisant.
2" A côté de ces hématuries et de l’albuminurie qui constituent la note rénale quasi constante de l^ndocardite maligne lente, il existe des formes où l’élément rénal domine l’évolution de la maladie et souvent même la masque au point de simuler des néphrites primitives, aiguës, ou subaiguës. De fait, il s’agit bien de néphrites, soit parcellaires (type Lôhlein et Baehr) soit diffuses, ces dernières évoluant en règle vers l’insuffisance rénale. On peut ainsi maividualiser de véritables fomes rénales de la maladie d’Osler, rares mais non exceptionnelles, et qui méritent d’être bien connues en raison des faciles erreurs de diagnostic — et partant de pronostic — qu’elles exposent à commettre.
Un cas de fièvre typhoïde chez une tabétique (7).
Une femme de trente-deux ans, entrée à l’hôpitai pour une crise gastrique du tabès, contracte la fièvre typhoïde et guérit. Pendant l’évolution de la maladie, ie pouls a toujours été accéléré (130) ; une crise gastrique, survenue sans douleurs, se caractérise par des, vomissements, la chute brusque de la température à 36», le pouls restant à 130, une prostration accentuée, elle fait cramdre une perforation intestinale que la persistance de la matité hépatique et la souplesse de la paroi abdominale ont permis d’éliminer. Une nouvelle crise survient pendant la convalescence. A noter également une rétention d’urines ayant persisté pendant une vingtaine de
Cette observation montre que si chez cette malade la fièvre typhoïde n’a pas été aggravée du fait du tabès, sa symptomatologie en a été cependant troublée, et que l’association de ces deux maladies a soulevé à certain moment une difficulté de diagnostic assez épineuse.
Ulcérations des cordes vocales dans le cours de la grippe (10).
Pendant l’épidémie de grippe de 1890, nous avons observé quatre cas d’ulcérations superficielles des cordes vocales. Un seul cas, à notre connaissance, avait été signalé avant nous par Oartaz. Ces ulcérations siégeaient sur les deux cordes vocales, à leur moitié antérieure et généralement sur des points symétriques. Ces ulcérations toujours superficielles sont une complication bénigne et exceptionnelle de la grippe : quatre cas sur cent trente malades observés.