IDIOTIE ET ÉPILEPSIE
Psychologie de l’Idiot et de l’Imbécile. Essai de Psychologie morbide. 1 vol. in-8°, 2.36 p., de la Bibliothèque de Philosophie contemporaine, avec 12 planches hors texte, 1" édition, 1891 ; 2® édition, 1902.
Traduit en allemand par P. Brie avec une préface du ProP Pelman, 1891.
Traduit en polonais par Goldbaum, Varsovie, 1893.
Cet ouvrage est la première étude d’ensemble sur la psychologie des idiots et des imbéciles. Elle a été poursuivie pendant plusieurs années dans le service du D® Bourneville à Bicêtre.
L’idiotie n’est pas une entité clinique. L’intelligence des idiots ne peut se mettre en parallèle ni avec celle des enfants normaux, ni avec celle des animaux. Elle est en rapport avec la variabilité des causes et la multiplicité des lésions de l’idiotie. C’est ce qui en rend l’étude difficile.
De nombreuses classifications ont été données de l’idiotie. Nous avons pris pour base de la nôtre le degré de l’attention, sans laquelle le développement de l’intelligence ne saurait se faire, non plus que l’éducation. Aussi avons-nous consacré un long chapitre à l’étude de l’attention spontanée et volontaire.
Les premiers signes de l’idiotie sont très importants à connaître et nous les avons décrits en détail. Il en est de même de 1 examen de l’état des sens sur lesquels nous avons particulièrement insisté. L’étude des sentiments présente un grand intérêt,
car le caractère varie chez l’idiot et chez l’irnhécile et dans les différents types d’idiotie.
L’étude des instincts, du langage, des manifestations diverses de l’intelligence proprement dite, de la volonté, de la personnalité et de la responsabilité, nous montrent partout des anomalies et des arrêts. Mais elle permet de constater une opposition qui se manifeste dans tous les domaines entre l’idiot et l’imbécile, opposition que nous avons résumée en disant que l’idiot est un extra-social, tandis que l’imbécile est un antisocial.
L’Idiotie et l’Imbécillité au point de vue nosographique. Archive de Neurologie, I, 33, 1894.
L’imbécillité est une affection mentale due probablement à un trouble fonctionnel congénital, mais non à une lésion organique des centres nerveux. Elle constitue le degré le plus inférieur de la débilité mentale, dont elle se rapproche absolument au point de vue psychologique. Elle rentre dans le cas des psychopathies dégénératives, où elle forme un type à part.
L’idiotie, au contraire, n’est pas une entité morbide; ce n’est qu’un symptôme d’une affection organique des centres nerveux survenue dans l’enfance ou dans la vie intra-utérine, et n’empruntant ses caractères spéciaux qu’à cette circonstance étiologique.
Idiocy. En anglais in Twentieth Century Practice of Medicine vol. XII, New-York, 1897.
Traduit en italien par P. Parise, Florence, 1903.
Petit traité complet de l’Idiotie.
Traitement de l’Idiotie. Traité de Thérapeutique appliquée de A. Robin, Rueff, édit, 4897.