‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 9 sur 19 · I. — Hymen et orifice vaginal. — Anatomie. — Embryologie · texte numérisé non relu

I. — Hymen et orifice vaginal. — Anatomie. — Embryologie

Au cours d une dissection entreprise pour extraire en totalité l’appareil urinaire d un fœtus femelle à terme et normalement constitué, nous avons été amené à constater que l’origine et les connexions véritables de l’hymen ne répondaient en rien aux descriptions admises jusqu’ici comme vraies.

La figure 9 représente la préparation anatomique que nous avons obtenue, préparation qu’il est facile de reproduire, en procédant comme nous l’avons fait. L’abdomen étant ouvert à sa partie inférieure, on commence par isoler la vessie du vagin, on incise la symphyse pubienne, puis on opère la section de la grande et de la petite lèvre d’un côté, et on arrive ainsi sur la face externe du canal vaginal facilement isôlable au milieu d’un tissu cellulaire? lâche.

Au premier coup d’œil, il semble que l’hymen a disparu. Il n'en est rien. Si on a pris soin de remarquer avant la dissection l’aspect de l’orifice hyménal, on

prochements ont. lieu sans que l'orifice vaginal ou hyménal en offre, paria-suite la moindre trace..

L'avortement, c’est-à-dire l’expulsion du fœtus dans les premiers mois de la gestation, peut ne déterminer aucune lésion des organes gé"itaux

Lorsque la grossesse est arrivée à une époque où le fœtus est viable, surtout lorsqu'elle est de plus de sept mois, l’accouchement détermine habituellement, ; au niveau de l’orifice vaginal et des organes génitaux externes, des lésions qui laissent des marques caractéristiques et indélébiles. Celles-ci nous ont permis en maintes occasions, à l’hôpital, de confondre des femmes qui, après avoir soutenu qu’elles étaient enceintes pour la première fois, finissaient par avouer un accouchement antérieur.

Cependant, dans certains cas où le fœtus était mort et macéré, 0:1 a vu l’orifice vaginal demeurer absolument intact. L’absence de lésions du côté de l’orifice vaginal ne permet donc pas d’affirmer qu’il n’y a jamais eu grossesse, mais seulement que la femme n’est pas accouchée à terme d’un enfant vivant.

Chez une femme, qui avait mis au monde à la Charité un enfant pesant 2.450 grammes, les lésions qui existaient du côté de l’orifice vaginal et hyménal étaient si peu considérables (fig. 19) qu’il eût été impossible d’affirmer qu’il y), avait eu accouchement. On pouvait facilement prendre ces lésions pour dè; ; simples fissures produites par les rapprochements sexuels. Rappelons que le médecin, si le moindre doute persistait pour lui, ne saurait en pareille matière être trop réservé dans l’expression de son opinion.

Ces idées paraissent acceptées aujourd’hui en médecine légale ; elles ont été, en particulier, admises et développées par M. le professeur Brouardel dans son cours de l’an dernier à la Faculté de médecine de Paris ; il avait fait reproduire pour ses leçons un certain nombre de nos figures.

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