DU NOURRISSON
UmiNCtlTi: TÜBEBOULÈUSIS i l'OlLME HOilNOLBNTÉ, DU NOUBEISSON
souvent, d’un simple appel, d’une provocation uii peu forte pour déterminer le réveil. C’est la première étape: ia tendance au sommeil, l’accès de sommeil.
Cette étape dure peu: au bout de trente-six à quarante-buit heures, la somnolence se prolonge; elle devient permanente et de plus en plus profonde. L’enfant repose des heures entières dans le décubitus dorsal, les muscles mous, en résolution; 11 ne s’éveille plus pour demander à boire: il faut bientôt, pour le tirer de sa torpeur, l’examiner, le palper, imprimer à ses membres des mouvements variés: il semble alors indifférent à tout ce qui l’environne, étranger au monde extérieur; lui présente-t-on le sein ou le biberon, le réflexe de succion s’ébauche à peine, en général, et rapidement disparaît. A l’accès de sommeil a succédé la torpeur permanente.
Enfin, au bout de quelques jours, cette torpeur a fait de tels progrès, que le petit malade est maintenant un être inerte. Insensible aux excitations les plus intenses, chz qui toute conscience paraît éteinte. C’est le stade ultime, la phase comateuse, avec son cortège habituel de troubles vaso-moteurs, de petits mouvements automatiques, sa respiration lente, superficielle, irrégulière. La mort, à ce moment, ne tarde pas à apparaître ; elle survient habituellement sans brusquerie, sans secousse.
Cette allure progressive et continue, sans rémission, est déjà un premier caractère important de la somnolence méningitlque.
Il en est un second, non moins essentiel, tiré des caractères du faciès du petit malade: c’est la fixité du regard.
Lorsqu’on observe, en effet, cet entant qui dort, on est immédiatement frappé par ce symptôme. Sa valeur séméiologique est considérable, car il no manque pour ainsi dire jamais. Très souvent nous Tavons observé dès les premiers accès de sommeil.
L’enfant dort les yeux mi-clos, et fréquemment même grands ouverts ; son regard est atone, sans expression, comme dirigé dans le vide. En examinant les choses de plus près, on s’aperçoit que plusieurs symptômes concourent à la production de cette sorte de catalepsie oculaire qui caractérise l’œil méningitique du nourrisson. Ces symptômes sont dans leur ordre habituel d’apparition : l’absence du clignement palpébral, l’amblyopie, la disparition du réflexe conjonctival.
L’absence du clignement palpébral est le phénomène le plus saillant et le plus précoce. ï’antôt il est peu marqué, les paupières battant toutes les minutes, toutes les quatre-vingts secondes; tantôt, au contraire, il est extrêmement accentué. Chez un de nos malades, le clignement ne se produisait que toutes les minutes ; chez un autre, toutes les huit minutes. La perte de ce mouvement automatique entraîne plus ou moins rapidement la sécheresse de la conjonctive
J/W/yW/M TUBEItOULEUSM A VOlUlE SOVEOEENTI
bulbaire et de la cornée; aussi n’est-11 pas rare de voir si quelques jours, des accidents congestifs, plus Infectieux d conjonctivite est assez fréquente, aux stades ultimes de
Un autre pbénomène cuncourt à donner au regarc singulière fixité: c’est l’amblyopic. C’est là encore un s mais son époque d’apparition est assez variable: tantôt, apparaît dès les premiers accès de sommeil ; tantôt il no si la phase comateuse; habituellement, nous l’avons observ jour de la maladie, alors que l’enfant était en état de torj ce moment, nous l’avons dit, le regard est perdu dans le pas voir les objets environnants. Ce n’est point là une si globe oculaire ne suit plus, en effet, les objets môme r déplace devant lui ; le doigt peut être amené presque au ci sans que se produise l’occlusion de défense; enfin la puj dilatée, n’accommode plus à la distance, et très faibleme lumière.
Enfin, la disparition du réflexe conjonctival, ou U affaiblissement considérable, est le troisième élément const gitique du nourrisson. Son apparition est généralement pli dès que la torpeur est installée en permanence, la sens très sensiblement émoussée, au bout de très peu de joui la conjonctive et dé ta cornée ne détermine plus de mi des paupières.
A côté de la somnolence et de ia catalepsie oculaire, qu’elles, se placent les altérations du pouls et, avant tout, là un symptôme banal au cours des méningites tuberculei chez le nourrisson une valeur séméiologique de premier tance, par son extrême précocité, et par ce fait enfin qu l’unique altération que dénote l’examen des pulsations Cette instabilité au début se manifeste surtout à plus valle, le pouls battant à 80 ou 90 le matin, à 130, 150, 1 sement; puis, quand la torpeur est devenue permanente, aussi très marquée; et dans un temps très court on voit 1 et légulier, présenter des variations de rapidité considéri Cette Instabilité du pouls est le seul caractère consti coure de ces méningites tuberculeuses; les inégalités, les tissements permanents ou ies tachycardies permanentes so tante et qui ne s’observent habituellement qu’à la p( l’affection. Mais l’Instabilité est importante encore à bien
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règle; loreque riiislabilité se montre de façon précoce, ce qui est très fréquent, on voit se réaliser, au moment des accès tachycardiques, la dissociation du pouls et de la température.
Bnfln, le dernier élément do ce syndrome qui forme la base de la symptomatologie, au cours de ces méningites somnolentes, c’est l’amaigrissement. Cet amaigrissement présente plusieurs caractères: il est précoce, il débute avec la maladie, et dans les cas nombreux où existent des prodromes, c'en est un des plus remarquables; — il est continu, sans rémission aucune, et. lorsque lu mort est lente è venir, 11 arrive à être squelettique; — enfin, et c’est là peut-être son caractère le plus important: il est progressif. On n’observe pas, au cours de la maladie, ces chutes considérables et brusques de poids qui caractérisent 1 amaigrissement des diarrhées graves du nourrisson; ici, l’amaigrissemont est en lysis, l’enfant perdant chaque jour iO, 60, 80 grammes de son poids en moyenne.
Dans le plus grami nombte des cas, toute la symptomatologie a tenu dans ces quatre termes: somnolence progressive, catalepsie oculaire, instabilité du pouls, amalgrissMnent. Nous avons toujours recherché avec soin les signes habituels ou réputés classiques des méningites infantiles: les raideurs, les convulsions, les troubles pupillaires, les modifications de ia fontanelle; dans un grand nombre d’observations, la température générale a été prise toutes les trois heures. Voici ce que l’examen clinique nous permet de conclure:
Les raideurs sont, dans cette forme, absolument exceptionnelles ; la raideur de la nuque a toujours fait défaut; le signe de Kemig, lorsqu’on prenait soin de le rechercher en laissant l’enfant dans le décubitus dorsal, s’est montré presque toujours négatif.
Quant aux convulsions, que bous avons toujours cherché à découvrir soit pendant la phase prodromique, soit au cours de la maladie conôrmée, nous ne les avons observées qu'une fois. Il s’est agi d’un accès isolé, survenu au sixième jour de l’affection, seize heures avant la mort.
Les troubles pupillaires et onûo-motetm, si l’on excepte les trois symptômes cardinaux que nous avons signalés, se sont montrés beaucoup plus rares dans les méningites des enfants plus âgés; la mydriase est le plus souvent notée; puis viennent le nystagmiis et le strabisme spasmodique convergent. Le ptosis, l’irrégularité, l’inégalité, l’instabilité des pupilles, nous ont paru tout à lait exceptionnels.
Les modifications de la température ne présentent non plus aucune fixité.
L’apyrexie est fréquente, soit durant toute Dévolution de l’affection, soit durant les premiers jours. La fièvre, quand elle existe (deux tiers des cas
L’auto-anaphylaxie SERIQUE