CŒUR
Extirpation d’une balle implantée dans la paroi de l’oreillette gauche du cœur. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 1903, pp. 957,1014.
Le malade qui faisait l’objet de cette communication, sous-otfioier de spahis, avait reçu un coup de pistolet en pleine poitrine et à bout portant. Malgré sa blessure, il put tenir encore pendant une demi-heure h cheval, puis tomba en proie à une violente oppression. Ramené à l’ambulance, où l’on constata une
L'auscultation, la percussion et le siège normal de la croÿse, 'du trôïio brachiocéphalique et de la carotide primilive gauche fait porter à notre collègue Troisier le diagnostic d’anévrisme de la portion ascendante de la crosse de l’aortè entre son origine et la naissance du tronc brachiocéphalique; et, se basant sur les caractères du’souffle, il pense à un orifice étroit faisant communiquer l’aorte et le sac, aucune autre altération artérielle appréciable. M. Hallion prend le graphique du pouls radial et celui de la poche anévrismale dont la pulsation en deux temps lui fait penser à l’étroitesse de l’orifice de communication. Le sang est examiné par M. Mocquin, les planches de la radiographie sont faites par M. Dajincourt, et tous les graphiques et les résultats sont dans le texte. Pendant ces examens, la tumeur a grossi et est sur le point de se rompre.
Opération le 12 décembre 1901, avec l’aide de MM. Loubet et Chifoliau. Je passe sur tousses détails opératoires d’approche et d’isolement pénibles du sac jusqu’à son insertion sur l’aorte, où elle adhère à ses parois. « Je trouve cet orifice relativement petit, admettant juste mon index et tout autour une collerette d’adhérences entre la poche anévrismale et la paroi aortique. Il semble donc possible de placer en ce point une ligature sans courir trop le risque de rompre
de Chir., 28 octobre 1896, p. 674.
J’ai. présenté à la Société de Chirurgie a un malade âgé de quarante-neuf ans, aitquel, ■vrisme poplité situé très' bas sur l’artère.
Pour prévenir la gangrène j’avais prâti intermittente de la fémorale afin de favoriser et je considère cetto précaution comme impor
lu même instant un aide serrait la ligature placée sur at suivie du succès le plus complet, la tumeur s’affaissa formation fibreuse et la malade guérit parfaitement.
Tumeur veineuse du creux poplité. — Soe. Anal., ll-juin 1884, p. 31.
Un malade âgé de trente et un ans, n’ayant aucune tare dans son passé pathologique et qui à la suite d’une chute sur le genou se vit obligé de s’aliter dans l’impossibilité de mouvoir cette articulation. A l’examen on trouvait, outre une hydarthrose très marquée, une douleur localisée sur le bord du jumeau interne; la palpation y révélait une tumeur dure, lisse, mal délimitée, allongée parallèlement au jumeau, se perdant en haut dans le creux poplité et venant se terminer après un trajet de 5 à 6 centimètres dans l'épaisseur du jumeau interne. Les troubles fonctionnels qu’elle déterminait étaient très marqués.
L’opération fut jugée nécessaire et sous l’aponévrose du jumeau interne je trouvai la tumeur constituée par deux veines bosselées, variqueuses, présentant des sortes de diverticules; leurs parois étaient très épaisses, leur lumière presque comblée. Elles adhéraient complètement au tissu périphérique. En bas, la queue de la tumeur se continuait avec une veine. En haut, elle se terminait par deux ou trois branches veineuses.
Sur la suture des artères (Discussion). Bull, et Aém. de la Soc. de Chirurgie, 1904, 21 juin, pp. 676 et 678.
A propos de la suture des artères j’ai rapporté dans la discussion qui eut lieu à la Société de Chirurgie é ce sujet deux observations; dans la première il s’agissait d’une plaie longitudinale de la fémorale dans le triangle de Scarpa; j’ai fait la suture latérale de l’artère lésée et mon malade guérit. Dans le deuxième cas il s’agissait d’une plaie de la carotide interne et cCun anévrisme diffus succédant à l’ouverture d’un abcès de l’amygdale. Par incision classique j’arrivai sur la carotide interne,, je m’assurai bien par sa compression qu’elle était bien la source de l’anévrisme amygdalien et je mis deux ligatures au catgut sur l’artère. Mon malade guérit sans le moindre incident. Dans les plaies artérielles je suis donc d’avis que la suture latérale des artères n’est indiquée que s'il s’agit d’un gros vaisseau facilement accessible et présentant une petite plaie.
On intervient de l’ulcère; les os
première fois pour amputer la jambe au niveau de la limite nt à nu, c’est une simple régularisation de la plaie. Deux