XX. - NOTES SUR L’HYMEN DES PETITES FILLES (17 figures
Nous avons examiné les organes génitaux d’un grand nombre de petites filles dans les jours qui suivaient leur naissance : nous avons, parmi les observations prises, choisi celles qui nous ont paru les plus typiques ou les plus singulières ; des figures accompagnent chaque observation. Nous signalerons un cas dans lequel l’orifice vaginal présentait une forme toute particulière que nous n’avo'ûs
gouttière assez étendue (hymen en gouttière, flg. 20). Nous avons eu l’occasion d’en rencontrer un nouvel exemple en 1888, à la Clinique d’accouchement.
XXI. - SUR UNE DISPOSITION PARTICULIÈRE DES PETITES LÈVRES CHEZ LA FEMME ET SUR QUELQUES CONSÉQUENCES QUI PEUVENT EN RÉSULTER (3 figures).
le Progrès médical , mai 1884, p. 347.
Lés petites lèvres se prolongent parfois en bas, elles se réunissent et forment la fourchette. Elles peuvent alors, en se distendant pendant l’accouchement, donner à la vulve un aspect spécial; elles peuvent également être le point de départ de lésions particulières et jusqu’ici peu décrites, dont nous avons rapporté des exemples avec figures.
XXII. — DU CLOISONNEMENT TRANSVERSAL INCOMPLET DU ' COL UTÉRIN (3 figures). Le Progrès médical, 1887, n° 14, p. 267.
Nous avons rencontré deux cas dans lesquels il existait, du côté du canal cervical, une anomalie analogue à celle qu’on observe parfois du côté du vagin et
avons pu nous rendre compte de la façon dont agissait le muscle releveur de l’anus. La paroi postérieure du vagin est, au moment de la contraction, entraînée d'arrière en avant, elle est rapprochée de la symphyse pubienne. Il y a donc un véritable anneau périvaginal.
Lorsqu’un de ces états existe, il peut en résulter des particularités intéressantes relativement à la physiologie des rapports sexuels (pénis captivus, etc...)* ;;
Le développement exagéré des fibres musculaires du releveur de l’anus peut, en augmentant la résistance du plancher périnéal, apporter des obstacles à l’accouchement.
Dans certains cas, il y a une véritable contracture temporaire ou permanente des fibres du muscle releveur de l’anus ; cette contracture peut rendre les rapports sexuels très difficiles ou impossibles ; elle peut également constituer
l’opinion de MM. Giraud et Anseàux, que ces mouvements fussent plus marqués que- dans les cas ordinaires. > Il
Nous nous sommes assuré, bien éntendu, que chez les femmes, en dehors de l'état de grossesse, il ne se passait aucun mouvement dans l’articulation du pubis. Il ne faut faire exception que pour quelques femmes qui ont mené à terme plusieurs grossesses ét chez lesquelles une mobilité, très minime il est vrai, peut persister pendant un certain temps après l’accouchement.
XXVIII — NOTE SUR UN PROCÉDÉ QUI PERMET DE MIEUX CONSTATER LES CARACTÈRES DE LA RÉGION DORSALE DU FŒTUS LORSQU’ON PRATIQUE LA PALPATION ABDOMINALE, ET DE MIEUX ENTENDRE LES BRUITS DU COEUR FŒTAL LORSQU’ON PRATIQUE L’AUS¬ CULTATION A LA FIN DE LA GROSSESSE.
Communication faite à la Société de Biologie. Le Progrès medical, 1881, p. 397.
Ainsi que l’ont écrit Tarnier et Chantreuil, les caractères offerts par le dos du fœtus lorsqu’on pratique la palpation, sont parfois obscurs. Après avoir cherché les causes qui fendent difficile la palpation de la région dorsale, il nous a semblé qu’on pouvait y porter remède. Il suffit de procéderdé la manière suivante. Si on
a une présentation du sommet en position occipito-iliaque droite postérieure, par exemple, il faut mettre une main sur le siège du fœtus qu’on saisit à travers la paroi abdominale et la paroi utérine. On le refoule de dedans en dehors autant que possible, en même temps qu’on exerce un certain degré de pression de haut en bas. De la sorte le fœtus, bien fixé par la main, est appliqué exactement.
contre la paroi utérine et là paroi de l’abdomen dont il ne peut plus s’éloigner ; la pression exercée du haut en bas fait, en outre, que son tronc se courbe,'.se fléchit davantage ét que son dos présente une saillie plus convexe et par consé¬
quent plus accessible. On peut alors, avec l’extrémité des doigts de l’autre main,
explorer doucement et sentir très nettement la résistance et tous les caractères
DE LA PALPATION DU MAXILLAIRE INFÉRIEUR ET DU MENTON D. PRÉSENTATION DE L’EXTRÉMITÉ CÉPHALIQUE DÉFLÉCHIE
Nous avons montré en 1876 (Thèse de.Doctorat), avec une observation à l’appui que dans certains cas de présentation de-l'extrémité céphalique défléchie, si les parois abdominales ne sont ni trop épaisses, ni trop résistantes, on peut, lorsque la déflexion n’est pas complète, arriver à sentir très nettement le maxillaire inférieur et le menton.
Depuis cette époque, un certain nombre de faits ont été publiés par Fischel, Negri, Bossi, etc., qui ont nettement constaté l’existence du signe que nous avions indiqué.