HISTOLOGIE
A. Régim, -pyloriqm. — !<> La muqueuse ne présente pas d’ulcérations et paraît, en certains points à peu près normale; les tubes glandulaires sont régulièrement ordonnés et ne dépassent pas la muscularia mucosae. Mais, dans d’autres régions, la muqueuse est inûltrée dans toute son épaisseur par des cellules de forme polyédrique, à gros noyau, prenant fortement les colorants : ces cellules évidemment néoplaaiques, ne rappellent en rien, à un premier examen, les cellules cylindriques de l’épithélium glandulaire : elles
mesentérique) et la dissémination aux autres organes est toujours discrète. Or, chez notre malade, on constate des lésions entièrement différentes puisqu’il y a une granulie pleuro-pulmonaire avec adéno-lymphangite cancéreuse, abdominale, thoracique, cervicale et noyaux multiples viscéraux. Une telle généralisation, exceptionnelle, même dans les cancers les plus malins, ne nous paraît pas avoir encore été signalée dans la linite plastique.
Cette observation et la précédente sont anatomiquement comparables, et il nous a semblé qu’il y avait intérêt à les séparer des observations ordinaires de linite plastique, et à les réunir dans une forme individualisée par la marche rapide, la diffusion extrême par la double voie lymphatique et sanguine, sous le nom de forme septicémique et infectante de la linite plastique.
Betentissement à distance des ulcères et cancers gastriques (3).
Le diagnostic de localisation des affections gastriques se fonde en général sur la réaction in situ de la lésion. Mais en réalité cette règle souffre des exceptioiK et chaque segment du tube digestif est susceptible de retentir à distance sur le segment sus ou sous-jacent. On ne saurait trop insister sur les erreurs de localisation qui
Pratiquement et quel soit leur siège original, l’ulcère et le cancer gastriques peuvent retentir sur l’œsophage ou sur le duodénum. Nous avons montré que ce retentissement n’est pas seulement fonctionnel et clinique, mais qu’il peut également donner lieu à des images radiologiques fallacieuses.
Le cancer gastrique sous-caxdiaque (4).
Poursuivant notre étude des affections gastriques haut situées nous avons été amené à envisager le cancer sous-cardiaque après l’ulcère juxta-cardiaque.
La thèse de notre élève Mamoul contient nos conclusions sur ce sujet. Nous avons ainsi pu décrire plusieurs formes :
10 Des formes larvées.
а) Cachectisantes.
б) Aérophagiques (Ramond et J. Chabrun).
c) Métastasiques précoces.
d) Hémorragiques.
20 Des formes anémiques.
C’est ainsi qu’avec MM. Maurice Bariéty et Mamoul, nous avons rapporté à la Société médicale des Hôpitaux, une observation de cancer sous-cardiaque à forme anémique, dont l’étude nous a permis de préciser le syndrome hématologique.
Il s’agissait d’une anémie grave (1 600 000 hématies) avec valeur globulaire un peu supérieure à l’unité (G = 1,33), fragilité globulaire légère et allongement de la courbe d’hémolyse, présence d’hémolysine dans le sérum.
Cette anémie à type hypoplastique, presque aplastique, s’accompagnait d’une leuoocytbse modérée (18 000 globules blancs) avec légère augmentation des polynucléaires, comme il est fréquent de le voir dans les cancers ulcérés.
Le temps de saignement et la coagulation étaient sensiblement normaux.
3“ Des formes retentissantes à distance et pouvant en imposer pour une affection œsophagienne ou même duodénak (forme oesophagienne et forme duodénale du cancer gastrique sous-cardiaque).
Les périgastrites antérieures suppurées, dans le cancer de l’estomac (6).
On sait avec quelle fréquence les affections ulcéreuses de l’estomac se compliquent de périgastrite. La réaction péritonéale au cours du cancer, semble avoir été
Au point de vue diagnostic, il convient en effet ^ sement néoplasique, et cette distinction peut être d’un poids capital s’il s’agit de
Au point de vue pronostic, cette périgastrite d’abord plastique favorise l’installation d’une fistule supputée, avec les redoutables aléas que comporte cette compli¬
ces raisons nous ont incité à reprendre l’étude des périgastrites au cours du cancer. On trouvera nos observations dans la thèse de notre élève M. Decressac. Qu’il nous suffise de rappeler ici l’importance de la fièvre et de la leucocytose dans le diagnostic de cette complication.
es hépato-rénales dans l’ulc
Les conclusions ci-dessous résument nos recherches.
plasme de l’estomac, mais elles sont moins fréquentes et surtout moins intenses que dans l’ulcus gastrique.
2» Les seuls symptômes que l’on puisse attribuer à l’une ou à l’autre de ces insuffisances sont : La tendance exagérée aux vomissements ou aux hémorragies, certains états terminaux de délire, de coma ou de choc opératoire.
secondaires. Les lésions rénales sont plus fréquentes, mais rarement intenses.
40 Dans Tulcéro-cancer, les insuffisances hépatiques et rénales sont plus ao tuées et presque constantes.
Réaction de Botelho et diagnostic du cancer de l’appareil digestif (7).
,de atteint] de cancer de l’estomac, î symptômes dominant de la maladie.