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L’EXAMEN CYTOLOGIQUE DES LIQUIDES ARTICULAIRES

AU COURS DES ARTHRITES BLENNORRHAGIQUES (57)

L’examen cytologique de l’épanchement a montré l’invariabilité de la formule cytologique à polynucléaires. MM. Lemierbe et LEVESQUE et moi-même avons insisté sur ce fait qu’il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement spécifique de l’infection blennorrhagique qui soit d’une efficacité constante et démontrée, mais que ces procédés sont susceptibles de donner des améliorations, à condition d’être employés au moment opportun. La question du traitement du rhumatisme blennorrhagique a besoin d’être reprise dans un esprit d’observation rigoureuse : à côté de l’examen clinique, l’étude cytologique des épanchements intraarticulaires pourra donner des renseignements intéressants.

ENDOCRINOLOGIE (58, 59, 60)

Nous avons eu l’occasion d’étudier particulièrement avec le Professeur H. Cl.4ude et Mlle S. Bernard, certains troubles peu marqués du fonctionnement des glandes à sécrétion interne. Dans ces cas, la méthode des tests biologiques, déjà expérimentée par le Professeur Henri Claude et ses collaborateurs, c’est-à-dire l’étude des modifications produites chez des malades à la suite d’injections d’adrénaline ou d’extrait du lobe postérieur d’hypophyse, permet de poser souvent un diagnostic précis, impossible sans elle, et d’instituer un traitement actif. Ces réactions sont d’abord des réactions cardio-vasculaires, modifications dans le rythme des pulsations (accélération ou diminution) et dans la pression artérielle (élévation ou abaissement). C’est ensuite l’apparition de glycosurie alimentaire. Alors que chez le sujet normal on observe des réactions d’un ordre constant, chez des sujets présentant un dysfonctionnement glandulaire, on observe des réactions différentes : celles-ci dans certains cas sont assez caractéristiques pour indiquer un trouble que la clinique ne parviendrait pas à déceler. Nous nous sommes également efforcé de montrer combien il fallait rester circonspect dans la recherche endocrinienne et sympathique provoquée par des épreuves pharmacodynamiques ; et étudiant par ailleurs les rapports du sympathique et des glandes endocrines nous indiquions également combien il fallait être prudent dans un tel exposé en raison de i’évolution de cette question. Certes le système sympathique et le système endocrinien sont intimement iiés ; mais les connexions anatomiques et physiologiques que nous connaissons n’expliquent pourtant pas suffisamment le mécanisme de ces relations pour qu’on puisse, à l’heure actuelle, émettre une opinion précise et autorisée sur ce sujet,

UES ULCÉRATIONS GASTRO-INTESTINALES URÉMIQUES LEUR RAPPORT AVEC L’AZOTÉMIE (61)

Des travaux du Professeur Widal et de ses collaborateurs il résulte que la rétention de l’azote dans l’organisme des sujets atteints de néphrite ne se traduit pas seulement par des troubles fonctionnels, mais peut s’accompagner de lésions organiques dont les plus caractéristiques sont la péricardite brightique et ia rétinite albuminurique. M. A. Lemikrre et moi-même, ayant eu l’occasion d’étudier d’une façon particulièrement suivie, le cas d un malade atteint d’un syndrome d’azotémie pure, pensons qu’aux témoins anatomiques de l’azotémie, il faut en ajouter un troisième certainement beaucoup plus rare : ce sont les ulcérations urémiques de l’estomac et de l’intestin. Lorsqu’elles se produisent, elles surviennent toujours chez les brightiques azotémiques. Dans un petit nombre de cas seulement jusqu’à présent, le dosage de l’urée du sang avait été pratiqué en pareille circonstance, et donnait du reste constamment un chiffre anormalement élevé (3 gr. 04 pour 1.000 dans notre cas, la veille de la mort, momentoù le malade fut pris d’hémorragies intestinales). Mais à défaut de cette recherche précise, une étude attentive des observations d’ulcérations urémiques actuellement connues nous a montré que leur apparition est presque toujours entourée d’un cortège de symptômes où l’on reconnaît facilement l’azotémie. Nous pensons que l’élimination vicariante par l’estomac et l’intestin des éléments azotés retenus, et notamment de l’urée, est la cause déterminante de ces ulcérations, sans qu’il soit possible d’établir par quel processus intime la muqueuse digestive est lésée par cette élimination.

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