C. — Observations ozonométriques
j’ai fait entrer, le premier, la question delà pulvérisation dans une phase de contrôle scientifique, en constatant, dès 1860, qu’un abaissement considérable de température se produit au moment du b) ise i eut 1 1 a ( relevés thermométnques) ;
Qu’une désulfuration très-considérable se rencontre dans 1 î n il pulvérisée (réactions chimiques sur place; analyses chimiques au Val-de-
Que l’eau minérale ainsi pulvérisée ne pénétré que très-difficilement dans les bronches (expériences sur des lapins).
Le 8 octobre 1861, j’ai lu à l’Académie de médecine un mémoire intitulé : La Pulvérisation aux Eaux-Bonnes; état de la question. Mes nouvelles recherches de la saison de 1861 me conduisaient à des conclusions analogues aux précédentes :
A. — Dans l’acte de sa pulvérisation, l’eau thermo-minérale de Bonnes perd une très-grande quantité de calorique;
(Pulvérisée à 31°, elle n’arrive au point d’aspiration qu’à 17 ou 18°).
B. — Par sa pulvérisation l’eau de Bonnes perd la très-grande partie de sulfure de sodium, qui en forme un de ses éléments minéralisateurs les plus importants;
(L’analyse chimique n’en retrouve plus que des traces.J
La Société d’hydrologie de Paris ayant été saisie, en même temps que l’Académie de médecine, de la question, celle-ci fut élucidée par les rapports remarquables de MM. Réveil et Poggiale.
M. Réveil s’exprimait ainsi en avril 1862 :
1* (.es liquides pulvérisés, respirés dam des conditions déterminées, pénètrent dans les voies aériennes en petite quantité;
2” Les eaux sulfureuses sodo-calciques, telles que les Eaux-Bonnes, perdent une grande partie de leur principe sulfuré ;
3” Il y a un abaissement de température au jet de l’eau pulvérisée, mais la poussière d’eau se met en équilibre avec le milieu ambiant.
(Annales de la Société d'hydrologie, tome VIII, fane 382.)
Le docteur Poggiale, après avoir vérifié la vérité de mes assertions, reconnaît la part active que j’ai prise dans cette étude.
2" Thermalité des Eaux minérales.
En 1860 j’avais établi, à la suite d’observations minutieuses :
1" Que le refroidissement de l’eau minérale était plus prompt que celui de l’eau ordinaire, préalablement portée à la même température.
2" Que cette différence do refroidissement se manifestait surtout dans les premières minutes de l’observation.
Pour répondre aux objections que m’a présentées un membre éminent de l’Académie des Sciences, j’ai institué de nouvelles expériences en juillet 1861, avec le concours de M. Richard (de Sedan).
En nous servant des thermomètres Baudin, nous sommes arrivés à la confirmation de mes premiers résultats :
L eau minérale de la buvette des Eaux-Bonnes s’est refroidie plus vite que l’eau du torrent portée à la même température de 32° centigrades.
3° — Les Eaux-Bonnes fBasses-Pyrénéesj.
Voyage. — Topographie. — Climatologie. — Hygiène des valétudinaires. — Valeur thérapeutique des eaux.
J’ai cherché à concentrer dans ce vi 1 e le ol i t q e ed cales et hygiéniques éparses dans une innombrable série de publications.
Eli essayant de donner au malade les conseils les plus opportuns pour diriger sa conduite et sa manière d’être, j’ai fourni au médecin des indications sur la valeur thérapeutique des eaux.
Dans le chapitre consacré à l’étude des effets physiologiques et thérapeutiques des Eaux-Bonnes, j’ai la conviction de m’être inspiré des ressources d’une expérimentation précise et d’une observation clinique rigoureuse.
4». — Médication lacto-chlorurée.
Première note insérée dans YUnion médicale du 12 mai 1860.
Deuxième note publiée le 3 novembre de la même année.
A l’étude de l’efficacité des eaux sulfureuses de Bonnes se rattache celle des moyens thérapeutiques aptes à combattre la maladie, lorsque le valétudinaire a quitté les Pyrénées.
Voici la formule du sirop de chlorure de sodium que j’administre dans du lait de chèvre ou de vache :
(Eau distillée, 200 grammes ; sel marin, 100 grammes ; sucre, 400 grammes ; eau de laurier cerise, 30 grammes.)