I. — Tubage duodénal et chirurgie biiiaire
La méthode duodénale d’Einhorn présente pour le chirurgien un intérêt indéniable, aussi bien dans la discussion des indications thérapeutiques que dans la surveillance post-opératoire des malades. Le but initial de la méthode fut de prélever les sécrétions, biliaire et pancréatique, le plus près possible de leur origine ; puis l’épreuve de Meltzer-Lyon déclencha devant l’observateur le fonctionnement des voies biliaires, la vésicule se vidant ou ne se vidant pas.
Avant d’étudier l’épreuve de Meltzer-Lyon au service de la chirurgie, il convenait de justifier sa valeur, à la lumière de certains faits chirurgicaux qui, justement, peuvent, par leurs objectivité, clore une discussion passionnée entamée depuis l’origine, sur la signification meme de l’épreuve — envisager donc l'épreuve de Meltzer-Lyon devant la chirurgie.
a) Le problème de la bile B : Quelques faits chirurgicaux Justifiant l’épreuve de Meltzer-Lyon (IV, ili).
A l’occasion de la thèse de Louis Vachez, nous avons discuté les nombreux arguments apportés pour ou contre l’épreuve de Meltzer-Lyon, depuis qu’Einhorn dénia l’origine vésiciiiaire de ia bile B, arguments d’ordre anutomuiuc. clinique, experiniental.
Il apparaît que les plus sérieuses critiques étaient basées sur des faits chirurgicaux. Si les adversaires de la bile B = Bile vésiculaire, sont restés sur leurs positions et en ont, jusqu’à un certain point, le droit, c’est essentiellement parce que Einhorn et d’autres ont obtenu après cholécystectomie, une bile qu’ils croient identifier avec la bile B.
Dans les cas de lithiase cholédocienne et de pancréatite chronique avec cholécystite, -le tubage nous a donné quelques déceptions ; erreurs de diagnostic, -pas d’action thérapeutique
réelle. ■ .
i,a coexistenee d’une cholécystite chronique supprinie toute réponse vésiculaire au Meltzer-Lyon, et le cholédoque semble bien rester insensible à l’excitation réflexe. C’est .sur l’ensemble clinique que doit être basé le diagnostic et c’est à la chirurgie seule qu’il faut le plus précocement possible demander un traitement.
Intéressant dans une obstruction incomplète du cholédoque pour préciser la nature de l’obstacle, il ne peut, lorsque le diagnostic de lithiase vésiculaire s’impose, permettre de déceler et a fortiori, de désenclaver un calcul du cholédoque. ■