‹ Titres et travaux scientifiques, supplément 1911Chapitre 18 sur 19 · LA SYPHILIS, MALADIE SOCIALE · texte numérisé non relu

LA SYPHILIS, MALADIE SOCIALE

L’excessive fréquence de la syphilis, reconnue par nous tous dans la population hospitalière, l’influence décisive qu’elle exerce sur la production d’un nombre considérable de maladies chroniques (hémorragie cérébrale, aortite, artérites chroniques, néphrites chroniques) la prédisposition incontestable qu’elle crée pour le développement des « cancers épithéliaux », son rôle pathogène dans les malfaçons dites congénitales, ou d’origine embryonnaire, sont autant de preuves de l’importance de la syphilis en Pathologie humaine. Elle représente le type le plus complet de la maladie infectieuse, considérée comme « maladie sociale ». Les méfaits de l’impaludisme, de la tuberculose, de la peste ne viennent que loin après ceux de la syphilis, si l’on tient compte de la longue série des affections chroniques viscérales qui, de près ou de loin, ressortissent au spirochète de Schaudin et à ses toxines.

Le chancre induré de la vulve chez l’enfant.

(France médicale, 1878.)

La fréquence relative de cet accident primitif résulte d’une pratique criminelle autant que légendaire, par laquelle le vulgaire croit à la guérison possible d’un chancre de la verge, au moyen de la contamination d’une enfant.

La réaction de Wassermann, comme moyen de recherche de la syphilis latente.

(En collaboration avec A. Beboebok.)

(Bull. Académie de médecine, 11 avril 1911.)

Nombre d’observations de néphrites chroniques, de myocardites dites scléreuses, d’aortite chronique et de pneumopathies non tuberculeuses, tous les cas d’anévrismes artériels non traumatiques, une foule d’hémorragies cérébrales ou méningées, l’immense majorité des tabès et des paralysies générales, ressortissent à la vérole. La réaction de Wassermann contribue, pour une large part, à cette démonstration.

La syphilis, qui compte au rang premier des « maladies sociales » réclame une prophylaxie éclairée, incessante et énergique.

Rôle de la syphilis dans le cancer (').

(Bull. Société de médecine de Paris, 1909.)

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