MALADIES DE LA MOELLE
Syndrome de Brown-Sequard avec dissociation syringomyéliquc d’orîg-inc syphilitique (en collaboration avec M. Piatot).
Une femme de 28 ans est atteinte, au cours de la période secondaire de la syphilis, d une myelite dorsale à forme de syndrome de Brown-Sequard avec dissociation syringomyélique delà sensibilité. L’examen histologique nous a montré un foyer de myélite aiguë gommeuse intéressant le faisceau latéral et la corne postérieure de la région dorsale supérieure. Le processus a son
moelle en suivant les tractus pie-mériens et, fait important, n’a pas déterminéd’oblitération vasculaire. Cette observation vient donc .ion de MM. Gilb. • ■ ' ' ■ - -
médullaire un rôle important dans l’éçlosion de certaines syringomyélies et admettent qu’une myélite traumatique peut être le point de départ d’une syringomyélic xraie. Notre observation ne
pathologique nous montrent qu’ici la prolifération névroglique h la ghose syrmgomyélique.
La paraplégie spasmodique familiale
remarquablement tracé par Duchenne de Boulogne. Or, à l’autopsie, un examen systématique de tout l’appareil neuro-musculaire montra l’absence de lésions névritiques et cellulaires (cornes antérieures) caractérisliques d’une polynévrite ainsi généralisée, mais fit constater les altérations des atrophies musculaires myélopathiques. Au, niveau de la moelle, par exemple, nous avons vu surtout une atro¬
phie simple des cellules des cornes antérieures, sans gonflement, sans chromatolyse, accompagnée au surplus d’une légère sclérose
. démarche est comparable
Ces rétractions aussi généralisées et aussi intenses paraissent traitement mécanique, tout massage, malgré une intégrité assez
Or, deux théories ont été soutenues. DuchenL de Boulogne estime
grohpesmusculaires. Friedreich croit qu’il s'agit plutôt d’une fibrose du muscle qui entraîne secondairement sa rétraction.
la déformation est due à la prédominance d’action de certains
très intense, très précoce et très généralisé dans notre cas. Les donner une rigidité remarquable. Peut-être, la myosclérose joue-
malades comme des exemples d’une variété spéciale et fort rare
nous a permis de préciser son mécanisme pathologique.
Nous rappelons que Roulland attribue les paralysies à la co pression directe du plexus dans le creux sous-claviculaire par le f ceps ou la main de l’accoucheur. Schœmacker pense que dans c laines positions les nerfs peuvent être comprimés entre la clavicul la première côte. Mais Tarnier avait remarqué qu'une forte tract sur le bras du fœtus tend fortement les racines supérieures plexus brachial. Fieux constata dans la suite qu’une forte tract tend les 5® et 6® paires cervicales et peut les rompre dans leur publie radiculaire extra-rachidienne; enfin, Duval et Guillain démontrent que les nerfs ne peuvent être comprimés entre la clavicule et la première côte, que les tractions sur le plexus tendent fortement les 5“ et 6® racines cervicales sur la gouttière des apophyses transverses, la racine dorsale et la r® côte, et provoquent des lésions de rupture 6 deux niveaux différents, mais toujours dans la portion radiculaire du plexus, d’une part dans la partie extra-rachidienne, comme l’avait dit Fieux; d’autre part, dans la partie intra-rachidienne avec arrachement des filets radiculaires à leur émergence de la moelle. Cette théorie de l'élongation avec rupture consécutive des tubes nerveux explique fort bien la plus grande fréquence du type radiculaire supérieur, mais aussi la possibilité du type complexe suivant la violence et la direction du traumatisme. Notre cas vient confirmer cette théorie. Nous n’avons pu relever en
effet des traces d’hématome, ce qui nous permet de supposer que le plexus n’a pas été lésé par une application directe du forceps ou