V - CANCERS DE LA PLÈVRE
Cancer de la plèvre.
Le cancer primiiif de la plèvre est fort rare. Nous avons réuni dans notre article du traité de médecine et de thérapeutique les principaux doemnents publiés à son
Cancers secondaires de la plèvre. Pleurésie hémorragique cancéreuse par généralisation de kystes de l’ovaire.
L’examen cytologique du liquide de la pleurésie nous a permis dans ce cas de
l’époque dans la pratique courante de l’investigation clinique.
La pleurésie s’était développée chez une femme qui présentait en môme temps une volumineuse tumeur du petit bassin. Le liquide de ponction franchement hémorragique
épithéliale et qui” se difl'éren'cient facilement et des leucocytes et des rares cellules endothéliales desquamées qui se rencontrent ordinairement dans les épanchements
bien leur vitalité. Et nous en avons conclu que cette pleurésie était la manifestation à distance de la ^ ali tion de la tumeur de l’ovaire dont la nature maligne nous était ainsi prouvée.
Ce diagnostic fut confirmé par l’autopsie.
Linitis pleurale cancéreuse.
Chez utie malade atteinte de cancer généralisé par récidive d’un cancer de l’utérus
canal thoracique, une pleurcsie hémorragique récidivante tenant à des lésions pleurales qui nous ont paru mériter d’ôtre individualisées sous le nom de linitis cancéreuse do la plèvre, par analogie avec la forme similaire de sclérose cancéreuse de l’estoinac.
Les signes cliniques étaient ceux.d’un épanchement remplissant complètement la plèvre gauche. Une première ponction donne issue à 1500 grammes d’un liquide franchement hémorragique; l’examen histologique n’y décèle que des globules sanguins
surface. Ce qui nous explique l’absence, constatée lors de l’examen du liquide de ponction, de tout élément cellulaire néoplasique, malgré l’apparence très hémorragique de ce liquide et bien qu’il s’agisse en réalité de pleurésie cancéreuse.
Et c’est pourquoi il nous parait utile de spécialiser cette modalité du cancer pleural sous le nom de linitis cancéreuse de la plèvre, les apparences aussi bien macroscopiques qu’hislologiques étant tout à fait conformes au type de la linitis gastrique cancéreuse.
Épanchements chylilormes des séreuses dans un cancer de l'estomac compliqué de cancer du canal thoracique.
Ces épanchements laiteux sont attribuables, pour leurs particularités tout au moins, à la stase lymphatique cancéreuse résultant de l’oblitération du canal thoracique. Ce ne sont pas les substances du chyle qui sont en cause, mais bien des éléments cancéreux dégénérés, semblables à ceux qui se rencontrent dans les voies lymphatiques dilatées. La quantité de liquide épanché dans le péritoine et les plèvres est toutefois trop considérable, et sa richesse en éléments figures trop minime pour pouvoir leur attribuer en totalité une origine lymphatique. Mais, ainsi que nous l’a montré l’histoire clinique, ces épanchements se sont développés au cours d’une anasarque généralisée: ce sont des épanchements hydrüpiques dans lesquels les cellules cancéreuses stagnant dans les voies lymphatiques dilatées ont passé par diapédèse et où elles ont subi les transformations dégénératives, qui ont donné au liquide cette coloration laiteuse chyliforme. Ces épanchements chyliformes résultent donc non de l’oblitération du canal thoracique, mais de la pénétration des cellules cancéreuses à évolution dégénérative dans des épanchements hydropiques; cela nous explique que les épanchements chyliformqs aient été si rarement signalés dans les observations d’oblitération du canal thoracique.
VI - LES POLYADÉNOMES GASTRIQUES LEURS RAPPORTS AVEC L’ULCÈRE ET LE CANCER DE L'ESTOMAC
Hypertrophie circonscrite de la muqueuse gastrique.
Polyadénome en nappe.
Cette lésion jusque-là non décrite, et que nous avons étudiée et figurée dans un mémoire à la Société anatomique, consiste en une hypertrophie de la muqueuse due à l’augmentation de volume de scs glandes, avec hypergenèse et métatypic de leurs revêtements épithéliaux. La lésion occupait une portion circonscrite de la surface do l’estomac.
Nous l’avons dénommée polyadénome en nappe et l’avons rapprochée des autres formes adénomateuses généralement polypeuses connues dans cet organe.
au bord d’un ulcère du duodénum ; l’autre, les végétations cancéreuses ulcère de l’estomac.
même apparents à l’examen clinique. En raison de la circonscription des lésions, de l’enkyslement des lobules néoplasiques par une couche fibreuse nettement limitée, enfin de la bénignité apparente de l’évolution clinique, nous avons rangé ces tumeurs parmi les adénomes et nous les avons décrites sous le nom d’adénomes sébacés, se différenciant des autres formes d’adénomes sébacés par leur multiplicité et les caractères métalypiques de leurs cellules épithéliales.
Aussi dans notre classification des tumeurs les avons-nous classées dans les adénomes sébacés métatypiques.
Une planche lithographique accompagnant notre mémoire montre la figure histologique des lésions.
Kyste sus-hyoïdien d’origine congénitale développé aux dépens du traotus thyréo-glosse.
Examen histologique. Paroi fibreuse tapissée d'un épithélium polyédrique, avec vestiges d’éléments thyro'idiens.
Tumeur de la région parotidienne.
Examen histologique. Néoplasie do cellules ^atypiques d’origine hétérotopique.
Kyste dermoïde du médiastln.
Examen histologique. Poche fibreuse avec saillies scssiles ou pédiculées renfermant des éléments d’origine culanée, épithéliums pavimenteux stratifiés, appareils pilosébacés, glandes sudoripares, et aussi du cartilage et un revêtement cylindrique cilié à plusieurs couches. En somme, les divers éléments rencontrés dans ce kyste ressortissent à la fois il l’appareil cutané et aux muqueuses respiratoires, et l’on doit en conclure qu’il s’agit d’un reliquat d’origine branchiale.