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X- - LÉSIONS ET AFFECTIONS CUTANÉES

Histologie des vergetures. Altérations du réseau élastique de la peau au niveau des vergetures.

(Deux figures. N" 21 et 28.)

La peau subit au niveau des vergetures une modification de structure qui est essentiellement caractérisée par la distension de ses éléments constituants. Cette modification est rendue définitive parce qu’un certain nombre des fibres élastiques du derme sont étirées et rompues, de sorte que le tégument ne peut plus reprendre son état normal. Dans un travail fait en collaboration avec M. Troisier, nous avons montré que cette altération du réseau élastique du derme devait être considérée comme la lésion fondamentale de la vergeture, celle qui détermine toutes les autres; elle n’avait pas encore été signalée.

Nous avons étudié ; i" les vergetures de la grossesse prises dans les différentes régions où elles se développent (abdomen, cuisses, fesses, seins) ; 2“ les vergetures de la fièvre typhoïde que nous avons recueillies à l’autopsie d’un individu mort fort longtemps après la maladie causale; 5° les vergetures qui s’étaient développées chez un phtisique sur le thorax. Dans tous ces cas, les lésions histologiques étaient les mêmes ; aussi croyons-nous que notre description peut s’appliquer à toutes les vergetures quelle que soit leur origine.

de la vergelure. Quant aux faisceaux lamineux et à l’épiderme, sans résistance propre et manquant de leur soutien habituel, ils se sont laissé étirer dans le sens de la rupture des fibres élastiques.

Cette rupture des fibres étastiques est-elle due seulement à la distension de la peau? N’y aurait-il pas aussi dans quelques cas une altération de structure favorisant leur rupture? Nous ne pouvons rien affirmer à ce sujet; en tout cas nous n’avons constaté aucune modification de la structure des fibres élastiques.

La vergeture consiste donc en une élongation, sur un point circonscrit, des éléments constituants de la peau, avec rupture de quelques-uns de ces éléments. Nous ne voyons là qu’une lésion purement mécanique, sans trace de processus atrophique et par conséquent nous ne saurions considérer les vergetures comme une atrophie cutanée, ainsi que le veulent Hebra et Kaposi, Er. Wilson, ou comme une lésion trophique d’origine nerveuse. On s’explique aisément qu’une telle lésion, une fois constituée, soit indélébile.

amené une disparition complète de tous les symptômes à tel point qu’en présentant la malade à la Société médicale des hôpitaux, il nous parut possible de parler de guérison.

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