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ES ORIGINES

nuées de notre internat, notre

auraitpeut-être aussi pour le praticien utilité à posséder des notions d’une coprologie clinique, qui, k côté des symptômes physiques et fonctionnels du malade, le

d’examen avec lequel elle procède.

Pour aborder l’étude des fèces, il était nécessaire, avant tout, de posséder une bonne méthode d’examen, et c’est cette méthode que nous avons en premier cherché à déterminer. Pour cela, nous sommes parti d’un repas d’êpreuoe logiquement composé, destiné à mettre en jeu l’activité spéciale des différentes glandes intestinales dont nous désirions connaître la valeur fonctionnelle ; et, concurremment, nous nous sommes servi d’un moyen commodede délimiter aussi exactement que possible les résidus fécaux correspondant à ce repas.

général le matin au petit lever, le dernier repas frugal ayant été fait la veille au soir à sept heures, par exemple. On reconnaît facilement les matières colorées en rouge par le carmin qui correspondent au repas d’épreuve, et on les recueille en totalité. Si on dispose d’un peu de temps on peut, pendant deux jours, mettre le malade au régime lacté, puis, le matin dutroisième jour, lui faire absorber son repas d’épreuve avec ses trois cachets de carmin, et, six à huit heures après, on le remet au régime du lait pendant une journée ; si bien que les fèces rouges apparaissent nettement entre les fèces grises du régime lacté, d’odeur moins repoussante.

Modèle d’analyse. — C’est en possession de cette méthode rigoureuse, dont nous avons fait avec soin la critique, que nous avons envisagé :

1" La durée physiologique de la traversée digestive. 2° L'utilisation réelle de ce repas d'épreuve, c’est-àdire :

1) Le rapport du poids des fèces sèches au poids des fèces fraîches ;

2) L'utilisation quantitative et qualitative des graisses (partie la plus originale et la plus e ssentielle de notre méthode) ;

3) L'utilisation des hydrates de carbone;

4) L'utilisation des albuminoïdes ;

5) La réaction des fèces.

3" Accessoirement l'examen macroscopique et microscopique des produits pathologiques de l'intestin.

4” L’examen bactériologique des fèces.

s’appuie.

• C’est donc par ces moyens que nous avons abordé l’étude expérimentale de l’exploration fonctionnelle de l’intestin, etque, partant delà connaissance desingesta, nous avons calculé par l’analyse des excreta le rendèr ment du tube digestif.

Dans toutes nos recherches nous sommes parti toujours de l’état physiologique normal, étudiant d'abord comment les variations du régime intervenaient dans la formation des fèces, ce qui nous a conduit à l'étar blissement de notre régime d’épreuve.

Puis nous nous sommes attaché à créer dés états phy-

liser l’expérience, pour chercher à reproduire l’état de maladie, soit en répétant des expérience déjà faites par d’autres auteurs avant nous, soit en apportant à leurs pro-

2° Symptomi

1" Tympanisme abdominal. — 11 se manifeste deux ou trois heures après le repas, caractérisé par la distension des anses intestinales que l’on peut facilement reconnaître par la vue, le palper ou la percussion, entraînant des troubles respiratoires, cardiaques, etc., par refoulement des organes thoraciques, et se terminant par une production excessive de gaz intestinaùX 1 , véritable débâcle gazeuse.

2“ Présence de tumeurs stercorales. — Elles sont souvent révélées par la palpation du gros intestin. '

3° Palpation profonde de la région pèriombilicalé.

— Elle révèle parfois avec une douleur le siège d’un pancréas augmenté de volume (point pancréatique de Desjardins, zone pancréatique de Chauffard).

4“ Palpation et percussion de l'hypocondre droit.

— Elles montrent un foie petit, rétracté derrière les fausses côtes, ou gros et douloureux et débordant celles-ci de 2 ou 3 travers de doigt.

3“ Symptômes généraux.

Un teint terreux, pâle, pouvant Paire craindre la chlorose chez une jeune femme, mais différenciéde oelle-oi par la déchéance physique rapide qui accompagne les troubles de dyspepsie duodénalc ; une sensation de malaise, de fatigue générale, de torpeur, de somnolence, une diminution de forces, une atrophie musculaire, la flétrissure des téguments traduisant

élaborés ; parfois un amaigrissement considérable, contrastant avec l’énorme quantité d'aliments ingérés, quand la glande pancréatique est fortement altérée. Si l’on joint à ce cortège symptomatique 1 e syndrome uréologiqae, tel que la glycosurie, la diminution de l’urée, ou encore le rapport existant entre le soufre total et le soufre incomplètement oxydé, et surtout le syndrome coprologique , tel que nous l’avons étudié précédemment, le diagnostic des dyspepsies duodénales, qui ne reposait tout à l’heure que sur des données cliniques, s’éclaire par les nouvelles données du laboratoire.

3" Diagnostic des troubles d’absorption intestinale.

Par cette méthode d'exploration fonctionnelle de l’intestin, il nous est encore possible de faire le diagnostic des troubles d’absorption de l’intestin, comme nous en avons rapporté de nombreux cas dans notre thèse ; nous ne rappellerons ici que le syndrome coprologique qu’ils ont permis de formuler.

Les fèces chez les individus atteints d’affections de l’intestin grêle présentent les caractères suivants :

1“ La traversée digestive est raccourcie ;

2° Il y a augmentation de la quantité d’eau et diminution du poids des substances sèches ;

4° Les troubles de résorption s’accusent par la pré-

du médecin, car ce dernier peut en( données par elle acquises, s’il sait s'i thodes de thérapeutique fonctionnent

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