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CLIMATOLOGIE

Dans l’étude des questions relatives a la climatologie, je me suis constamment pénétré de l’importance de ces deux axiomes d’hygiène :

Prévenir vaut mieux que guérir.

J,a maladie s’amende difficilement dans les lieux où elle a pris naissance.

:l° Influence des pays chauds sur la marche de la tuberculisation.

Au sujet de cette publication, on lit dans les instructions rédigées au nom du Comité d’hygiène, par M. le professeur Tardieu, lors de ma mission scientifique en Algérie (octobre 1859) :

« VI. de Pietra Santa a montré qu’il ne se dissimulait aucune des difficultés inhérentes à ces études, et que les ayant toutes prévues, il serait mieux que

2° Ou climat d’Alger dam les affections chroniques de la poitrine.

Rapport à S. Exc. le Ministre de l’Algérie et des Colonies.

Principales conclusions de ce rapport :

1" Les conditions climatériques de la ville d’Alger sont très-favorables pour les affections de la poitrine en général, et pour la phthisie en particulier ;

2" L’heureuse influence du climat d’Alger est très-appréciable dans le cas où il s’agit, soit de conjurer les prédispositions, soit de combattre les symptômes qui constituent le premier degré de la phthisie ;

3“ Cette influence est contestable dans le deuxième degré de la tuberculose, alors surtout que les symptômes généraux prédominent sur les lésions locales;

h" Elle est fatale au troisième degré dès qu’apparaissent les phénomènes de ramollissement et de désorganisation.

S. Exc. le Ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics m’a transmis l’approbation donnée à ce rapport par le Comité consultatif d’hygiène.

3” De !’acclimatement en Algérie.

Après avoir étudié la question de i’acclimateinent dans ses rapports avec la colonisation, ]’ajoute :

1" L’acclimatement de l’Européen en Algérie est un fait réel, incontestable;

2“ Cet acclimatement se fera dans des conditions d’autant plus favorables, que 1 immigré ou le colon voudront s’astreindre aux règles salutaires tracées par l’hygiène publique et privée.

4° Les Climats du Midi de la France.

Mission scientifique ayant pour but d’étudier leur influence mr les affections chroniques de la poitrine. 1" Rapport à S. Exc. le Ministre d’Etat.

Je formule mes conclusions en disant :

1° Le séjour des climats du Midi, pendant la saison froide, est utile aux

malades, à la condition de s’y rendre de bonne heure pour combattre et enrayer les manifestations de la maladie, à la condition aussi de s’astreindre à l’observation de la journée dite médicale.

2° Le médecin doit se préoccuper surtout de la connaissance exacte des deux principales zones du littoral et des collines; approprier chaque type de climat à chaque catégorie de maladie, et après une étude analytique de chacun de ces deux éléments, s’élever, par un travail synthétique de l’esprit, à leur coordination logique et véritablement scientifique.

Voici maintenant comment s’est exprimé M. Barth, au nom d’une Commission composée de MM. Louis et Regnauld :

« Votre Commission vous propose de répondre à M. le Ministre d’État, que le Rapport de M. de Pietra Santa contient des appréciations pratiques d’une utilité incontestée ; qu’il signale des améliorations locales matérielles, dont la réalisation ne peut avoir, pour les malades et pour ces localités elles-mêmes, que des résultats avantageux, etc., etc. »

5" Influence de l'air des Pyrénées sur les affections des voies respiratoires.

(Mémoire lu à VAcadémie 'les sciences le 20 octobre 1862. )

L’air que l’on respire dans les montagnes des Pyrénées, à une hauteur de 800 mètres au-dessus du niveau de la mer, possède des conditions toutes spéciales :

1" Il est plus léger. 2" Il contient moins d’oxygène, à volume égal. 3° il est imprégné d’une quantité plus considérable de vapeur d’eau, h" Il renferme une proportion très-élevée d’ozone, c’est-à-dire d’oxygène à un état particulier d’électrisation. Cette atmosphère, ainsi constituée, exerce une influence trèsheureuse sur les affections chroniques des voies respiratoires.

6“ La Corse et la station d’Ajaccio.

2“ Rapport à S. Exc. le Ministre d’Etat.

Conclusions :

— Le climat d’Ajaccio tient un juste milieu entre le climat d’Alger et celui des côtes de la Provence. (Grande pureté de l’atmosphère ; vicissitudes atmo-

sphériques peu marquées ; variations saisonnières graduelles, moyenne annuelle de la température très-satisfaisante (17" 55) ; oscillations limitées de la colonne barométrique dans ses mouvements diurnes et mensuels.)

— Le climat participe des avantages des localités situées aux bords de la mer, et qui sont à l’abri des grandes perturbations atmosphériques.

— il possède la zone maritime, qui convient à la forme la plus fréquente des affections chroniques de la poitrine.

Le Ministre de l’agriculture et du commerce, sur l’avis du Comité consuls tatif d’hygiène, et le Ministre de l’instruction publique, sur l’avis de la Commission des publications, ont encouragé la propagation de cet ouvrage.

7° L’Ozommélrie.

Premier mémoire présenté le 29 avril 1861 à l’Institut.

Deuxième mémoire présenté le 29 janvier 1862. Id.

Troisième mémoire présenté en juillet 1864. Id.

En 1860, après avoir indiqué l’état de la science sur cette intéressante question,.je me borne à reconnaître que la courbe que Ton obtient par les relevés journaliers, faits au moyen de bandelettes ozonométriques, est en raison directe de la courbe formée par les constatations successives de l’hygromètre Saussure.

D’une étude comparative, faite en juillet 1861 aux Eaux-Bonnes, à Paris et à Versailles, je tirais ces conclusions :

A. — L’air de Paris n’est pas le meme que l’air des Pyrénées; il ne contient que des traces insensibles d’ozone, pendant qu’on en trotive une forte proportion dans les montagnes

B. — La courbe ozonométrique de Versailles occupe une position intermédiaire entre celle des Eaux-Bonnes et celle de Paris ,

Dans mes observations de 1864, je me préposais d'étudier les phénomènes 1 f te c t • des bandelettes ozonométriques, alors qu’elles

seraient influencées par le même air atmosphérique, dans des conditions diverses d’exposition.

Voici les résultats de ces expériences :

Les colorations des bandelettes Jame (de Sedan) sont en rapport avec le

plus grand renouvellement de l’air autour desdites bandelettes ; celle exposée en plein air donne la nuance 20 de l’échelle de Bérigny, celle située au fond de l’épronvette ne donne plus que la nuance 1.

8“ Observations météorologiques des Eaux-Bonnes.

Les observations météorologiques que je recueille depuis 1860 aux Eaux- Bonnes (Basses-Pyrénées), pendant la saison d’été (juin, juillet et août), ont été s c l n j 1 l’Académie de Médecine, et renvoyées par elle à la commission des Eaux minérales.

M. le professeur Bouchardat. dans son dernier rapport olliciel. dit en parlant de L’importance des études météorologiques des stations thermales :

« Les recherches sur ces questions d’un médecin étranger aux inspections, mais bien connu de l’Académie, AL de Pietra Santa, méritent une mention spéciale. »

(Mémoires de l'Académie impériale de médecine, 1863, tome XXVI. page cumin.)

9" Essai de Climatologie théorique et pratique.

Je me suis proposé de répondre aux vœux que M. Littré, le savant traducteur d’Hippocrate, avait exprimés en ces termes :

■ Le traité des airs, des eaux et des lieux d’Hippocrate, compose pour un horizon bien limité, devrait être retait aujourd’hui sur de plus grandes dimensions, et donner, par conséquent, des résultats plus variés et plus compréhensibles. »

Après avoir défini le climat d’Hippocrate :

« L’influence positive que l’air, les eaux et les lieux exercent sur l’homme en tant qu’individu, et sur les hommes réunis en grandes masses et habitant un même point circonscrit et déterminé du globe. »

Je consacre à la climatologie théorique quatre chapitres.

1° Les lieux (cosmographie et physique du globe, — géologie, — topographie. — productions du sol ;

2” Les eaux (généralités, — eaux douces, — eaux salées, — eaux minérales ) ;

3" L’air (atmosphère, — pression barométrique, — temp< al — hydrométéores, — vent, - ozone, — électricité, —magnétisme);

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