ANTHROPOLOGIE DESCRIPTIVE
Sous cette rubrique, je groupe les publications qui ont trait aux caractères physiques des races humaines, publications qui peuvent se subdiviser en trois catégories : i* celles qui se rapportent aux races fossiles; a® celles qui se réfèrent aux races préhistoriques; 3* celles qui traitent des races modernes.
A. — Races tossiles.
La race de Spy ou de Néanderthal.
{Itevue mensuelle de l’École d'Anthropologie, t. XVI, 1906, p. ^88-/,00,)
Dans cette note, j’ai coordonné les renseignements que nous possédions sur la race de Spy. Après avoir montré qu’elle remonte vraiment à une période ancienne du Quaternaire et qu’elle constitue bien une entité ethnique, j’en ai passé en revue les caractères. Par une comparaison de certains de ces caractères et de ceux que nous observons chez les Parisiens modernes, chez les Nègres et chez les Anthropoïdes, j’ai cherché à déterminer la place réelle qu’il convient d’assigner à la race. La parenté lointaine que j’ai admise entre l’homme de Spy et les Anthropoïdes est devenue encore plus vraisemblable depuis la découverte du fossile de la Chapelle-aux-Saints que M. Boule vient de nous faire connaître.
Les Grottes de Grimaldl.
Résumé et conclusions des études anthropologiques. (L'Anthropologie, t. XVII, .906, p. ap.-Sao, 8 figures.)
Les squelettes de la grotte des Enfants.
(Compte rendu du Congrès intern. d’Anthr. et d'Arch. préhist. Monaco, 1907,
L’Anthropologie des Grottes de Grimaldi.
(Compte rendu du Congrès intern. d’Anthr. et d'Arch. préhist. Monaco, 190;, t. I, p. ii 3 -i 34 , Il figures.)
L’Homme de la Barma Grande (Baoussé Roussé), édition. (Baoussé-Roussé, Fr. Abbo, 1908. i vol. in-ia, 5 a figures. Traduit en anglais et en allemand.)
Tous ces travaux traitent des deux races découvertes aux Baoussé- Roussé. Dans la seconde édition de l’Homme de la Barma Grande, j’ai tenu compte des trouvailles postérieures à l’apparition de la première édition et résumé les résultats de mes recherches sur les Négroïdes.
Les découvertes laites dans ce coin, aujourd’hui classique, se sont succédées avec rapidité. Les fouilles, entreprises par le Prince de Monaco et dirigées avec une méthode et un soin à l’abri de toute critique parle chanoine L. de Villeneuve, ont donné des résultats inattendus. Tous les documents recueillis m’ont été l’éservés, comme m’avaient été réservés les matériaux rencontrés dans la Barma Grande; c’est l’abondance des documents qui explique le nombre des publications que j’ai consacrées à l’Anthropologie des grottes de Grimaldi. L’ensemble de mes observations se trouve exposé dans la luxueuse publication dont le Prince de Monaco a confié la rédaction à MM. Boule, Garlailhac, de Villeneuve et à
J’ai dit qu’il m’avait été possible d’ajouter beaucoup de données nouvelles à celles que nous possédions sur la race de Cro-Magnon; j’ai pu, notamment, rectifier ce qui avait été écrit au sujet de la taille, étudier les proportions du corps, les caractères du bassin, la morphologie des extrémités.
Pour la race de Grimaldi, la minutieuse étude que j’en ai faite a pleinement confirmé mes premières conclusions : par le crâne, par la moi-phologie du bassin et des os des membres, par les proportions du corps et
On doit donc admettre qu’un élément à peu près nigritique a vécu dans l’Europe sud-occidentale vers le Quaternaire moyen, entre la race de Spy et celle de Cro-Magnon.
La race de Cro-Magnon en Espagne.
(Compte rendu de laX^ session du Congrès intern. d’Anthr. et d'Arch. préhist.^ Paris, 1891 , p. /i56-458.)
Un nouveau crâne d'une cité lacustre.
(L’Anthropologie, t. V, 1894 . p. 54-fi6, i5 figures.)
La cité lacustre d’où provient ce crâne remonte à l’âge du bronze. A cette époque, les brachycéphales s’étaient multipliés en Occident ; parmi eux, un type se dégage, qui est caractérisé par un raccourcissement tout
mélange ethnique aux Baléares. Certains individus rappellent, par les caractères de leurs os longs, la race de Cro-Magnon; d'autres se rattachent à la race de Grenelle par’ leur morphologie crânienne. Or, fai montré ■— et mes observations ont été confirmées par d’autres anthropologistes — que la première de ces races s’était répandue dans toute l’Espagne après l’époque quaternaire et qu’elle avait même franchi le détroit de Gibraltar. D’un autre côté, le D'' "Victor Jacques a rencontré la race de G renelle jusqu’en Andalousie à l’âge du bronze. Par suite, on est amené à se demander si ce ne sont pas les mêmes émigrants qui, aux époques préhistoriques, sont arrivés dans les Baléares et dans la péninsule ibérique.
Sur les races préhistoriques de l’Égypte.
(Bull, de la Soc. d'Anlhrop. de Paris, 4* série, t. IX, 1898, p. 6 ia- 6 i 5 .)
Présentation de photographies de crânes anciens de l’Égypte.
(Bull, de la Soc. d'.inlhrop. de Paris, 4“ série, f. X, 1899, p. 26-27.)
Les anciens Patagons.
(i vol. in- 4 ” de 3/,2 p., avec 71 flg. et i 5 pl. en phototypie. Monaco, ipoi.) {Cet ouvrage a obtenu le prix L. Angrand au Concours international d’Histoire et dCArchéologie américaines de ipoî.)
Les anciens Patagons n’avaient guère été étudiés au point de vue anatomique. Strobel avait figuré deux crânes brachycéphales ; Burmeister avait pris quelques mesures sur quatre têtes anciennes et Francisco
loppé en longueur et en hauteur. La seconde race prédomine dans la zone côtière, d’où elle a sans doute expulsé la première : son crâne est très brachycéphale et surbaissé. Tous les autres caractères céphaliques diffèrent également dans les deux races.
Les Birmans brachycéphales ne sont pas d'ailleurs des Mongols, pas plus que les dolichocéphales. L’élément mongolique ne parait avoir joué aucun rôle, ou tout au plus un rôle extrêmement effacé, dans cette région.
Note sur la collection de crânes siamois de M“' Bel.
{Bull, du Muséum d'Hüloire naturelle, t. 111 , 1897, p. 8-10.)
Au Siam, l’incinération est en usage pour toutes les classes de la société. Quelques individus expriment le désir, avant leur mort, d’être dévorés
il’Algél
La pièce anatomique du « thoubib » m’a permis de compléter nos données sur les caractères ethniques des Chaouïas et d’établir un parallèle entre les méthodes de trépanation usitées par les préhistoriques et par les peuples modernes restés à un état primitif de civilisation.
Note sur la collection de crânes abyssins de M. Louis Lapicque.
{Bull du Muséum d'Histoire naturelle, t. I, 1895, p. 8/,-86.)
Les crânes d’Abyssinie étaient extrêmement rares dans nos collections, lorsque M. Lapicque nous rapporta vingt-neuf nouvelles tètes osseuses provenant d’individus qui, pour fuir la famine, sont allés mourir du choléra auprès de Massaouah. Étant donnée l’importance numérique de cette série, j’ai essayé de retrouver les éléments ethniques qui se sont amalgamés en Ethiopie pour donner naissance h la population actuelle.
Note sur un Galla vivant â Paris.
(Bull, du Muséum d’Histoire naturelle, t. If, :896, p. 53-55.)
L’influence de la race éthiopienne en pays galla a été signalée par différents voyageurs, mais nous ne possédions guère de documents positifspermettant de trancher la question.
Le Galla quej’ai pu étudier offre un mélange de caractères nigriliqueset de caractères éthiopiens : il est nègre par la longueur de sa grande envergure, par son prognathisme, par la nature de sa chevelure, mais^ son nez étroit et saillant, la teinte atténuée de sa peau et aussi sa vive intelligence dénotent qu’il a reçu une infusion de sang provenant d’unerace non nigrilique, et cette race ne peut être que la race éthiopienne.
Anthropologie et Ethnographie de l’Éthiopie.
{Mission de J. Duchesne-FoUmet en Éthiopie, 1901-1903, t. Il, a*partie, 283 p. in-4V avec 5; fig. et 12 pl. en héliogravure. Paris, 1909.
Pour la rédaction de ce travail, j’ai utilisé les mensurations prises sur des individus vivants par la mission J. Duchesne-Fournel et toute la série de crânes du Muséum ; j’ai même pu étudier un squelette complet
d’Abyssin décédé à Paris. Les forts belles photographies rapportées par la mission et les collections du Musée d’Ethnographie du Trocadéro m’ont fourni les matériaux de ma seconde partie. Iliu’adonc été possible d’écrire
puyanl sur les caractères céphaliques nensurations assez nombreuses du
■et nasal. Ils se rapprochent des Mandingues par la coloration dé la peau, la largeur de la face, la saillie des pommettes et l’épaisseur des lèvres.
Be la pluralité des types ethniques chez les Négrilles.
(UAnthropologie^ t. VU, 1896, p. 153-167, 5 Cg.)
Les premiers voyageurs qui mentionnèrent les Pygmées de l’Afrique équatoriale furent frappés surtout de leur petite taille et ne nous apprirent presque rien de leurs autres caractères. En 1879, M. Hamy chercha à démontrer que tous les Négrilles possédaient une tête brachycéphale, très volumineuse et qu’ils formaient un groupe unique, remarquablement homogène.
Les documents qui sont parvenus depuis celte époque au Muséum de