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I. — Recherches sur la Tuberculose

1° Reproduction expérimentale de la tuberculose dans la sous-maxillaire du chien. {C. B. Soc. de èlo/ogf/e, 28 octobre 1899).

2“ La glande sous - maxillaire et la tuberculose. [Thèse de doctoral en médecine, décembre 1899).

La tuberculose des glandes salivaires est très rare chez l’homme et chez les animaux. Eu particulier, celle de la glande sous-maxillaire n’a été rencontrée qu’une fois par Aievoli (il policlinico, 1895).

Le but de ce travail a été de rechercher à quoi l’on pouvait rapporter cette immunité des glandes salivaires.

Leur immunité n’est pas due à un pouvoir bactéricide, c’est dans les défenses extérieures de la glande que nous en avons trouvé la cause.

La voie caniliculaire est défendue par l’action mécanique de la salive ; la voie lymphatique par les nombreux ganglions situés sur le trajet des vaisseaux, la voie sanguine par la direction des artères faisant un angle en sens contraire du courant sanguin de telle sorte que les embolies bacillaires venues d’autres organes tuberculeux ont peu de chance d’y pénétrer.

La tuberculose de la glande sous-maxillaire peut être obtenue facilement chez le chien et chez le cobaye par la voie sanguine et par la voie lymphatique. .Nous n’avons réussi, chez le chien, par la voie caniliculaire qu’en employant un artifice, consistant à suspendre la sécrétion salivaire par le sulfate d’atropine.

De plus, le tubercule des glandes salivaires tend presque tou-

jours à devenir fibreux. La sclérose des divers lobules de la glande s’établit rapidement. La réaction du tissu conjonctif de l’organe est maximum tandis que la réaction générale de l’organisme, la réaction lympathique est très amoindrie.

D’autre part, par l’étude anatomopathologique de la glande sous-maxillaire chez les tuberculeux, nous avons vu ({ue le bacille de Koch agit à distance sur les glandes salivaires, soit par ses toxines, soit en favorisant des infections secondaires. 11 existe une sclérose périvascnlaire et péricaniliculaire. Ce qui domine, c’est la dégénérescence graisseuse. Ces lésions sont comparables à celles que l’on trouve dans d’autres organes (cirrhose et dégénérescence graisseuse du foie, sclérose et dégénérescence graisseuse du pancréas chez les phtisi(pies).

3° Tuberculose du corps thyroïde chez l’homme et reproduction expérimentale chez les animaux. (Congrès de médecine 1900).

La tuberculose du corps thyroïde est rare chez l’homme. Toutefois, on peut observer des tubercules du corps thyroïde dans la granulie. Nous en avons rapporté plusieurs cas. Nous donnons une observation où la tuberculose est associée à un goitre. Le tubercule tend toujours h devenir fibreux dans le corps thyroïde chez l’homme. Il en est de même chez les animaux. Chez les cobayes en particulier, on peut reproduire la tuberculose expérimentale du corps thyroïde soit par piqûre, soit par la voie sanguine. La résistance que présente le corps thyroïde à un processus extensif de l’inllammation tuberculeuse tient sans doute à l’existence de l’iode dans cet organe.

4“ Bacilles tuberculeux et bacilles paratuberculeux (in Borrel, revue Bulletin de l’Inslilut Pasteur 1903).

Nous avons été associés aux travaux de M. le Professeur Borrel sur ce sujet et en particulier nous avons démontre que le bacille pisciaire n’est pas un bacille tuberculeux, qu’il ne produit pas de tuberculine.

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