LE PÉRITOINE
Ce travail n’est pas seulement une vulgarisation des recherches faites en ces dernières années. Je me suis efforcé de le rendre personnel par la manière de grouper, de présenter et d’expliquer les faits. Dans les travaux d’ensemble parus jusqu’àce jour, j’avais été frappé dumanqued’un exposé méthodique fondé sur l'évolution et de l’absence de figures pour éclairer et préciser le texte. La partie iconographique a donc été l’objet d’un soin tout particulier. J’ai composé un grand nombre de figures d’après .des pièces réelles. J’ai dit nécessairement les simplifier pour qu’elles pussent entrer dans le cadre d’un ouvrage d’enseignement. C’est pour cela encore que j’ai cru bon de combiner un certain nombre de dessins théoriques représentant les phases successives supposées d’une évolution obéissant à un processus complexe. Je voulais ainsi ne laisser dans l’ombre aucun des points de la description. Mon désir était que le lecteur pût lire et comprendre le texte sans avoir besoin de recourir aux figures, mais aussi qu’il pèt apprendre tout le péritoine en regardant seulement les figures sans avoir besoin de recourir au texte.
. Je signale aussi le grand soin que j’ai donné a la^iiHinprapfc’e.^lant au
. y) L’artère hépatioue pancréatico-gaslro-hépatique est solidaire de la gronde courbure de l'estomac, par sa branche gastro-duodénale, comme la splénique, à laquelle elle fait pendant. La grande courbure évoluant vers la gauche doit entraîner l'hépatique avec elle.
Cercles rascubires do l estomac (lig. 23). — Les branches du tronc
tomac. Il croise donc, en haut et en bas, la face droite de ce viscère. Il est, pour ainsi dire, maintenu dans le plan du mésentère ventral par les branches hépatiques de la coronaire et de l’hépatique proprement dites, disposées comme des cordes unissant au foie les extrémités d’un diamètre.
Le second cercle, plus petit, est contenu dans l’aire du précédent, et tangent a lui. Représenté par 1 artère splemque et sa, branche gastroépiploïque (gauche), la branche gastro-épiploïque (droite), le tronc gastriiduodénal, puis celui de l'hépatique, il s'attache en avant, au bord postérieur
Ce petit cercte est tout entier dans le mésogastre postérieur, Si l'on veut bien ne paspreadrele motcercle dans un sens rigoureusement géométrique on peut dire qu’il se confond avec le grand cercle dans une certaine étendue de sa circonférence (arc qui correspond au tronc de l’hépatique
La face postérieure du mésocôlon s'accole au péritoine sous-jacent :
1* Dans le sens vertical, depuis la ligne d’adhérence étendue de l’origine de la mésentérique à l’aorte, jusqu’à la région iléo-coHque (fig. 36).
'■2° Dans le sens transversal, depuis le tronc déjà fixé de la mésentérique supérieure, jusqu’au bord libre du gros intestin (flg. 34 et 36).
La fusion se fait par étapes. Elle progresse de haut en bas et de la ligne médiane vers le côté dnjit.
A.ussi la racine du méso autour de laquelle flotte le cûion ascendant se déplace-t-èlle en apparence de plus en plus vers le flanc et la hauteur,
En un mot, le mésogastre postéiieur j grand cercle des coronaires pour former i Quand on est arrivé à cette phase du
Art. 1. — Poche secondaire rélro-slomacale.
Les figures 46 à 30 expliquent l’évolution de la poche rétro-stomacale, la formation du ligament phrénico-gastriqne, etc.
Le point où la veine sus-hépatique sort du foie est le centre d’où rayonnent les ligaments de l’adulte (fig. 74). Ces ligaments sont au nombre de cinq ;
2 postérieurs : l’un gauche, presque sagittal (petit épiploon ou ligament hépato-entérique), l’autre droit, oblique (méso hépato-cave) ;
2 transversaux (partie droite et partie gauche du ligament coronaire). Tous ces ligaments se continuent les uns dans les autres.
Le méso hépato-cave et le petit épiploon se confondaient à l’origine dans la cloison mésentérique dorso-ventrale. Ils se sont différenciés au moment où est apparue la cavité hépato-eulérique-,
Le ligament suspenseur résulte de la réduction transversale de la large adhérence du foie au diaphragme et à la paroi ventrale-,
Le ligament coronaire reste comme un témoin de cette adhérence.
Comme corollaire à l’étude du péritoine hépatique et conclusion générale de l’exposé du péritoine des organes digestifs, j’examine la disposition de la cavité hépato-entérique (arrière-cavité des épiploons) chez l’adulte.