X. {Archives générales
U thorax, après avoir décrit dans la cavité pic le bascule, faits intéressants en ce qu’ils montre ! à commettre dans l’évaluation do la quantité d tient pas compte du rôle primordial du poumo inchement. Comme l’a fait remarquer bien scu' oit admettre uue. le nlus ffénéralemnnt tmifo «
avait refoulé une grande partie du liquide en avant vers la clavicule. La congestion cessant, le poumon devenu moins dense put à nouveau surnager et, dès lors, poumon et liquide reprirent leur position première.
Notre malade, âgé de 33 ans, avait présenté une de ces variétés de pleurésies avec congestion pulmonaire dans lesquelles l’épanchement, situé d’abord à la partie inférieure de la cavité pleurale, vient ensuite occuper la partie antérosupérieure de cette cavité pour regagner en dernier lieu sa situation primitive et se résorber. L’étude des faits de ce genre montre combien il est nécessaire d’apprécier l’étendue de la congestion pulmonaire avant de recourir à la thoracentèse.
Pleurésies au cours de la scarlatine chez l’adulte. En collaboration avec M. Diivoia. (Bulletins et Mémoires île la Société Médicale des Hôpitaux de Paris; séance du 19 mars 1909.)
11 nous parait que l’histoire des pleurésies de la scarlatine est un peu trop basée sur la seule réunion de faits, exceptionnels par les conditions de développement ou par leur gravité, et que nombre de statistiques tendent trop à rapprocher dans un résultat commun des cas essentiellement disparates.
Nous n’avons pu observer que trois faits de pleurésies ayant donné lieu à des manifestations cliniques importantes, sur plus de 2500 malades adultes scarlatineux des deux sexes. Nous faisons exception pour deux observations de scarlatine survenue chez des malades en puissance de pleurésie tuberculeuse et qui seront relatées plus tard, pour les modifications cytologiques intéressantes que la scarlatine a imposées au liquide pleural.
Les deux premières observations concernent la pleurésie séro-fibrineuse, pleurésie précoce de la période aiguë de la scarlatine.
Le liquide pleural était stérile, la formule cytologique était la polynucléose.
Le troisième fait était une observation de pleurésie séro-purulente survenue en même temps qu’un syndrome infectieux secondaire (réitération de l’angine, adénopathie sous-maxillaire, manifestations arthralgiques). La formule cytologique était également une polynucléose; le streptocoque fut décelé à l’état de pureté.
En dehors de quelques caractères diflérentiels il est tout un ensemble de symptômes communs à ces deux variétés de pleurésie : a) l’identité de la formule cytologique; b) l’absence d’antécédents tuberculeux; c) l’insidiosité du début et de l’évolution; d) la bénignité; e) l’épanchement modéré; /) la normalité de la scarlatine originelle ; g) le stade initial de congestion pul-
Nous avons voulu insister sur ces faits, qui ne nous paraissent pas, jusqu’ici, avoir été mis assez en lumière.
ba remarque est classique que la scarlatine n’offre aucune tendance à se localiser à l’appareil respiratoire. Cela est vrai si l’on prétend ainsi affirmer que rarement l’état du poumon domine la scène; cela est inexact à nos yeux, si l’on veut dire par là que l’appareil pulmonaire est le plus souvent indemne. Par l’examen systématique de l’appareil pulmonaire nous avons pu nous rendre compte qu’au début de la scarlatine pouvaient exister des manifestations respiratoires, parfois très légères, se traduisant exceptionnellement par des signes fonctionnels capables d’attirer l’attention ; sous forme de bronchites disséminées discrètes passagères, ou le plus souvent de fluxions œdémateuses des deux bases. Sans doute, le décubitus intervient pour faciliter les phénomènes de stase mais les signes que l’on constate permettent de penser que, dans un certain nombre de cas, une exsudation de la plèvre se surajoute aux phénomènes de fluxion pulmonaire.
La fréquence des lésions légères ou peu étendues du poumon dans la scarlatine permet de supposer une fréquence plus grande des lésions pleurales au cours de cette infection.
Les observations que nous rapportons tendent à démontrer, par ailleurs, que les pleurésies de la scarlatine de l’adulte ne sont pas toujours de développement aussi rapide, ni ne sont aussi abondantes qu’on l’a signalé. Le pronostic des pleurésies purulentes n’est pas toujours aussi sérieux qu’on l’a prétendu.