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ARCHÉOLOGIE - ETHNOGRAPHIE

A. — Archéologie

L’Enfance de l’Humanité. — I. L’Age de la Pierre.

(Paris, Hachette et Cie, .890, i vol. in-i6 de agS p. et 66 flg.)

(Ouvrage honoré d’me souscription du Ministère de l’Instruction publique.)

Résumé de nos connaissances sur l’ancienneté de l’homme et les races humaines de l’époque quaternaire et de l’époque néolithique. Cet ouvrage a pour but de mettre à la portée de tous les faits acquis aujourd’hui h la science. Les conclusions reposent toujours sur des données positives, sur des observations rigoureusement scientifiques.

Le volume est divisé en trois parties : la première traite de l’Ancienneté de l’Homme; la seconde, des Races paléolithiques ; lu troisième,-des Races néolithiques. Après un exposé historique de la question, viennent quelques considérations géologiques et une énumération des preuves de l’existence de l’homme aux époques anciennes. Ces preuves sont successivement recherchées dans les gisements préhistoriques postérieurs aux dernières modifications de la faune et du milieu, puis dans les couches quaternaires et les terrains tertiaires. Pour cette dernière époque, la démonstration est loin d’être faite, tandis qu’aucun doute ne peut subsister sur la coexistence de l’être humain et de la faune chaude de l’époque

Pour chacune des subdivisions admises dans le Quaternaire, le lecteur trouve des renseignements sur le milieu, sur les caractères physiques de

Les industries de i’âge de pierre saharien d’après les ooliections de M. Foureau.

(Documents scientifiques de la Mission Saharienne (Mission Fomeau-Lamij), 3 * fasc. Paris, igoS, in-4°, p. iio 6 -ii 3 i, 14 fig. et 10 pl. en phototypie.)

Les collections de l’âge de pierre rapportées par M. Foureau du Sahara ne comprennent pas moins de 6.000 pièces consistant en instruments de pierre, en tessons de poteries, en coquilles travaillées, etc.

Au premier abord, on est frappé de la diversité d’aspect que présentent les armes et les outils : les uns ont un faciès franchement paléolithique, comme certaines haches qui rappellent entièrement celles découvertes

pointes de flèches à aile objets similaires d’Europ tologie ne fournissent de ceptions près, ayant été

pierre rapportés par la m inédits. Toutefois, j’ai ap retouchés, des lames à e

par le lieutenant Ayasse.

{La Géographie, février 1908.)

Ces instruments, recueillis au nord du Tchad, entre N’Guigmi et Bilma‘ présentent plusieurs types nouveaux, notamment une sorte de hache polie terminée par trois biseaux à une de ses extrémités, et des espèces de tranchets fort courts, dont le bord opposé au tranchant est épais et semicirculaire. Peut-être a-t-il existé dans la région un centre industriel spécial à l’époque néolithique.

Rapport sur l’ouvrage de Sabin Berthelot intitulé « Antiquités Canariennes ».

{Bull, de la Soc. d'Anthrop. de Paris, 3 ' série, t. IV, 1881, p. 320-3^9.)

Razas antiguas del Archipiélago Canario.

{ElMuseo Canario, t. IV, i88r,p. 97-105.)

Recherches archéologiques dans nie de Lancerotte.

{Revue d'Ethnographie, t. VI, 1887, p. 72-73.)

L’archéologie canarienne ne nous reporte pas bien loin dans le passé, mais elle n’en offre pas moins un intérêt spécial : au xv* siècle, en effet, les insulaires en étaient encore à l’âge de la pierre. Le fait s’explique

l’ancienne population de l’archipel, et il convient de noter que les ordres de caractères concordent de la façon la plus satisfaisante.

Instruments en pierre des lies Canaries.

{Bull, de la Soc. d'Anthrop. de Paris, 3® série, t. X, 1887, p. 652-656 )

Industrie de la pierre chez les anciens habitants de l’Archipel Canarien.

{Revue d’Ethnograpkie, t. VI, 1887, p. 36i-382 ; 14 fîg.)

Les anciens habitants de l’Archipel Canarien utilisaient souvent des cailloux roulés en guise de projectiles, de percuteurs, de molettes et de pilons. La roche qu’ils se procuraient le plus facilement pour fabriquer leurs outils était le basalte; or, le basalte se prête mal à la taille et ne leur fournissait que des instruments aussi grossiers que nos instruments paléolithiques les plus primitifs. Les couteaux, les pointes de lance, les haches qu’on rencontre habituellement rappellent les types de Saint-Acheul et du Moustier et sont au moins aussi frustes qu’eüx. La seule roche qui se prêtât à une taille soignée était-

robs.idienne, mais il fallait aller la chercher au sommet du pic de Teyde ou dans quelques rares localités de la Grande Ganarie ; aussi s’explique-t-on qu’elle n’ait été employée que eVune façon exceptionnelle.

Le basalte, la lave étaient les matières premières qui servaient à la fabrication des meules, des mortiers et des lampes. Par suite de l’usage les meules et les mortiers se montrent polis sur une surface plus ou moins étendue.

On a rencontré quelques objets entièrement polis, en nombre extrêmement restreint, d’ailleurs : ce sont des haches en chloromélanhe et en grès micacé, et une pointe en limonite. Il est à remarquer que les roches dont il s’agit sont toutes étrangères à l’archipel, et que les haches et la pointe ont été récoltées en des points où l’étude des caractères physiques révèle l'arrivée d’envahisseurs. Jusqu’à ce jour, on doit croire que le Guanche ignorait l’art de polir ses instruments en pierre et qu’il n’arrivait même, par la taille, qu’à produire des armes, dos outils aussi grossiers que les armes et les outils de nos premiers ancêtres quaternaires.

Habitations et Sépultures des anciens habitants de l’Archipel Canarien.

{Revue d’Anthropologie, série, t. II, 1879, p. aüo-aC/,.) Habitations, Sépultures et Lieux sacrés des anciens Canariens.

{Revued’Ethnographie, t. VIII, 1889, p. aai-a7aj l'i fig.)

Les Guanches avaient une prédilection marquée pour les grottes naturelles, qui abondent à Ténériffe et constituent d’excellents abris. Ce genre d’habitatîon a, d'ailleurs, été recherché dans toutes les îles.

A la Grande Ganarie, les grottes creusées artificiellement dans le tuf volcanique sont assez communes, surtout dans les points où des étrangers étaient venus s’établir. Parfois même, ces grottes artificielles étaient décorées de peintures à l’intérieur.

Dans les îles du Nord — Lanceroltc et Fortavenlure — les grottes naturelles sont rares et les roches se prêtent mal au creusement de grottes artificielles. Aussi les anciens habitants de ces deux îles avaientils imaginé un mode de construction fort curieux. Ils creusaient dans un

signalent la coutume de se peindre le corps chez les habitants de la Grande Canarie exclusivement, et c’est uniquement dans celte île qu’on retrouve les pintaderas.

Les Inscriptions rupestres des lies Canaries.

(Communication faite à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,

Les Inscriptions lapidaires de l’archipel Canarien.

{Revue d'Ethnographie, 1.1, i88», p. 273-287 ;7 fîg.)

Les signes gravés sur les rochers et sur les coulées de lave de la Grande

être considérés comme de simples motifs ornementaux, les autres constituent de véritables inscriptions alphabétiques. Celles-ci présentent une étroite parenté avec les inscriptions de l’ancienne Numidie. Il est donc très vraisemblable que parmi les étrangers venus aux Canaries, se trouvaient des Numides partis des environs de Carthage et auxiliaires des Carthaginois, qui auraient abordé avec ces derniers dans l’archipel.

Ancienne sépulture de la rivière Arauca, affluent de l'Orénoque.

(Journal de la Soc. des Amêricanistes de Paris, t. III, 1901, p. 146-187 ;

Curieuse sépulture en urnes, découverte sur uiie des berges de la rivière. L’une dés urnes renfermait deux haches en pierre polie, quelques fragments de charbon et une grande quantité d’ossements humains, qui y avaient sûrement été déposés après décharnement. La deuxième urne ne contenait aucun objet d’industrie, mais j’ai pu constater que les ossements humains avaient été rangés avec soin pour en faire tenir le plus grand nombre possible à l’intérieur de ce vase funéraire.

L’étude des restes humains m'a montré que les vieux Indiens de l’Arauca étaient robustes, malgré leur petite taille. Ils se déformaient parfois la tête par des procédés artificiels; néanmoins, on peut affirmer qu’ils appartenaient au grand groupe des brachycéphales qui ajoué un rôle capital dans le peuplement des régions septentrionales de l’Amérique du Sud.

Les nouveaux documents anthropologiques rapportés de l’Équateur par le D'Rivet.

(L’Anthropologie, t. XVIII, 1907, p. i46-ï55; a6 tig.)

Équateur (Ethnologie).

(Larousse mensuel illustré, juin 1907, 69 fig.)

La collection équatorienne du D' Rivet.

(Journal de la Soc. des Améncamsles de Paris, nouvelle série, t. V, 1908, 26 flg.)

C’est dans la région interandine, c’est-à-dire dans une région qui nous était à peu près inconnue au point de vue archéologique qu’ont été effec-

d’Anthropologie et d’Archéologie préhistoriques.

(. vol. in-8" de 5i6 pages. Paris, igoa.)

La XIII" session du Congrès international d’Anthropologie et d’Archéologie préhistoriques.

(L'Anthropologie, t. XVH. .90a, p. .o 3 .. 4 a.)

Les armes offrent les formes les plus diverses et parfois lesplus étranges. Depuis le petit poignard sabanga, avec son anneau de bras en ivoire ou en corde, jusqu’au trornbacli ou couteau de jet à quatre pointes des N’Gapous ou des Bouzérous ; depuis la sagaie à simple pointe lancéolée jusqu’auxjavelines à multiples pointes récurrentes des Tokbos ou des N’Gapous, on trouve tous les types imaginables.

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