XII - RAGE
(N» 53 et 123.)
Nous avons, dans un article du Traité de Médecine et Brouardel et Gilbert, écrit une monographie de la rage, en rés anciens et recents parus sur ce sujet. Article revu et tenu au ultérieurs dans le nouveau Traité de Gilbert et Thoinot.
Un cas de rage humaine.
Ce cas do rage fut observé chez une malade qui mordu traitée par la vaccination antirabique i> l’Institut Pasteur, et fu du début -42 jours après la morsure.
L’histoire clinique est surtout remarqi lable par le petit ne et la brusquerie de la lerminaison fatale, survenue par syni deuxième période de la maladie, avant que no se produisiss
cment négatif de cette rechei 1 bulbe, pratiquée à l’Institut s de contestation.
d’aspect ecchymotique, qui devient ensuite noirâtre, ou même complètement noire, semblable à la pustule humaine et s’entoure d’une couronne d’œdème. Nous avons obtenu plusieurs fois chez le cobaye, mais d’une manière inconstante, des bulles analogues à celles que nous avons décrites chez l’homme, et même dans un cas une vésicule vraie développée entre les couches profondes et les couches superficielles de l’épiderme malpighien; celle-ci ne contenait pas de sang, mais un exsudât albumineux amorphe, riche en polynucléaires et en amas bactéridiens.
Enfin les coupes histologiques de nos pustules malignes expérimentales sont en tous points comparables aux coupes de la pustule humaine de par le siège des hémorragies, la répartition des bactéridies et des leucocytes, la nécrose parcellaire.
L’imprégnalion collargolique est limitée à la partie inférieure du cul-de-sac duremérien, dépassant à peine par en haut la région moyenne du renflement lombaire.
Lésions histologiques de la méningite. — L’examen histologique des diverses régions du système nerveux nous a permis de faire plusieurs constatations intéressantes au sujet de la répartition différente des cellules dans l’exsudât, et dans l’infiltrat interstitiel des méninges enflammées.
Au niveau des centres encéphaliques, l’exsudât est accumulé dans les espaces sous-anachnoïdiens, et est formé d’une masse dense de leucocytes, qui sont en grande majorité des polynucléaires, dont beaucoup sont dégénérés, très peu de lymphocytes, et une assez notable proportion de cellules endothéliales desquamées.
La pie-mère est séparée de la substance cérébrale par un espace rempli d’un exsudât amorphe, vraisemblablement un exsudât albumineux coagulé par les réactifs. Cet œdème de l’espace pie-mérien, différencie ces lésions de celles que nous avons décrites dans la méningite suppurée à pneumocoques et où l’exsudât purulent prédominait justement dans cette région sous-pie-mérienne.
Les feuillets de la pie-mère sont épaissis, leurs cellules conjonctives, très hyperplasiques, sont séparées par une infiltration œdémateuse. Tout le tissu de la membrane est en outre infiltré de lymphocytes, qui se rencontrent également dons les gaines périvasculaires de la surface du cerveau.
Il y a donc un contraste manifeste entre les éléments cellulaires qui constituent l’infiltration interstitielle de la méninge, et qui sont uniquement des lymphocytes, et ceux de Texsudat cavitaire, en majeure partie des polynucléaires.
Nous avons retrouvé cette même disposition et ce même contraste, sur les coupes de la protubérance et de la moelle, pratiquées à diverses hauteurs et jusqu’au niveau de la queue de cheval.
Et nous avons ainsi, dans une même méningite, les deux modalités cellulaires qui caractérisent les réactions infectieuses, présentant l’une et l’autre une topographie
Ces deux modalités réactionnelles nous paraissent ; l’une, la réaction polynucléaire, représenter le résultat de la diapédèse d’origine sanguine; l’autre, l’infiltration lymphocytique, appartenir plus particulièrement aux réactions lymphatiques qui se montrent, non seulement dans les appareils lymphatiques proprement dits, mais aussi dans les séreuses, les méninges et leurs gaines lymphatiques périvasculaires.
Ces deux réactions sont ici associées, bien que conservant Tune et l’autre leur indépendance relative, mais il est des processus méningés ou nous les trouvons dissociées, ou notamment la réaction lymphocytique paraît seule en cause, et c’est ce
exsudatives de la syphilis et de la tuberculose^ ou l’examen du liquide céphalorachidien dénote seulement la présence de lymphocytes dans la cavité méningée.
La survenance des polynucléaires peut néanmoins se faire dans les mêmes inlcctions. vraisemblablement quand au processus inflammatoire interstitiel se joint la production d’exsudations fibiino-cellulaires dans la cavité arachnoïdienne. Et il nous paraît s’agir ainsi dans la prédominance de ces formes cellulaires dans un cas ou dans l’autre, plutôt d’un degré d’intensité et de diffusion de l’inflammation que d’une relation spécifique avec les formes parasitaires en cause.
upé en travers. Les saillies linéaires de