EXPOSÉ DIDACTIQUE DES TRAVAUX DE MÉDECINE GÉNÉRALE
Nous grouperons ces recherches en trois chapitres différents :
A. Affections des viscères.
B. Maladies infectieuses.
C. Étude des humeurs de l’organisme et plus particulièrement leur examen cytologique.
1° Poumon et plèvre.
а) Plaque calcifiée du poumon [iij.
б) Moule bronchique d’origine hémorragique [14]. ‘ Observation faite avec M. Souques, d’un convalescent de fièvre typhoïde qui a rejeté à la suite d’une trachéotomie uii long moule bronchique. Étude de ces formations et leur classification.
c ) Pleurésies typhoïdiques [io]. Deux cas étudiés et suivis complètement.
d) Pleurésies syphilitiques [3i]. Examen cytologique (myélocytes).
2° Foie.
a) Abcès aréolaire du foie [a]. Origine lithiasique de cet abcès. En outre pancréatite chronique simulant un cancer.
b) Ictère chronique acholurique congénital |38]. Observation.
c) Étude d’une pigmentation spéciale du liquide céphalo-rachidien chez les ictériques [33].
d) Dextrocardie congénitale [4]. Observation clinique.
b) Phlébite des tuberculeux [18]. Étude clinique et anatomique de trois cas.
b ) Porencéphalie acquise [i a]. Constatation d’une cavité siégeant à la base dé l’hémisphère gauche. Traumatisme crânien six ans auparavant. Épilepsie.
c) Acromégalie avec diabète. Tumeur du corps pituitaire [i3]. En outre description, faite avec le P 1 ' Chauffard, d’un gigantisme viscéral', hypertrophie en volume, poids, dimensions de presque tous les viscères.
rf) Études de guerre sur le « vent de l’explosif » [112 — n3 — 116]. Dès le début de la guerre, alors que l’on considérait les commotionnés par éclatement de gros projectiles, sans plaie extérieure, comme des hystériques ou des simulateurs, j’ai publié la première observation recueillie sur le champ de bataille d’Ypres, montrant , par l’étude du liquide rachidien, qu’il s’agissait de troubles
g) Coagulation en masse et xanthrochromie du liquide céphalo-rachidien dans un cas de pachyméningite du cône terminal. Étude complète du cas [5i],
7° Maladies du sang.
Anémie pernicieuse traitée par transfusion du sang [i33J. Observation montrant les effets remarquables de la transfusion.
Cancer mélanique [36]. Observation d’un malade présentant un cancer mélanique des ganglions de l’aisselle sans que l’on ait pu trouver de porte d’entrée visible.
B. — Maladies infectieuses
1° Fièvre typhoïde.
a) Pleurésies typhoïdiques [îo]ï
b) Localisation du bacille d’Eberth sur des organes préalablement lésés [3a]. Faits de pathologie générale montrant la suppuration à B. cFEberth chez deux typhiques atteints antérieurement d'adénite tuberculeuse du cou et de kyste de Fmaire.
2° Diphtérie.
a) Paralysie diphtérique généralisée avec réaction méningée [i34]. Observation d’un soldat chez lequel une intoxication par les gaz a permis de méconnaître la diphtérie ; lorsque nous avons vu le malade il présentait une quadriplêgie avec réaction méningée ; il guérit par de très fortes doses de sérum antidiphtérique.
de la diphtérie et surtout la durée du séjour dans les hôpitaux des porteurs dé germe par les insufflations dans le pharynx de poudre de sérum desséché préconisée par Martin et de poudre de novarsénobenzol.
3" Oreillons. Méningite cérébro-spinale.
Oreillons et méningite cérébro-spinale à paraméningocoque [n5]. Observation d’un soldat atteint d’oreillons puis de méningite cloisonnée avec syndrome de Froin. Ces lésions étaient dues à un paraméningocoque spécial et guérirent par des injections intrarachidiennes lombaires et cervicales nécessitées par le cloisonnement.
ment intense au début, systématiquement répété, prolongé comme dans la syphilis et l’amibiase.
cription complète des kystes amibiens jusqu’alors peu étudiés et montré leur importance dans le diagnostic de l’amibiase.
Pour leur étude, dans les selles en particulier, j’ai conseillé l’emploi du formol à io pour ioo qui permet de les conserver indéfiniment sans altérer les kystes de protozoaires et la plupart des autres parasites. Ce procédé est main-
e) En thérapeutique, après avoir étudié l’action et la posologie de l’émétine, j’ai décrit, en 1915, son action toxique sur le cœur et les nerfs.
biase, je l’ai combiné au bismuth sous forme d’une pâte dont l’usage s’est rapidement répandu.
Mais j’ai surtout étudié la thérapeutique par les sels arsenicaux. Après en avoir réglé l’emploi combiné avec l’émétine et créé la cure mixte émétino-arsenicale, j’ai montré que dans les formes chroniques ce traitement était souvent
J’ai signalé, le premier, les bons résultats donnés par les arsenicaux administrés par voie buccale. J’ai essayé d’abord le Narsénol [914], puis d’autres auteurs ont préconisé le Stovarsol, le Tréparsol et tout récemment j’ai pu constater que le Sanluol [606] était de tous le plus actif et le mieux toléré. En tous cas, de mes premiers travaux découle la thérapeutique, aujourd’hui si répandue, de l’amibiase par les sels arsenicaux administrés par voie buccale.
Cette constatation m’a mené à une déduction, à mon avis très importante, c’est celle du traitement préventif de l’amibiase, par ce procédé simple, sans danger et dont j’ai pu constater l’efficacité.
7° Traitement des gangrènes et plaies gangreneuses par les arsénobenzols [iog-ui].
Ayant réussi, en 1914, à juguler une gangrène foudroyante de la verge par des injections intraveineuses de Novarsénobenzol, j’ai ensuite, au début de la guerre, appliqué avec succès ce mode de traitement à certaines plaies gan-
Depuis ces observations princeps, de nombreux auteurs ont obtenu les mêmes succès dans d’autres formes de gangrènes.