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PATHOLOGIE GÉNÉRALE

Traité de Pathologie générale, publié par MM. Bouchard et Roger (Masson et Cie, Paris).

Collaboration au tome II du Traité pour la partie de ce tome traitant de l’étiologie générale des maladies infectieuses et parasitaires. Cet article, qui comprendra environ 150 pages, traite des habitats des bactéries et des parasites et des conditions qui,-hors l’économie ou dans l’économie, favorisent leur développement, créent l’état endémique ou épidémique, facilitent l’invasion de l’organisme et l'action pathogène.

Le Tétanos, Étude expérimentale, clinique et thérapeutique. (Semaine médicale, 25 mars 1895.)

Cette étude est une mise au pointdes documents bactériologiques, expérimentaux et cliniques qui venaient de transformer l’histoire du tétanos. La découverte du Nicolaier, l’isolement en cultures par Kitasato du bacille de Nicolaier, la détermination des habitats de ce bacille, de sa symbiose; la réalisation de la maladie par l’inoculation de terres souillées, de cultures pures ou de toxines tétaniques; l’affirmation des propriétés antitoxiques du sérum, éclairaient rapidement les points encore obscurs de l’étiologie et de la pathogénie de cette maladie infectieuse. Mention est également faite des essais cliniques et expérimentaux permettant de prévoir l’action préventive sinon curative du sérum antitétanique.

Observation (communiquée à M. Basset pour sa thèse, Paris, 1893). Sur les formes atténuées de l'infection puerpérale.

II s’agit d’une jeune femme qui, atteinte après son accouchement d’une forme légère de fièvre puerpérale, présenta successivement un abcès du sein à streptocoques, puis une angine pultacée à streptocoques. C’était là un exemple des modalités atténuées de l’infection puerpérale, et de l’atténuation successive sur un même organisme, de la virulence du streptocoque pyogène.

Sur un cas de dothiénentérie avec présence dn bacille d'Eberth dans le sang de la circulation générale. (Archives de médecine expérimentale et d’anatomie pathologique, 1895.)

Les nombreuses tentatives en vue d’isoler le bacille d'Eberth du sang des typhiques avaient échoué dans la presque totalité des cas ; aussi disait-on que le bacille d’EaERTii n’est pas un véritable parasite du sang, et que, s’il pénètre dans la circulation générale, il y séjourne peu ; il se cantonne, disait Wissokowitch, dans les organes. Or, chez un jeune homme entré dans le service du professeur Potain pour une dothiénentérie dontl’évolution fut régulière, mais dont le diagnostic au début paraissait incertain, j’ai obtenu au 16* jour de la maladie, avec le sang prélevé directement d’une veine de l’avant-bras, des cultures pures de bacilles d’Eberth, que j’ai pu différencier d’avec le bacille coli par toutes les réactions connues. Ce fait prouve donc que le bacille d’Eberth peut exister et séjourner dans le sang à une période de la dothiénentérie où l’ulcération des plaques de Pever a pu faciliter son exode.

Cette observation fut le premier fait signalé, à notre connaissance, de présence de bacilles d’Eberth dans le sang. Poursuivant vers cette époque l’étude des infections secondaires dans la tuberculose, j’avais montré que, pour obtenir des hémocultures microbiennes positives, il convenait de disposer dans un grand nombre de tubes une petite proportion de sang suspect, de façon à empêcher la continuation in vitro de l’action bactéricide du sérum sanguin sur des éléments microbiens, en général affaiblis parleur séjour dans

le milieu sanguin. Les recherches de MM. Sacquépée et Courinont sont venues justifier; d’une part l’utilité de la technique; d’autre part la valeur diagnostique de la recherche du bacille d’ÉBEnTii dans le sang.

Hémoculture dans les Érythèmes polymorphes. En collaboration avec M. H. Scikefpeii. (Presse Médicale, 27 août 1910.)

Dans une note annexée au travail que j’ai publié, avec mon interne M. Schœffer, sur les complications cardiaques observées au cours des diverses variétés de l’Érythème polymorphe, je mentionne que l’hémoculture (par piqûre aseptique d’une veine superficielle de l’avant-bras et dissémination en milieux aérobies abondants de petitesproportionsdesang), a été pratiquée chez dix malades environ, choisis parmi les plus sérieusement atteints. Les résultats ont toujours été négatifs.

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