IV. - CANCER DU POUMON
Cancer du poumon.
(iN- 81 et IBS.)
do Brouardel et Gilbert, et refait avec plus de développement dans le nouveau Iraité de médecine et de thérapeutique de Gilbert et ïlioinot, n’est pas seulement un exposé didactique résumant les travaux parus sur cetle question, mais nous nous sommes également servi pour sa rédaction de documents personnels pour la plupart inédits. C’est de ceux-là seulement que nous donnerons un aperçu.
Cancer épithélial. — Notre statistique personnelle comporte fi cas de cancerépithélial primitif du poumon sur environ 2500 autopsies, proportion beaucoup plus forte que celle que donne Fuclis, et à peu près semblable à celle de Reinhard et de Kurt Wolff.
Nous avons insiste, en étudiant la palliogéiiie du cancer du poumon, sur la fréquence des associations avec les indammations chroniques de longue durée qui nous paraissent, comme nous l’avons montré par nillenra. avoir une gr.mde importance dans la genèse des cancers. Parmi ces inflammations chroniques nous avons plus particulièrement insisté sur les scléroses anciennes, anthracosiques, ou avec dilatations des bronches, dont nous avons observé plusieurs exemples en relation avec le développement du cancer. Nous avons également montré que, contrairement à l’opinion de Rokitansky sur l’antagonisme du cancer et de la tuberculose, la coexistence des deux affections était dans nos observations presque constante; et nous avons à l’appui fait dessiner une de nos préparations où l’on voit les cellules géantes de la tuberculose voisiner avec les , cellules épilliéliomaleuses du cancer.
scopique en : 1“ cancer des bronches intra-pulmonaii-es, relativement fréquent et qui se particularise par la production de lésions pulmonaires mécaniques et infectieuses (niisecutives au rétrécissement des bronches, d’où une ectasie générale de l’arbre bronchique dans tout le lobe intéressé; 2“ le cancer pulmonaire, forme massive dont
région, mais les épithéliums modifies par les mllainmations chroniques. Nous avons
formes cellulaires identiques observées dans" des inflammations chroniques et qui paraissent pouvoir en être éventuellement le point de départ. Même pour la forme en apparence la plus insolite, l’épithéliome pavimenteux à glohes d’apparence cornée, nous trouvons son origine dans la transformation du revêtement épithélial cylindrique cilié des bronches en épithélium pavimenteux stratifié, telle que nous l’avons observée dans la bronchite chronique, et que nous avons fait représenter dans notre article d’après nos préparations originales.
Parmi les symptémes, nous avons plus particulièrement insisté sur ceux qui nous ont permis en clinique d’établir précocement le diagnostic si rarement porté de cancer du poumon, et tout particulièrement sur l’examen histologique des crachats, qui peut
Anatomiquement, nous avons fait une étude histologique complète de cette forme nouvelle de cancer. Tout en signalant l’analogie des formations concentriques avec les globes de l’épithélioma cutané, nous avons montré les différences qui les en séparent. Enfin, nous avons fourni une explication de cette modalité anormale du cancer, en montrant les relations qui existent entre ces cellules néoplasiques et les modifications morphologiques que présentent du fait des mfiammations chroniques les épithéliums du poumon. Ce cancer s’était en ellét développé dans un lobe pulmonaire altéré par une sclérose d’ancienne date avec dilatations bronchiques, bous avons suivi dans les parties purement sclérosées les transformations des cellules épithéliales, devenues cubiques ou pavimenteuses, et nous avons ainsi fourni un premier exemple du développement du cancer aux dépens des inflammations chroniques métaplasiques des tissus épithéliaux.
Nous avons signalé la présence du streptocoque dans la caverne cancéreuse, et montré le rôle que cette infection surajoutée jouait dans l’évolution du cancer. Enfin,
lose dans un même poumon.
Diagnostic du cancer du peumon par l’étude histologique des crachats.
Nous avons eu deux fois l’occasion de constater la présence de produits cancéreux dans l’expectoration de malades atteints de cancer du poumon. Le premier concerne
quatre mois avant la mort du malade. Dans le second, l’examen des crachats permit de porter à la fois le diagnostic de cancer, par la constatation de cellules épithéliomateuses et de tuberculose, de bacilles s’y rencontrant également.
Mais il ne faut pas croire que ce procédé de diagnostic donne des résultats constants, et il nous est arrivé de ne pouvoir trouver de cellules cancéreuses dans l’expectoration d’un malade chez lequel nous avions porté le diagnostic de cancer du poumon, et que l’autopsie nous montra en effet atteint de cette alfection. Dans ce cas, il est vrai, le cancer n’était pas ulcéré.
Cancer primitif des bronches.
Malgré ce qu’ont de particulier
ches, il n’est pas possible d’en faire è coup sûr h,
cr à début pulmonaire. Si, en effet, il semble théoriqu ’re par des signes de sténose bronchique et de tu le second par des signes de tumeur piilmom it sans phénomènes de compression notables; s jusqu’ici rapportées des uns et des autres m lie distinction. Cela se comprend, car dans tout cancer i lit fréquentes, qui peuvent en comprimant des h
symptômes du cancer prin
les mômes symptômes ie sténose qu’un cancer primitivement bronchique et, d’autre part, le cancer bronchique donnera éventuellement des signes de lésion pulmonaire siégeant loin du hile, soit en produisant la bronchiectasie avec dilatations suppurantes, soit en déterminant la production de noyaux métastatiques secondaires.