II. Anatomie pathologique
Il est extrêmement difficile de se faire une idée précise du siège des récidives. Tous les auteurs ne comprennent pas de la même façon leur topographie. Nous les avons classées ainsi :
1° Des récidives locales qui siègent dans le col traité pat radiothérapie ou dans la cicatrice vaginale après hystérectomie; 2" des récidives pelviennes siégeant dans le paramètre et les ligaments utéro-sacrés ou dans les viscères : vessie et rectum, et exceptionnellement corps utérin; 3° des récidives ganglionnaires au niveau des ganglions du premier relais.
Les récidives locales sont beaucoup plus fréquentes après hystérectomie qu’après curiethérapie.
Les récidives pelviennes constituent le type habituel de récidives après curiethérapie utéro-vaginale.
En ce qui concerne les récidives ganglionnaires, il est souvent difficile à la lecture des observations cliniques, les autopsies étant rares, de savoir si une masse pelvienne ou iliaque est à point de départ cellulaire ou ganglionnaire. Aussi est-il difficile d’avoir une idée exacte de leur fréquence. On ne trouve qu'impressions à ce sujet et les preuves formelles manquant, les auteurs ont tendance à classer les tumeurs secondaires en paramétrées ou ganglionnaires suivant des idées préconçues. On verra, en effet, qu’en clinique aucun élément probant ne permet le plus souvent d’établir un diagnostic localisateur.
Les récidives, quel que soit leur point de départ, évoluent en s’étendant à tous les éléments voisins. Il y a une condition qui modifie un peu leur évolution, ce sont leurs relations avec l’extérieur, si bien que l’on peut distinguer des récidives ouvertes et des récidives fermées. Les premières sont infectées, ce qui accroît encore les troubles généraux qui les accompagnent. Les secondes en évoluant peuvent devenir secondairement ouvertes : elles amènent alors deo complications graves, fistules vésico-vaginales et rectovaginales.