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SYSTÈME NERVEUX - MÉNINGES

Bradycardie et réactions méningées dans les oreillons. Avec la collaboration de II. ScHŒE'FKR. (Congrès français de Médecine^ Paris, oct. i9iû.)

Si la bradycardie a été signalée assez exceptionnellement dans la convalescence des maladies infectieuses, elle a été à peu près passée sous silence dans les oreillons où elle semble cependant habituelle. Les constatations de M. R. Monod (1902) relatives à la fréquence des réactions méningées ourliennes; les observations de MM. Chaulfard et Boidin, celles de MM. Dopter, Nobecourt, etc., montrant la simultanéité de la bradycardie et de la lymphocytose rachidienne, mettent en lumière la pathogénie de ce symptôme.

Bien entendu ces reactions méningées n’ont rien à voir avec les méningites graves, complications possibles mais exceptionnelles, autrefois décrites; frustes, transitoires, elles ne devaient guère être mises en évidence que par la ponction lombaire.

L’enquête dont nous apportions les résultats porta sur 129 cas d’oreillons, observés soit sur des enfants de 8 à 9 ans, soit plus particulièrement (en raison du mode de recrutement de l’hôpital des maladies contagieuses) sur des adultes ou adolescents des deux sexes, indemnes apparemment de tares nerveuses, héréditaires, pourvus ou non d’antécédents personnels, sans intérêts.

Sur ces 129 observations concernant des oreillons surtout d’intensité moyenne, mais parfois des formes plus sérieuses ou compliquées d’orchite, et dans lesquelles l’état de l’appareil cardio-vasculaire, et les oscillations du pouls étaient chaque jour repérés de façon précise, 16 fois seulement la bradycardie lit défaut. Chez 45 malades la ponction lombaire fut pratiquée qui.

l’existence de simples fluxions méningées, de troubles de circulation basilaire par gêne circulatoire provoquée par les deux parotides œdématiées.

Mais quelque légères que soient ces atteintes, il se peut, comme l’ont supposé MM. Chauffard et Boidin, que les oreillons déterminent un état de vulnérabilité plus grande du système encéphalo-médullaire.

Si la réaction cytologique fut parfois plus marquée, là où les troubles

méningés étaient les plus nets, il n’en fut pas toujours ainsi.

Le fait est intéressant à relever en ce qu’il montre que les réactions cellulaires méningées dans les, oreillons ne sont pas toujours en rapport ave la gra»

vité de l’infection et ne témoignent pas constamment d une atteinte inflammatoire sérieuse

Les caractères du liquide céphalo-rachidien furent avec quelques variantes ceux qui ont été signalés. La leucocytos'e

/, cléaires et en majorité de lym-

Fig. 26, - Réaciion méningée dens les oreillons. phocytes atteignait le chiffre maximum de 40 à 60 éléments par champ, ou se bornait le plus habituellement à 15 ou 25 éléments. On pouvait rencontrer quelques polynucléaires et des éléments mononuclees à noyau basophile peu intensément coloré à protoplasme acidophile paraissantmanifesteinentdescellulesendothéliales(fig.26).

La persistance de la réaction méningée, comme dans les cas de MM. Chauffard et Boidin, fut de 6 à 8 jours.

La bradycardie fut en général modérée ; en moyenne 52-56, parfois 48-44 ; parfois avec de fortes élévations de température, la bradycardie était relative : nous avons relevé 80 pulsations avec une température de 40, chez une malade dont le pouls devait retombera 44, avec une température de 37"; 64 pulsations

au cours de la scarlatine, les faits de méningite cérébro-spinale à streptocoques, sans intervention préalable d’une lésion de l’oreille, des sinus ou des fosses nasales, restent parmi les complications exceptionnelles de cette maladie. Pour cette raison, et encore pour quelques particularités intéressantes, nous croyons devoir rapporter cette observation, et la faire suivre de considérations sur les complications méningées de la scarlatine.

11 s’agit d’un scarlatineux adulte qui, au décours d’une scarlatine bénigne, alors que la convalescence évoluait régulièrement, présenta, vers le 18” jour (à l’époque du syndrome infectieux secondaire), quelques manifestalions générales imprécises, avec une légère angine, puis, peu après, une série de phénomènes laissant prévoir l’existence d’une méningite dont la ponction lombaire devait permettre d’affirmer l’existence, la nature et l’origine. Nous rapprochons ce fait de deux cas que j’avais observés avec mes internes, MM. Liait et Strœhlin, de méningites cérébro-spinales, suivies de guérison.

Le streptocoque fut retrouvé deux fois à l’état de pureté, dans le liquide céphalo-ractiidien ; la voie de pénétration n’a pas été celle habituelle, car les cavités crâniennes, le rocher, les fosses nasales étaient absolument normaux.

Sur un cas d'éosinophilie locaie méningée sans éosinophilie sangnine au cours d'une méningo-myélite.

Ce cas, étudié avec mes internes MM. Dnvoir et Schælfer, fut observé chez une femme jeune qui devait succomber a une meningo-myelite dont l’origine microbienne ne put être déterminée mais qui semblait être en rapport avec une inlection puerpérale anterieure. L’étude anatomo-pathologique complète des lésions médullaires a été faite dans la thèse de M. Tinel. L’observation sera publiée en détail dans le prochain numéro du Jcurnal de •physiologie et pathologie générales.

Cette observation est, à notre connaissance, la seconde. La première fut rapportée, en 1907, par MM. Mosiiy et llarvier. En dehors des discussions auxquelles prête 1 étude du phénomène éosinophilie et de la variété des cellules éosinophiles, ce fait est intéressant par l’abondance même de l’éosinophilie dont témoigne la formule suivante ; ' ■

Polynucléaires neutrophiles. . 40

— éosinophiles.25

Grands mononucléaires.5

Lymphocytes.52

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