II. — Étude EXi'EaiMESTAiE
Avec le microcoque trouvé dans les oreillons nous avons déterminé des lésions expérimentales.
Nos expériences ont eu lieu sur le cobaye et lè lapin, accessoirement sur le rat blanc et le singe.
Une première série d’expériences (assimilable aux expériences de MM. lÆveran et Catrin) fut négative. Cela pouvait s’expliquer, par une atténuation de virulence du microcoque ou par la dose insuffisante de culture inoculée.
Dans une deuxième série d’expériences, faites avec des doses plus considérables, et avec un microbe exalté par passages successifs sur l’animal, les résultats furent positifs. Nous avons pu reproduire ainsi des lésions souscutanées, séreuses, analogues à celles que l’un de nous, en 1895, avaient obtenues avec une variété de microcoque tétragène septique.
En dehors de ces lésions, s’observait une congestion intense de tous les viscères (intestin, rate, foie et surtout pancréas) du genre de celles qui ont été publiées dans certains cas de septicémie tétragénique humaine et aussi d’infection généralisée ourlienne.
Après'avoir ainsi réalisé des lésions qui semblaient confirmer l’assimilation que nous avions faite du M. trouvé dans les oreillons avec une variété de
M. tétragène, nous avons recherché si sur des cobayes mâles nous ne pourrions pas réaliser par inoculation intra-péritonéale (procédé de Straus pour le diagnostic de la morve) des lésions testiculaires. Sur 7 cobayes, d présenteront un gonflement testiculaire évident. Dans ces 4 cas 1 examen montra avec un léger épanchement de la vaginale, une congestion intense, comme œdémateuse des deux testicules.
L’étude histologique des lésions du foie, de la rate, du pancréas a donné des résultats assimilables aux constatations rapportées par MM. Lemoine et Lapasset en 1905, lors d’une autopsie d’un cas d’oreillons, dans lequel ils avaient observé la congestion généralisée des viscères.
Sans vouloir forcer l’interprétation des faits nous avons tenu à les enregistrer — par suite de l’analogie de localisation et de natui'e qui nous a paru exister entre les lésions expérimentales que nous avions déterminées et les lésions observées dans des oreillons humains.