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I. Conditions d’apparition des récidives

Nous avons étudié successivement :

les conditions générales; les conditions locales; la nature du premier traitement; le moment d’apparition.

En réalité, il est très difficile de déterminer l’influence de l’âge sur la réapparition du cancer. De même, les causes tenant à l’état général, à l’hérédité, aux grossesses.

Ce qui surtout est à retenir, c’est l’importance du degré d’extension du cancer. Les degrés II et III, pour employer la classification habituelle, donnent la grosse partie des récidives. Le degré IV est moins souvent trouvé, étant donné l’incurabilité fréquente des lésions. Le degré I, beaucoup plus intéressant à considérer, est d’un pronostic nettement plus favorable. Mais il ne faut pas oublier, dans l’interprétation des statistiques, qu’on a plus rarement l’occasion de traiter des cas de début que des cas plus avancés, en raison de la négligence des malades ou des médecins.

Une question fort importante se pose d’autre part : c’est le rôle des adénopathies cancéreuses dans la formation des récidives.

La question n’est pas résolue et devient de plus en plus difficile à préciser ; en effet, l’usage croissant de la radio-

thérapie nous prive de toute investigation des zones ganglionnaires et ne nous permet de reconnaître l’existence des adénopathies.

En ce qui concerne le rôle de In nature du. traitement de la tumeur primitive, toutes les méthodes sont difficiles à juger et à comparer, car le facteur peut-être le plus important dans la détermination des récidives est la façon dont ce traitement a été réalisé. L’hystérectomie élargie a-t-elle été impeccable, l’application du radium a-t-elle été bien dosée et bien située ? Même un excellent chirurgien, même un curiethérapeute expert ne pourront pas toujours agir suivant les règles classiques pour des raisons anatomiques, infectieuses, générales.

Quant au moment d’apparition des récidives, tous les auteurs sont d’accord pour considérer que la plus grande partie des récidives se produisent dans' les premières années qui suivent le traitement. On admet même fréquemment quë si la guérison persiste pendant cinq ans, on peut la considérer comme définitive. Certains ont même soutenu que le délai de trois ans était suffisant et qu’au-delà le nombre des récidives, diminuait considérablement.

Mais les choses ne sont pas les mêmes suivant qu’il s’agit de résultats chirurgicaux ou radiothérapeutiques. En effet, les récidives après hystérectomie se produisent dans les toutes premières années et la marge de trois ans est très suffisante. Après radiothérapie, la récidive entre trois et cinq ans n’est pas exceptionnelle.

La rapidité d’apparition de la récidive dépend aussi de la précocité avec laquelle a été appliqué le traitement, autrement dit du degré d’extension du néoplasme.

Pour si rares que soient les récidives tardives, elles existent indéniablement.

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